La complémentarité ADN-protéines et organisme-milieu par Roberto Fondi

Vous êtes paléontologue, alors que le professeur Sermonti est un généticien. Com­ment se fait-il que vous vous soyez rencontrés, et que des disciplines scientifiques si différentes aient pu vous réunir pour un travail critique ? Autre chose encore : dans les premières éditions de Dopo Darwin, deux positions anti-évolutionnistes, parfois divergentes, se font jour : […]

Sur l’information et la mort par Claude Tresmontant

La théorie de l’information Le mot français information vient du latin informatio : l’action de donner une forme. C’est un terme d’origine philosophique, dont la signification remonte à Aristote. Ultérieurement, et dans le langage des juristes, le terme d’information a désigné, nous dit Littré, l’instruction à laquelle on procède pour la recherche ou la constatation […]

L’histoire de l’univers et le sens de la création par Claude Tresmontant

Claude Tresmontant (1925-1997), philosophe et écrivain chrétien, s’est distingué par la profondeur de ses analyses et par sa clarté. Dans le texte suivant il expose sa vision d’une univers toujours en cours de création dont le but final est une vie unie à Dieu… (Extrait de L’histoire de l’univers et le sens de la création […]

Nicholas Georgescu-Roegen : Un économiste peu orthodoxe par Jacques Grinevald

Dans le cadre de la science économique, dominée par le dogme mécaniste depuis ses origines pré-industrielles, l’innovation théorique de la bioéconomie de Georgescu constitue une combinaison inattendue et surprenante. Comme le souligne Michel Serres, « la production de concepts reste rare. » Elle survient, en l’occurrence, d’une indiscipline, d’une transgression méthodologique, d’une inter(ré)férence entre la thermodynamique et l’économie. La loi de l’entropie se trouve réinterprétée à la lumière du processus techno-économique de l’évolution humaine et celle-ci, dans le même temps dévoile son caractère entropique. Le changement de perspective affecte toute la philosophie des sciences, parce que c’est la séparation entre les sciences de la nature et les sciences de l’homme qui se trouve remise en question.

La création collective du temps par Joël de Rosnay

Toute notre civilisation et notre économie productiviste se fondent sur une domination de la nature, qui dépend elle-même d’une interprétation et d’une action causale et ponctuelle sur les choses et les êtres. Aux deux types d’évolution — divergente et convergente cités plus haut — sont liées deux qualités du temps, deux langages longtemps exclusifs, celui de la science, le savoir, et celui de l’art, la signification. C’est l’attitude chronocentrique qui est la source de bien des conflits, comme par exemple la lutte entre matérialistes et spiritualistes. Elle peut se ramener à des modes de pensées et à l’emploi d’expressions liées à l’acceptation d’un sens conventionnel de l’écoulement du temps.