Indifférence & non agir par Wolter Keers

Traduction libre Question : N’y a-t-il pas un grand danger de devenir indifférent si l’on commence à penser ainsi ? W.K. : Non. L’indifférence est une forme de résistance. Si je suis indifférent, alors je n’ai pas besoin de m’occuper de vous, alors je peux dire « débrouillez-vous tout seul ». L’indifférence est une sorte de mur […]

Le lapin dans le chapeau par Wolter Keers

Traduction libre Que voit et ressent une personne éveillée ? Bien que la réponse à cette question soit extrêmement simple, elle est en même temps totalement incompréhensible. L’éveillé ressent tout et rien. Pourquoi la réponse est-elle incompréhensible ? Parce que celui qui a posé la question a caché « le lapin de sa personnalité » dans le […]

Absent par Wolter Keers

Traduction libre La libération, l’illumination, est accomplie lorsqu’il n’y a plus d’identification avec le corps, la pensée ou le sentiment : lorsque quelqu’un a compris que « le monde » n’est rien d’autre qu’une façon de penser, et que les pensées ne sont rien d’autre que la Conscience, que l’Essence, la Connaissabilité (Knowingness). Lorsque quelqu’un a vraiment […]

Que représente Ramana pour moi ? par Wolter A. Keers

Traduction libre L’auteur rappelle comment la présence de Sri Ramana Maharshi l’a aidé à comprendre qui il est vraiment. En réfléchissant à la demande de la rédaction d’un article, je me demande ce que Bhagavan a signifié pour moi et la signification qu’il a encore. Je trouve qu’il est impossible de donner une réponse précise […]

Savoir peut être connu par Wolter A. Keers

Traduction Libre Si nous passons en revue tout ce qui a été couvert lors de nos réunions de la dernière année de travail, nous pouvons le résumer en une phrase : il nous a été démontré de nombreuses façons qu’être en esclavage est une illusion. Nous nous demandons très rarement qui est réellement en recherche […]

Énergie, création et amour par Wolter A. Keers

(Revue Être. No 1. 1992) Traduit de l’anglais et publié avec l’aimable autorisation de « The Mountain Path » (janvier 1980). Tout ce que l’être humain connaît, et pourra jamais connaître, est ce qui se présente à « son » esprit, ce qui se déroule dans la conscience qu’il est. Une chaise ou une maison […]

Jnana yoga – Questions & Réponses par Wolter A. Keers

La réponse à toutes ces questions est analogue à la solution du cercle carré. Il importe de se demander d’où procèdent de telles questions et quel genre de réponses on désire obtenir. La question naît dans l’esprit et la réponse qu’on attend doit être dans les termes de la raison. Mais la question est-elle « raisonnable » ? En la posant on oublie que l’esprit lui-même fait partie du monde et qu’il est impossi­ble d’expliquer un tout dans les termes de sa partie. Imaginez un gâteau rond. Partagez-le en huit morceaux. Supposons que chaque morceau représente un individu. Comment s’y prendre pour expliquer à l’un de ces morceaux ce qu’est le gâteau en entier ? C’est une tâche impossible car le morceau ne pourra jamais comprendre ce qui le dépasse, ce qui est plus grand que lui.

Jnana yoga: Introduction par Wolter A. Keers

Celui qui veut distinguer ce qu’il est de ce qu’il n’est pas doit d’abord analyser sa notion du « moi ». Dans des phrases comme : je marche, je m’assieds, je suis grand ou petit, mince ou gros, je travaille, je me repose, etc., le mot « je » signifie le corps. Quand je dis : comme c’est doux… c’est délicieux…, j’entends du bruit, je vois tel ou tel objet, ça sent bon…, le mot « je » signifie le fonctionnement d’un des sens. Et dans des remarques comme : je pense à … ou, je me sens triste ou gai, le mot « je » signifie le fonctionnement de l’intelligence ou des sentiments. Toutes ces expériences ont « je » en commun. Il est donc clair que je ne suis pas déterminé par une de ces expériences, mais que, par contre, le « je » est quelque chose qui s’identifie tour à tour au corps, à une perception sensorielle, à une pensée ou à un sentiment.

Le rôle de la mémoire dans l’identification par Wolter A. Keers

C’est en adoptant ce point de vue insoutenable que la mémoire réussit à se créer une réalité, à avoir une densité tout à fait imaginaire. Elle s’infiltre lentement et insidieusement dans la personnalité et devient une des ancres les plus solides de l’égo. Car… « c’est tout de même vrai que j’ai passé mes vacances à Nice cet été…, n’est-ce pas ? » Un tel raisonnement revient à vouloir prouver l’existence de la mémoire par le seul recours à la mémoire. C’est comme si, dans un rêve, on faisait apparaître un personnage pour prouver que tout ce qui se passe dans ce rêve est vrai, est réel. Au réveil on découvre que ce n’était qu’un rêve et que tout ce qu’on a vu et entendu se situait dans un monde imaginaire, n’ayant aucune existence autonome et dépendant uniquement de la conscience dans laquelle il se manifeste, qui en est toute la substance. La mémoire est comparable au déroulement d’un film cinématographique et consiste à projeter une série d’images sur l’écran de la conscience…

Wolter A. Keers – L’identification

Nous avons défini l’égo comme l’automatisme qui revendique une activité, une perception, une pensée ou un sentiment et qui nous fait dire : j’ai vu, j’ai entendu, j’ai fait, j’ai pensé, j’ai senti. Un examen plus approfondi nous a permis de voir qu’il faudrait dire plutôt : il y a eu activité, perception, pensée ou sentiment. Cela est totalement différent, car une pensée ou un sentiment ne peuvent plus jamais nous lier du moment que nous avons compris qu’il ne s’agit que de phénomènes accidentels qui se manifestent dans la conscience. En principe, chaque pensée ou sentiment peut donc se manifester en moi, qui en suis l’essence pure; et cela s’étend du plus vil jusqu’au plus noble, de la plus basse vulgarité à la sainteté.