L.J. Delpech : G. Calligaris

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G. Calligaris était le fils d’un médecin d’Udine dans la province de Frioul; il eut deux frères dont l’un mathématicien; il prit la même carrière que son père, c’est-à-dire médecin, et poursuivit des études à Rome avec le célèbre docteur Mingazzini. Quand les universitaires durent prêter le serment d’allégeance au fascisme, il refusa, et se retira dans la clinique que son père avait à Udine. Un de ses frères s’occupait de la partie matérielle de l’établissement avec sa fille. Lui-même était aidé par sa fidèle secrétaire Nucci Toppani, une ancienne malade qu’il avait sauvée d’une encéphalite léthargique au moment où une épidémie de cette maladie avait envahi l’Europe. Le Docteur Calligaris lisait parfaitement le français : ses auteurs préférés étaient E. Zola et P. Loti; tout en comprenant notre langue il lui était impossible de la parler et nos dialogues étaient exprimés chacun dans sa propre langue.


B. Lahiry : Quelques mots sur la recherche de la vérité

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Pour un homme de science l’étalon de mesure demeure la connaissance sensorielle du monde extérieur et toute théorie qu’il échafaude est fondée là-dessus. Mais le voile subsiste. Quand de nouvelles découvertes sont faites, les scientifiques révisent sans hésiter la structure des choses selon ce nouvel éclairage. Il y a de nombreux exemples de théories très bien établies, tenues en considération pendant des centaines d’années par les meilleurs cerveaux de l’époque et qu’il a fallu rejeter parce que, avec les progrès de la science, de nouveaux faits ont été découverts et se sont révélés en contradiction avec les théories existantes…


Jean Gontier : Connaissance et psychisme

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Se voulant créature divine, l’homme a toujours plus ou moins répugné à considérer sa nature humaine et à la tenir pour ce qu’elle est parce que cela dévalue la fabuleuse opinion qu’il se fait de lui-même. Aussi est-il conduit à refouler cette nature, du moins dans l’Occident judéo-chrétien. Dans cette tradition, dès l’origine, existe la tendance à considérer la chair en général, et plus particulièrement tout ce qui touche au domaine sexuel, comme la cause de la perte de l’état paradisiaque. La chair, cause du péché, finit par devenir elle-même le péché. Et avec le puritanisme on en est arrivé à contraindre au maximum cette nature humaine tenue pour impure. L’homme est créé pour expier et souffrir et le bonheur même est un péché…



L.-J. Delpech : Préface à Bardet: Les clefs de la recherche fondamentale

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Mais je veux revenir sur l’immense sens de l’humain qu’on rencontre chez le philosophe mystique Gaston Bardet ou « Jean de la Joie » d’après sa définition charismatique et fonctionnelle. Sens de l’humain que, comme St François d’Assise, il a su élargir à la biosphère, voire au Cosmos, et je ne puis m’empêcher de reproduire la si belle et si touchante dédicace de « Demain, c’est l’an 2000 » : « A nos frères et sœurs cadets du Zoo et de la Pampa qui m’ont soufflé ce sain message à l’intention de leur Roi-Fou. Je les confie tous frères, fou et message à Marie Médiatrice Universelle ». Quelle magnifique complémentarité de la nature et de la surnature !


Thayumanavar : Le mystère de l'acheminement vers la pure conscience

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Au gré du hasard d’innombrables difficultés nous assaillent sans cesse. Comment les déraciner et les détruire une fois pour toutes tel un morceau de camphre qui flambe dans un grand feu et se consume sans laisser de résidu ? Pour accomplir ce miracle et pour m’éclairer, la Grâce a pris forme. Elle parut, Guru silencieux, pareil à moi en tout (il mangeait, dormait, souffrait et jouissait, il avait un nom et était né quelque part), tel un cerf dont le chasseur fait un appât pour capturer un autre de sa race, tel apparut le Guru.


Souvenir d'un passant

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Quand apparaît la certitude qu’il ne peut y avoir de réponse sur le plan intellectuel, verbal et émotionnel, qu’on ne peut plus se référer à quoi que ce soit de connu, l’énergie en tant que moi investigateur s’épuise, s’éteint et se résorbe dans sa source, dans une lucidité silencieuse qui est une réponse totale, une plénitude vécue, sans que le moi intervienne ni puisse intervenir, il y a réintégration et dissolution dans le Soi. Alors, il n’y a plus de question car la recherche et le chercheur disparaissent dans la conscience unitive qui s’avère être le trouvé, le cherché.


Jean-Michel Varenne : La route de Konya

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Un voyage peut, momentanément, briser cette dynamique aliénante et priver ses ressorts de leurs subsides. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire, à condition que nous nous sentions disponibles, d’accélérer le rythme du voyage comme on souffle le feu sur la forge ; de faire reculer les possibilités, d’épuiser les réserves, d’assécher les compensations : marcher jusqu’à l’épuisement, sauter de train en bus, se nourrir de peu…
Cette ascèse déstabilise le régime du mental, provoque la disparition des pensées.


Tchoang-Tzeu : Joie parfaite

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Sous le ciel y a-t-il, oui ou non, un état de contentement parfait ? y a-t-il, oui ou non, un moyen de faire durer la vie du corps ? Pour arriver à cela, que faire, que ne pas faire ? de quoi faut-il user, de quoi faut-il s’abstenir ? — Le vulgaire cherche son contentement, dans les richesses, les dignités, la longévité et l’estime d’autrui; dans le repos, la bonne chère, les bons vêtements, la beauté, la musique, et le reste. Il redoute la pauvreté, l’obscurité, l’abréviation de la vie et la mésestime d’autrui; la privation de repos, de bons aliments, de bons vêtements, de beaux spectacles et de beaux sons. S’il n’obtient pas ces choses, il s’attriste et s’afflige… N’est-il pas insensé de rapporter ainsi tout au corps ?


L'œuvre poétique de Maître Yâmuna Paul Martin-Dubost

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Grand philosophe et poète du sud de l’Inde, Yâmunâcharya, le Maître Yâmuna vécut, selon la tradition de 918 à 1038. Il est le véritable fondateur du système du non-dualisme qualifié (vishistâdvaita) qui trouvera, au XIe siècle, en la personne de Râmânuja, son plus fervent prosélyte. Son nom même de Yâmuna lui aurait été donné par sa mère qui le mit au monde lors d’un pèlerinage dans le nord de l’Inde, sur les rives du fleuve Yamunâ. Au pays tamoul, on le connaît aussi sous le nom d’Alavandâr, le Vainqueur, car très jeune et déjà puissamment doué, il aurait défait au cours d’une joute philosophique un lettré shivaïte de la cour du roi Chola de Tanjâvûr.