Marcel Rainoird : Belzébuth, affaire à suivre

| Catégories : Essais | Mots-clés :

Cependant, tout en s’attachant à démonter les mécanismes du comportement individuel et social de l’homme contemporain, Gurdjieff remet à sa juste place ce qui obnubile tant le praticien des sciences humaines, à savoir le progrès technique, industriel avec ses aléas, ses succès ou ses crises. Il ignore ou lacère les élucubrations théoriques, il pulvérise les apparences. Son histoire de l’humanité se veut essentielle. Que ce soit dans la fresque ou dans le détail, en plan d’ensemble ou en gros plan, elle se situe au niveau des causes originelles. Qu’il s’agisse de faits mondiaux ou de faits divers, quel que soit l’angle d’attaque, la variation du ton – depuis l’injonction solennelle jusqu’à la farce, jusqu’au canular – Gurdjieff s’attache à certains événements, parce qu’ils entrent dans le champ d’une information créatrice.


Jacques Quennoy : La radiesthésie

| Catégories : Parapsychologie / Phénomènes | Mots-clés :

Cette connaissance conduisit peu à peu à construire une théorie de la radiesthésie qui peut se résumer ainsi : D’une part, les vibrations ou ondes des corps rencontrent le corps du radiesthésiste, qui réagit à la manière d’un appareil de T.S.F. Ces ondes, infinitésimales, se renforcent dans les cellules nerveuses du corps humain comme les ondes de T.S.F. se renforcent dans l’ampli­ficateur de l’appareil de radiophonie. Ces ondes ainsi renforcées pro­duisent des réflexes internes très faibles et inconscients, mais suffisants pour provoquer les réactions dirigées de la baguette ou du pendule agissant, l’un comme l’autre, comme amplificateur. Ceci explique que le facteur humain (plus précisément tout l’inconnu qui est en notre cerveau, le sixième sens) joue dans les recherches de radiesthésie un rôle primordial. D’autre part, le cerveau émet, lui, aussi, des ondes analogues à celles de la T.S.F., et, par suite, perçoit, soit des ondes étrangères, soit une absorption de ses propres ondes en retour, après rencontre d’une masse métallique, de l’eau, des minerais, etc. (le cerveau se comportant alors comme un véritable radar).


Je suis de Sri Nisargadatta Maharaj

| Catégories : Entretien/Interview, Nisargadatta

Le banyan a une très petite graine, la conception de cet arbre immense est contenue dans cette graine si petite, potentiellement l’arbre est dans cette graine. Allez-vous étudier et planter chaque racine, chaque branche, chaque feuille du banyan ? Non, vous ne vous occuperez que de la graine, vous planterez la graine. Quelle est votre graine ? La connaissance « Je suis ». Cette connais­sance est le lien entre vous et ce monde. Examinez cela, scrutez cela. C’est à ce niveau que peut se résoudre tout le pro­blème. Si cette conviction « Je suis » n’est plus là, quel souci peut vous causer le monde ? Cette graine est donc le facteur essentiel. Ce sens du « Je suis », scrutez-le, fouillez-le, ce n’est qu’à ce niveau que vos investigations peuvent aboutir.


Archaka : Le geste innombrable de Dieu

| Catégories : Archaka

Il nous faut comprendre également ceci : la pierre avait-elle le pouvoir de se changer en fleur, et le lézard en oiseau ? Le singe avait-il le pouvoir de se changer en homme ? Le pouvoir était en lui, sans doute. Mais était-il capable de le découvrir et de s’en servir ? Autre chose était là, qui voyait et savait. Autre chose, depuis toujours, préside à la manifes­tation du monde. Autre chose agit. Les formes ne sont que ses supports et ses instruments. Les formes ne choisissent pas de se modifier. C’est cette autre chose qui, sans fin, les sculpte et s’y traduit. Il ne dépend pas de ces formes qu’elles existent ou dis­paraissent ou soient transformées. Il ne dépend pas de nous que nous existions ou disparaissions ou soyons transformés. Que sommes-nous donc, alors ? Les jouets, les esclaves de la Divinité qui, à Sa guise, nous tire du néant et nous y replonge ? Ou bien les membres du corps infini, inconnaissable et resplendissant de cette Divinité ?


Léonel Beudin : Le point : la matérialisation du néant ?

| Catégories : Essais | Mots-clés : , , , , , ,

Dans cette étude nous avons essayé, au contraire, de ne faire appel qu’aux faits réels et de ne suivre que ce qu’indique le bon sens, ce vieux bon sens, si décrié actuellement. La logique permet beaucoup de choses. Elle ne porte pas de jugement sur les prémisses qui lui sont fournies. Quelle que soit leur nature, elle en tire des conclusions, paradoxales ou non, avec la plus grande sérénité. Le bon sens est plus pointilleux. Il permet beaucoup moins d’envolées et se fait souvent juge, ce qui le fait considérer comme un frein. Il nous a cependant conduit, dans les pages suivantes, à certaines idées que nous pensons plus saines et qui apportent des réponses plus naturelles aux questions précédentes. Il nous a permis aussi de mieux comprendre les liaisons existant entre l’étendue et les objets qu’elle contient.


