Jean Gontier : L'expérience fondamentale

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S’imaginer que l’on parviendra à la connaissance de la source primordiale en immobilisant artificiellement ce qui naturellement est mouvement, la pensée en particulier, ne peut déboucher que sur une impasse. On aboutira à des états temporaires de vide, d’extase, d’auto-hypnose ou de samâdhi, non à l’expérience véritable. Ma source pri­mordiale est toujours présente à travers tous les états de mon exis­tence. C’est au centre immobile de mon être que je la connais en tant que telle avant d’en faire l’expérience à travers tous les aspects du monde phénoménal. Il n’y a rien à changer, rien à modifier ou à sup­primer à priori. C’est seulement quand l’expérience primordiale est vécue que, par voie de conséquence, la structure individuelle se trouve modifiée, mais cela s’accomplit de soi-même et non par le fait d’une volonté délibérée.


Jean During : L'ascension du Prophète

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Le mi’râj, voyage céleste de Mohammad, est un des événements les plus marquants de sa mission prophétique, ou de ses miracles. De cette (ou ces) expérience intérieure il ne parla guère, car rares étaient ceux qui pouvaient en saisir la nature réelle. Ainsi, on débattit vai­nement pour savoir si ce voyage eut lieu phy­siquement ou seulement en esprit. Ceux qui voulaient croire à un voyage physique ne comprenaient pas que le mi’râj était une vision, non un rêve, donc une expérience beaucoup plus forte que toute expérience sen­sible, comme le suggère la parole : « Les hommes sommeillent, quand ils meurent, ils s’éveillent. » Il aurait dit aussi qu’il stationnait entre le sommeil et l’état de veille lorsque l’ange vint le trouver. ‘Aysha, sa femme, affirmait que son corps était resté sur place, mais en admet­tant l’existence d’un ou plusieurs corps subtils d’autres interprétations seraient possibles.


Ramana Maharshi : Joyaux de la Bhagavad-Gîtâ: 42 versets choisis

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Il est rapporté dans la biographie du Maharshi qu’un de ses fidè­les se plaignit qu’il soit difficile de garder présents à l’esprit les 1400 vers de la Bhagavad-Gîtâ. Un seul d’entre eux ne suffisait-il pas à en exprimer la quintessence ? Le Maharshi mentionna « Je suis le Soi, qui habite dans le cœur de tout être ». Puis, il choisit 42 versets que les Œuvres complètes citent dans l’ordre qu’il spécifia. Nous les traduisons ci-dessous à partir du sanskrit en indiquant leur numérotation par chapitre et verset.


Jean Biès : À l'école de L'Humanité Nouvelle

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La pédagogie officielle fait de l’école, pour cette majorité d’enfants dont on se dit soucieux, un monde où l’on s’ennuie, parce qu’en dehors des contrôles qu’elle exerce et des diplômes qu’elle décerne, on ne la voit proposer aucun idéal de réalisation ou de dépassement, investir d’aucune mission, d’aucun message. Si elle n’est plus lieu de supplices, elle n’est sûrement pas jardin de délices : aux grincements de dents ont succédé la platitude et la monotonie, que seule parvient à transmuer en allégresse la sonnerie des fins de cours…


Hazrat Inayat Khan : Comment l'on peut vivre dans le monde

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Quelle que soit la source d’où vient ce qui comble nos besoins, l’on peut voir une seule Source, Dieu, la Source Unique ; et en admirant, en honorant, en aimant chacun on peut considérer qu’on le fait envers Dieu. Dans le chagrin l’on peut se tourner vers Dieu et dans la joie on peut Le remercier. On ne se lamente pas sur le passé, ni ne s’inquiète du futur ; on essaye seu­lement de tirer le meilleur d’aujourd’hui. On ne devrait connaître aucun échec, car même dans une chute il y a une marche pour monter plus haut. Mais pour le Soufi, l’élévation ou la chute n’importent que peu.


