J’ai proposé de considérer le rôle de l’amygdale face au danger non pas comme celui d’un centre de la peur, mais plutôt comme le produit d’un circuit de survie défensif, en réservant le terme d’état mental « peur » à l’expérience consciente. Je m’attendais à ce que la partie consciente soit rejetée ou ignorée, car de nombreux chercheurs sur l’amygdale avaient été formés par des mentors issus de la tradition behavioriste. Mais je ne m’attendais pas à un rejet de la terminologie du circuit de survie défensif, puisque les termes « défense » et « peur » étaient utilisés de manière interchangeable pour décrire les comportements conditionnés par l’amygdale. Cela semblait être un moyen d’être clair, mais ce ne fut pas le cas.
John Horgan : Un explorateur du cerveau repense la conscience