René Alleau : Les sociétés secrètes du Moyen Age et de la Renaissance: 1 La tradition ésotérique judéo-chrétienne

| Catégories : Alleau René | Mots-clés : , ,

En effet, selon ces conceptions, les hommes pieux peuvent s’élever jusqu’à Dieu, même dans les limites de la vie présente, s’ils savent l’art occulte de s’affranchir des liens qui unissent l’âme et le corps. Cette notion d’une délivrance et d’une union mystique avec l’essence divine jouait aussi un rôle fondamental dans le gnosticisme. Cela explique la fonction centrale de mystérieuses cérémonies et d’incantations associées à une hiérarchie d’anges et d’esprits qui servaient, en quelque sorte, de guides et de supports au mystique durant son ascension vers le divin. Les paroles et les formules sacrées permettaient à l’initié de triompher des mauvais génies, qui s’efforçaient de l’attirer vers l’abîme. Les Esséniens, fort instruits dans l’angélologie et dans la démonologie, ont emprunté ces connaissances à des sources mésopotamiennes et égyptiennes. Toutefois ces éléments initiaux étrangers furent, en quelque sorte, « judaïsés » et prirent la forme de l’adoration du nom de Dieu « qui crée et qui détruit les mondes », selon la philosophie du « Sepher Yetzirah » et du « Zohar » : « le livre de la Splendeur »…


Raymond Lambert : Conseils de yoga

| Catégories : Thérapies & Approches Alternatives | Mots-clés :

La valeur thérapeutique des exercices a été prouvée devant un grand nombre d’autorités médicales et il est généralement reconnu que leur pratique triomphe des différentes maladies chroniques telles que la tuberculose, certains diabètes et l’arthrite. Raison pour laquelle des médecins, voyant dans le yoga une forme de thérapeutique, consentent à diriger certains de leurs malades vers des centres de yoga. C’est leur droit et quelquefois la santé du malade s’améliore ; toutefois, dans certains cas, son état peut s’aggraver, surtout lorsqu’il s’agit de problèmes vertébraux ou psychiques.


Patrice Godart : Champs de cohérence et yoga

| Catégories : Essais | Mots-clés : , , ,

Mais il existe aussi un autre men­tal, plus intérieur, plus profond, qui n’est plus conditionné par l’ego, l’ambition, la vanité, le désir person­nel, un mental réceptif, capable de se taire et d’écouter, de s’adapter, de s’élargir et de s’enrichir sans qu’aus­sitôt il ne se gargarise de sa propre importance. Il travaille dans la nuance, dans la subtilité, cherche à établir toujours de nouvelles rela­tions, se contente souvent de frôler des essences psychiques, comme dirait J. Ravatin, sans aussitôt vou­loir les annexer et les mettre en repè­res. Il sait se mettre à l’écoute, en silence, veille avec soin sur ces efflu­ves d’un autre monde pour qu’elles pénètrent en lui et fécondent mille sensations et pensées qui deviendront à leur tour les germes d’autres expé­riences et d’autres sensations. Il aime se fondre dans l’objet qu’il interroge et vivre au cœur des êtres et des choses quand d’autres se con­tenteraient d’un survol rapide à la surface. Pour lui, la diversité du monde ne constitue pas un fardeau de compilation, mais une voie d’enri­chissement, de relations illimitées et la source d’une joie toujours renou­velée devant le mystère d’une unité infiniment morcelée et cependant tou­jours inaltérable.


Pierre Solié : Le sacrifice nécessaire

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C’est en ce chapitre ‘sacrificiel’ de cet ouvrage (Métamorphoses, op. cit.) que Jung écrit : « Le cours naturel de la vie exige d’abord de l’homme jeune qu’il sacrifie son enfance et sa dépendance infantile de ses parents naturels, pour ne pas leur rester enchaîné par le lien de l’inceste inconscient, funeste au corps et à l’âme. Cette tendance à la régression a été combattue dès les stades les plus primitifs par les grands systèmes psychothérapeutiques que sont pour nous les religions. En se séparant du demi-jour de l’enfance, l’homme cherche à atteindre une conscience autonome. Le soleil se sépare des nébulosités de l’horizon pour atteindre la clarté sans nuages de sa fonction de midi. Une fois ce but atteint, alors le soleil recommence à descendre pour se rapprocher de la nuit. »


Olivier Clouzot : Paramètres et lois de la protoanalyse

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En prenant conscience de cette présence des fixations dans l’individu et dans l’espèce, nous pouvons à la fois élargir le champ de nos possibilités et acquérir plus de tolérance vis-à-vis de nous-mêmes et vis-à-vis des autres. En apprenant comment fonctionnent des fixations qui nous sont moins spontanément familières, nous voyons en effet s’élargir le clavier de réponses aux différentes situations de la vie – et nous pouvons jouer sur ce clavier. En identifiant chez les autres des comportements auxquels nous avons aussi recours, nous dédramatisons des relations humaines qui sont généralement pour nous la plus grande source d’angoisse et de souffrance. Cette dimension théâtrale de la vie quotidienne peut opérer des miracles : elle réintroduit le jeu et l’humour, ouvre des portes de tendresse et de compassion qui restaient blo­quées à cause de notre attitude conflictuelle et crispée par rapport à l’existence.