Réflexions sur le voyage hors du corps par Robert Gouiran

Lorsque le méditant, à son réveil, retourne dans le monde réel des vivants, il sait alors ce que peut être l’« illusion », la maya des Orientaux. Il a acquis cette connaissance qui lui permet de comprendre jusqu’à quel point la perception du monde qu’on dit réel n’est qu’une construction hallucinatoire, pas plus importante que les autres. Car c’est là une des clés des enseignements ésotériques. La vision rationnelle que nous croyons avoir du monde n’est que partielle et représente notre interprétation à un certain niveau de conscience. Mais la réalité des mondes derrière les choses est infinie, se découvrant par le dévoilement successif des réalités parallèles.

Nicholas Georgescu-Roegen : Un économiste peu orthodoxe par Jacques Grinevald

Dans le cadre de la science économique, dominée par le dogme mécaniste depuis ses origines pré-industrielles, l’innovation théorique de la bioéconomie de Georgescu constitue une combinaison inattendue et surprenante. Comme le souligne Michel Serres, « la production de concepts reste rare. » Elle survient, en l’occurrence, d’une indiscipline, d’une transgression méthodologique, d’une inter(ré)férence entre la thermodynamique et l’économie. La loi de l’entropie se trouve réinterprétée à la lumière du processus techno-économique de l’évolution humaine et celle-ci, dans le même temps dévoile son caractère entropique. Le changement de perspective affecte toute la philosophie des sciences, parce que c’est la séparation entre les sciences de la nature et les sciences de l’homme qui se trouve remise en question.

L’ici est vide par Roger Gunther-Jones

Quiconque a la volonté de « voir son vide essentiel » et ainsi de devenir « illuminé » peut le faire maintenant sans gaspiller son temps sur les chemins traditionnels, ceux du bouddhisme ou de toute autre foi; ces démarches-là pourraient être appréciées plus tard, avec profit peut-être, si le besoin de formes religieuses survivait à la pratique de l’état de non-dualité.

L’énergie vibratoire de la cellule par Étienne Guillé

Une grande partie de nos potentialités est bloquée par l’éducation, la vie en société, les habitudes, le conditionnement et de manière générale par les normes qui nous entravent et nous empêchent de nous exprimer. Imaginons ce grand livre que constitue l’ADN, où des chapitres resteraient à jamais fermés parce qu’ils sont interdits ou parce que nous n’avons pas appris à les lire. Imaginons aussi les pages blanches de ce livre qui n’attendent que la main de l’écrivain qui saura les mettre en valeur…

De la matière à l’esprit ou les lois de l’énergie à travers les données biologiques par Étienne Guillé

En poussant notre raisonnement à l’extrême, nous pourrions dire que c’est l’énergie qui prend conscience d’elle-même dans la prise de conscience du moi, que nous devenons l’énergie qui nous anime à toutes sortes d’échelles. Un gain dans l’échelle des niveaux de conscience se traduit finalement par un progrès dans l’intégration et la compréhension des différents niveaux d’énergies qui nous animent. Pour revenir à l’image de la partition et du chef d’orchestre, par la maîtrise des niveaux élevés de conscience, l’esprit nous paraît capable de déchiffrer la partition, de devenir le chef d’orchestre et même, d’écrire lui-même la partition…

Jean Guitton et la parapsychologie propos recueillis par Michèle Reboul

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de parler de ces problèmes avec Bergson qui m’a inscrit parmi ses héritiers spirituels. Il avait beaucoup scruté les phénomènes parapsychologiques en les distinguant fortement des expériences mystiques. Les phénomènes parapsychologiques relevaient de la religion inférieure, statique, où l’homme projette son inconscient, alors que les expériences mystiques provenaient de l’action mystérieuse de l’Amour infini.

Des métaux alchimiques dans notre ADN une réalité énergétique des données de la tradition par Étienne Guillé

Il est très significatif de constater que les métaux qui provoquent les variations de conformation les plus spécifiques de la molécule d’ADN, sont ceux qui ont été attribués par les alchimistes aux luminaires et aux planètes connues à cette époque. Depuis cette époque, le zinc, le manganèse et le cobalt ont été attribués aux trois dernières planètes découvertes : Uranus, Neptune et Pluton. Même si nous disposons de peu d’informations scientifiques pour l’étain et le fer alors que ce dernier métal est le plus concentré in vivo dans la molécule d’ADN, nous pensons que cette correspondance ne constitue pas une pure coïncidence.

Extraits des œuvres de Roger Godel

Conquise par l’esprit technique — miroir où se reflète le monde de la matière avec ses mouvements et ses lois — la conscience est en péril de mort. L’homme, entraîné par le jeu de son pouvoir, se laissera-t-il envahir tout entier et fasciner par le démon de la création industrielle ? Devra-t-il porter toujours, et de plus en plus profondément inscrits dans sa substance, les stigmates de l’œuvre pétrie de matière ? Ou bien, résolu à sauvegarder en lui-même les traits proprement humains osera-t-il imposer un ordre de spiritualité — un ordre de justice, un ordre social et fraternel — à sa propre intelligence en mal d’invention et de richesses ? Dans l’instant présent de l’histoire, sa survie repose sur cette alternative.
L’humanité veut des hommes.

Pour une éducation de la conscience mondiale par le Dr. C. Gattegno

Éclairées par cette conscience mondiale, les éducations du passé, à tour de rôle universalistes, actives, analytiques, sociales, deviendront enrichies de l’humaine affectivité, l’ÉDUCATION HUMAINE, la seule ayant droit de cité maintenant et la seule qui ne forme pas les barbares modernes, exclusivistes de toute dénomination, la seule qui cadre avec l’émergence de l’homme dans l’Univers spatio-temporel plein d’humanité.

Combat familiers contre nos démons par Estelle Goldstein

Comment décrire cette angoisse, cette inquiétude qui nous pousse d’un extrême à l’autre, qui consume et illumine, en même temps ? Comment dépeindre le désespoir, la plus noire mélancolie, le feu intérieur qui dévore et s’étend sur tout l’être ? Parfois l’adversité, la maladie suscitent cet état d’âme mais il se trouve aussi que l’infortune soit purement imaginaire.