Perspectivisme spirituel, andrographie et problème de la liberté par Léon Delpech

La recherche d’une vision intégrale plurivoque au milieu du 20e siècle Le problème de la liberté réalise un des problèmes fonda­mentaux de l’homme. Il se situe à la limite psychologie-méta­physique, et sa situation implique une hypothèse sur les relations du moi et du non-moi. Par sa position même, cette question suppose une double analyse de […]

Un grand historien contemporain : Arnold Toynbee par L.-J. Delpech

(Extrait de la revue des deux mondes. Juin 1971) Arnold Toynbee [1] est né à Londres en 1889 d’un père historien et d’une mère qui avait appartenu à la première génération de femmes universitaires. Il fut marié avec Rosalind, fille de l’historien Gilbert Murray (1913). Après son divorce en 1945, il se remaria avec Veronica […]

Albert Camus tel qu’en lui-même… par L.-J. Delpech

(Extrait de la revue des deux mondes. Janvier 1971) Lourmarin, 8 heures, 4-1-1960 [1] Se sentir debout dans le vent léger et le soleil qui commence à poindre à l’orée de cette froide journée de janvier me donne une plénitude qui me remplit de joie mêlée à une secrète angoisse. L’autre jour, j’ai dû préciser […]

Un magicien des images : Robert Desoille par L.-J. Delpech

(Extrait de la revue des deux mondes. Mars 1967) Au début d’octobre (1966) mourait à l’âge de 76 ans, un des chercheurs les plus remarquables de notre époque dans le domaine psychologique : l’ingénieur Robert Desoille. Il a laissé une œuvre écrite importante [1]. Né à Besançon, le 29 mai 1890, fils d’un officier supérieur, […]

L’humanisme flambe-t-il ? par L.-J. Delpech

(Extrait de la revue des deux mondes. Octobre 1966) Michel Foucault, professeur de Philosophie à la Faculté des Lettres de Clermont vient de publier un important ouvrage « Les mots et les choses » [1] dont le sous-titre précise qu’il s’agit d’une « archéologie » des Sciences. Ce terme d’ « archéologie » doit s’entendre, […]

Un grand maître de la psychologie des profondeurs C.G. Jung (1875-1960) par L.-J. Delpech

(Extrait de la revue des deux mondes. Août 1968) L’année dernière paraissait un livre : Ma vie, souvenirs, rêves et pensées [1] du grand psychanalyste suisse C.G. Jung. Rapidement, treize mille exemplaires furent vendus, le nombre eut été sans doute beaucoup plus important si ce livre avait paru plus tôt, beaucoup de lecteurs de Jung […]

Gaston Berger, philosophe, homme d’action par L.-J. Delpech

(Extrait de la revue des deux mondes. Janvier 1968) Gaston Berger [1] est né le 1er octobre 1896 à Saint-Louis du Sénégal où son père était officier de tirailleurs sénégalais. Ce dernier, Étienne Berger, était alors âgé de trente ans ; sa femme, Émilie Rousseau, avait vingt-cinq ans. Étienne Berger était né lui-même d’un sous-officier […]

Hommage à Léon Delpech

(Revue Arkologie. No 2. Février 1987) Texte rédigé par son épouse et sa fille Né à Alger le 5 mars 1908. Brillantes études universitai­res à Aix-en-Provence où il aura pour maîtres M. Blondel et J. Paliard avec lesquels il établira des rapports d’amitié et d’échanges intellectuels ; puis à Paris où il suit les cours […]

La théorie harmonique d’André Lamouche par Léon Delpech

(Extrait de la Revue des deux mondes, janvier 1969) Dieu a voulu dans sa sagesse (écrivait Leibniz dans la Théodicée) que tout fût harmonique en ses ouvrages. » Cette harmonicité, il la voyait se manifester notamment à travers les relations étroites qu’il s’est efforcé de mettre en évidence entre la philosophie et les mathématiques. Il […]

G. Calligaris par L.J. Delpech

G. Calligaris était le fils d’un médecin d’Udine dans la province de Frioul; il eut deux frères dont l’un mathématicien; il prit la même carrière que son père, c’est-à-dire médecin, et poursuivit des études à Rome avec le célèbre docteur Mingazzini. Quand les universitaires durent prêter le serment d’allégeance au fascisme, il refusa, et se retira dans la clinique que son père avait à Udine. Un de ses frères s’occupait de la partie matérielle de l’établissement avec sa fille. Lui-même était aidé par sa fidèle secrétaire Nucci Toppani, une ancienne malade qu’il avait sauvée d’une encéphalite léthargique au moment où une épidémie de cette maladie avait envahi l’Europe. Le Docteur Calligaris lisait parfaitement le français : ses auteurs préférés étaient E. Zola et P. Loti; tout en comprenant notre langue il lui était impossible de la parler et nos dialogues étaient exprimés chacun dans sa propre langue.