Guy Bugault : Aux sources du zen

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L’absence de pensée. Ce qu’elle n’est pas: On pourrait croire, à en juger par les mots, qu’elle est une privation de pensée pure et simple. Il n’en est rien. L’absence de pensée, telle qu’elle est vécue par le saint, n’est nullement un néant de pensée. Là-dessus les textes sont formels. Déjà, le Buddha déclare que si la sainteté, la domination de soi-même et des sens consistent à ne pas sentir, à ne pas penser, les sourds, les aveugles et les simples d’esprit seront des saints…


Murshida Sharifa Goodenough : Le bonheur et le succès

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Bien des esprits penseront en effet : « Le bonheur ? le succès ? Sont ce là des buts spirituels ? Le bonheur, oui, peut-être. Mais le succès ? Peut-on par­ler du succès gland il s’agit d’une vie spirituelle? Le malheur, les échecs y pa­raissent des choses tellement plus fructueuses ! » C’est que nous comprenons mal le bonheur et en quoi consiste le succès. On dira par exemple : « Je ne fais pas ceci pour mon propre bonheur, je le fais avec une idée plus élevée ; je ne me sou­cie pas de mon bonheur personnel, je cherche quelque chose de plus important. » C’est que par bonheur on entend le plaisir, les joies. Le bonheur est autre chose que cela. Le plaisir n’est qu’une petite ombre de bonheur, un reflet qui ne dure qu’un moment.


Robert Guirdham : Pourquoi je crois à la réincarnation

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L’histoire a débuté dans le service des patients en consul­tation. Mrs Smith, alors âgée d’une trentaine d’années lorsque je la rencontrai, m’était adressée par son médecin de famille car elle souffrait d’un cauchemar récurrent. Elle avait surpris le médecin en demandant à consulter un psychiatre : il ne jugeait pas son cas sérieux. Son mari et elle-même craignaient que ses cris lors de ses cauchemars n’éveillassent la rue entière — ces faits avaient motivé sa visite. Ce rêve l’avait hantée pendant vingt ans de façon intermittente mais il se produisait maintenant au rythme de deux à trois fois la semaine. Dans son cau­chemar elle dormait à même le sol quand un homme, pénétrant dans la pièce par le côté droit, provoquait en elle une telle horreur qu’elle poussait des cris perçants. Il s’était avéré que, pendant trente ans, un rêve m’avait poursuivi, en tous points identique, si ce n’est que, dans mon cas, l’homme qui entrait dans la pièce surgissait du côté gauche.


Pierre Crépon : La magnétothérapie

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En fait l’usage des aimants à des fins thérapeutiques remonte à l’Antiquité et une légende de la Grèce ancienne raconte que les propriétés curatives de l’aimant furent découvertes par un berger grec du nom de Magnès. Il semble d’ailleurs que la plupart des tradi­tions anciennes, notamment chinoise, indienne, égyp­tienne, arabe, hébraïque, aient connu l’usage de l’aimant naturel qui pouvait, par exemple, être utilisé sous forme d’amulettes. Au cours des siècles de nombreux auteurs ont ainsi vanté les propriétés curatives de l’aimant et il nous suffit de citer ici les noms célèbres d’Aristote, de Pline, de Gallien, d’Avicenne, d’Albert le Grand ou de Paracelse. Au XVIIIe siècle, deux savants de la Société Royale de Médecine, Audry et Thouret, firent un rapport pour « vérifier l’efficacité de l’aimant dans le traitement des maladies », rapport dont la conclusion s’avère aujourd’hui prophétique : « L’aimant paraît devoir deve­nir un jour en médecine d’une utilité sinon aussi grande, du moins aussi réelle qu’il l’est maintenant en physique. » Pour la petite histoire, il est amusant de noter que c’est la même Société Royale de Médecine qui condamnait, quelques années plus tard, la théorie du magnétisme ani­mal de Mesmer.


Jean Gontier : La nature de l'ego

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Je suis un élément transitoire, d’une société humaine transitoire, vivant sur une planète transitoire d’un univers transitoire. D’un côté l’Absolu sans objet, de l’autre moi-même et le monde. L’erreur de l’homme, pour son malheur, va consister à confondre l’Absolu et le transitoire et à accorder au relatif un caractère absolu. Ainsi mon individualité deviendra totale, permanente, le centre immobile de la roue en mouvement. L’ego sera cette fausse valeur attribuée à mon in­dividualité. Cette question a donné lieu à tant d’explications contradic­toires et de divagations, qu’il nous faut, pour essayer d’y voir clair, nous servir d’un modèle appartenant aux sciences expérimentales…