Krishnamurti : La place du savoir, dialogue avec des lycéens américains

Si vous allez à l’école, au collège, à l’université, là vous acquérez beaucoup de connaissances. Vous les emmagasinez dans le cerveau : les mathématiques, la biologie, la biochimie, peu importe, parce que vous devez obtenir un emploi. Vous devez gagner votre vie. Cela est nécessaire. Et vous transportez ce même concept, cette même procédure, dans la compréhension d’un domaine extraordinairement vaste et immense qu’est la vie. C’est le même processus ; ce qui veut dire que vous allez apprendre de quelqu’un ; de l’Église, du prêtre, du guru, du psychologue, etc. Vous êtes toujours dépendants.

Claire L. Evans : Les souvenirs sont-ils transférables — ou comestibles ?

Dans les années 1960, un psychologue comportementaliste excentrique nommé James McConnell convainquit la communauté scientifique que les vers planaires, à l’instar des chiens de Pavlov, pouvaient être conditionnés par apprentissage classique — et que les souvenirs de cet apprentissage pouvaient être transférés d’un ver à l’autre par cannibalisme. Ces découvertes étranges furent reproduites par d’autres scientifiques, et l’entraînement des vers est devenu un incontournable des foires scientifiques au lycée. Aujourd’hui, 60 ans plus tard, les vers ont cessé d’apprendre, et personne ne sait pourquoi.

Krishnamurti : Que ferez-vous de votre vie ?

Le passage de « ce qui est » à « ce qui devrait être » est l’une des causes de la peur. Il se peut que je n’y parvienne jamais, et cela m’effraie. J’ai aussi peur de ce qui se passe maintenant, et du passé. Mais qu’est-ce que la peur elle-même ? Comment naît-elle ? Si vous et moi pouvons marcher ensemble, voyager ensemble au cœur de la nature de la peur, et que vous saisissez la vérité de la cause de la peur, alors vous êtes libre. À moins que vous ne souhaitiez vivre dans la peur pour le reste de votre vie, ce qui vous donne au moins l’impression d’avoir quelque chose à quoi vous accrocher.

R.P. Kaushik : Méditations et discussions de groupe

Ce penseur, qui est très intelligent, qui veut méditer et se débarrasser des pensées, ne peut pas réussir. La méditation est la fin du penseur, et non l’effort du penseur. Ainsi, dès que le penseur réalise la futilité de son effort, il disparaît. Le penseur n’est rien d’autre que le conflit créé par la pensée, le conflit entre deux pensées, deux souvenirs. Dès que le penseur disparaît, la pensée elle-même entre dans une dimension différente. Alors, s’il vous plaît, ne condamnez pas la pensée à tous les niveaux.

Rob Lewis : Racines intelligentes et fils électriques : l’intelligence que nous ne voyons pas

Une seule cuillère à café de terre dans une telle forêt, si chaque filament de mycélium était mis bout à bout, pourrait s’étendre sur dix kilomètres. Chaque arbre peut héberger jusqu’à 300 espèces différentes de mycorhizes et chaque espèce de champignon peut coloniser son propre répertoire d’arbres. Les nutriments, l’eau et les informations circulent dans toutes les directions dans une profusion vertigineuse, jour et nuit.

Paul Pujol : De la pensée, de la mémoire et du cerveau

Que devient la mémoire, quand la pensée est absente ? Quand «?l’observateur est un avec ce qu’il observe?», quand la distance psychologique n’existe plus que fait la mémoire ? Quel est le lien, le rapport entre la pensée, la mémoire et le cerveau ? On le voit le sujet n’est pas simple et demande une grande intensité dans l’observation des mécanismes de la perception.

Un médecin du Midwest : Le mystère de la conscience transplantée : quand les organes transfèrent plus que leur fonction

Lorsque la transplantation d’organes est devenue possible pour la première fois, les médecins l’ont célébrée comme l’une des plus grandes réalisations de la médecine, offrant littéralement à quelqu’un le don de la vie grâce au sacrifice ultime d’une autre personne. Mais ce que personne n’avait prévu, c’est qu’en plus des organes fonctionnels, quelque chose de bien plus mystérieux pouvait également être transféré : des aspects de la conscience, de la personnalité, des souvenirs et même des compétences du donneur.

L’IA vient-elle d’évoluer ? Par V. N. Alexander

Je ne suis pas biologiste. J’ai d’abord été formé sur un ensemble de données philosophiques comprenant de nombreux textes post-structuralistes et postmodernes abscons. J’ai appris à filtrer les absurdités pour atteindre la revendication plutôt simpliste qu’elles contenaient, afin de l’analyser. J’ai pu appliquer mes compétences à des articles douteux financés par l’industrie pharmaceutique, et j’applique ici la même méthode à cet article sponsorisé par Google au sujet d’un nouveau produit qu’ils veulent vendre.

Martin Ratte : La juste place de la pensée

Nos actions ne se font pas toujours toutes seules. Qu’arrive-t-il si notre action n’est pas habituelle, par exemple, s’il est question de nous rendre en auto à un endroit où nous ne sommes jamais allés. À ce moment, il faut se documenter au préalable sur le trajet. L’Éveillé, tout comme nous, fait évidemment cela. Ensuite, en cours de route, il tire de sa mémoire (ou pense à) chaque information pertinente au moment approprié, disons un nom de rue, et il est à l’affût de cette rue. Donc, ici, l’Éveillé et nous ne sommes pas vraiment différents. En fait, non, il y a une différence : parce que l’Éveillé s’observe, il n’est pas assailli de pensées stupides lorsqu’il cherche sa destination, alors que nous, de notre côté, nous sommes assiégés par des pensées plus sottes les unes que les autres.