La Personnalité subconsciente par André A. Dumas

(Extrait de La Science de l’Âme, 2e édition. Dervy-Livres 1980) Nous vivons à la surface de notre être. William JAMES Qu’est-ce que le Subconscient ? Notre expérience quotidienne nous permet de constater que ce que nous appelons la conscience psychologique, le conscient, est en quelque sorte une « sélection » d’états mentaux et affectifs, de […]

Questionner l’autorité du passé conditionné par Vimala Thakar

Le 20ème siècle qui se termine a été l’un des siècles les plus turbulents et les plus violents de l’histoire de l’homme. Il y a eu un certain nombre de découvertes et d’événements révolutionnaires dans ce siècle, peut-être dans chaque domaine de la vie sociale, collective et individuelle. Ce siècle a vu deux guerres mondiales. […]

L’exemple par Jacques Oudot

Où se trouve l’exceptionnel de l’homme ? Dans l’imagination et dans la personne ; à partir d’une infinie banalité chaque individu a la possibilité de connaître l’exceptionnel dans une personnalité ; l’individu, c’est la routine ; la personnalité, c’est ce qui est unique. Et cette banalité se retrouve dans le comportement vestimentaire, gestuel, langagier, rituel, etc. Or, notre projet est de devenir unique, alors que nous fabriquons sans cesse du multiple, du banal, de l’ordinaire, où tout ressemble à tout ; comme un fœtus ressemble à un autre fœtus, une cellule ressemble à une autre cellule, une fourmi ressemble à une autre fourmi ; vus d’un peu haut, tous les hommes se ressemblent ; « Il faut voir les hommes d’en haut », disait Sartre ; mais, d’un peu plus près, chaque personne humaine apparaît aussi unique et surprenante qu’un cosmos.

Technique de la mémoire par M. H. Gobert

DANS la vie quotidienne, dans la vie professionnelle et sur le plan intellectuel pur, la Mémoire, sous toutes ses formes, n’est pas simplement souhaitable, elle est absolument indispensable et l’élément premier de toute réussite. Dès le plus jeune âge, l’individu doit, sous peine d’exclusion de la vie sociale, s’adapter aux coutumes de son milieu, les faire siennes, les assimiler, réagir suivant un véritable code qui le classe comme être social, membre d’une société déterminée. Nous verrons que sans Mémoire il n’est pas d’habitude, ou, si l’on préfère, que l’habitude n’est qu’une sorte de Mémoire.

Le rôle de la mémoire dans l’identification par Wolter A. Keers

C’est en adoptant ce point de vue insoutenable que la mémoire réussit à se créer une réalité, à avoir une densité tout à fait imaginaire. Elle s’infiltre lentement et insidieusement dans la personnalité et devient une des ancres les plus solides de l’égo. Car… « c’est tout de même vrai que j’ai passé mes vacances à Nice cet été…, n’est-ce pas ? » Un tel raisonnement revient à vouloir prouver l’existence de la mémoire par le seul recours à la mémoire. C’est comme si, dans un rêve, on faisait apparaître un personnage pour prouver que tout ce qui se passe dans ce rêve est vrai, est réel. Au réveil on découvre que ce n’était qu’un rêve et que tout ce qu’on a vu et entendu se situait dans un monde imaginaire, n’ayant aucune existence autonome et dépendant uniquement de la conscience dans laquelle il se manifeste, qui en est toute la substance. La mémoire est comparable au déroulement d’un film cinématographique et consiste à projeter une série d’images sur l’écran de la conscience…

L’au-delà est en nous par le Docteur Eugène Osty et présentation par Maurice Gouineau

La relation entre sujet et personne-objectif, ci-dessus brièvement énoncée, impose cette conséquence. Cette conséquence en entraîne une autre et c’est celle-là qui donne vue sur un étrange horizon : si les sujets puisent en nous la notion de notre devenir, c’est que notre esprit sait le rôle que nous jouons dans le drame de la vie, cependant que notre intelligence d’ordinaire usage, notre raison, l’ignore totalement et n’en prend conscience que sensation par sensation, action après action.

Une mémoire unique au monde par Maurice Gouineau

cette région profonde, ce psychisme des profondeurs », serait le subconscient des psychologues, des parapsychologues et des métaphysiciens… Il apparaît que ce « moi » cryptique, souvent ignoré de la conscience, est le siège de ces phénomènes plus ou moins mystérieux qui vont du rêve à la précognition en passant par les cas de dissociation de la personnalité, le don de calcul, la création artistique, poétique et littéraire, l’intuition géniale et la télépathie

Qu’est-ce que l’esprit? par Jean E. Charon

De même, des musiciens, en se groupant pour jouer ensemble, accroissent à travers le jeu de la symphonie leur conscience musicale individuelle, ou celle de leurs auditeurs (et non la conscience musicale d’un ensemble nommé orchestre, qui n’est naturellement pas capable de conscience à lui seul). Il y a donc comme un rebondissement des effets spirituels obtenus par le tout vers l’Esprit de chacune des unités spirituelles constituant ce tout, de telle sorte que chacun des éons de mon corps mémorise et interprète chacune des expériences vécues minute par minute par la totalité de mon corps.

L’immortalité électronique par Raymond Ruyer

Jean Charon retombe dans un « réductionnisme » micro-matérialiste, transposé, et rebaptisé « spiritualiste ». Il retombe dans le système pseudo-spiritualiste d’Anaxagore, et dans ses « atomes qualitatifs », déjà réfuté par Socrate. Comme Anaxagore il proclame : « Comment le grain de blé pourrait-il sortir de la terre si la terre ne contenait déjà des atomes-grains de blé ? … Comment le sang des animaux pourrait-il se former si le blé — et par conséquent la terre nourricière — ne contenait pas des atomes de sang ? Comment du non-cheveu le cheveu proviendrait-il ?

Holographie et concept d’information par Gérard Pinson

Quelle est la différence entre une plaque photographique et une plaque « holographique » ? Il n’y en a pas. On utilise le même type de pellicule sensible, bien connue des amateurs de photographie. Par contre, le dispositif utilisé diffère : pour enregistrer l’hologramme il faut disposer d’un laser. Alors que le faisceau lumineux émis par une source ordinaire ressemble à la foule qui arpente le hall de la gare de Lyon le soir vers 18 heures (les rayons lumineux sont répartis aléatoirement en un fouillis indescriptible), celui émis par un laser suggère plutôt un défilé militaire… (les rayons s’y ordonnent sagement en vagues régulières successives et parallèles). Dans ce dernier cas, on dit que la lumière est cohérente.