Le zen, la psychologie et la vie quotidienne

Psychanalyse et bouddhisme zen par Erich Fromm L’objectif du Zen est l’« illumination », c’est-à-dire l’appréhension immédiate, irréfléchie de la réalité, sans contamination de l’affectivité ou de l’intelligence, la perception de la relation existante entre le moi et l’Univers. Cette expérience nouvelle est un recommencement de celle que fait l’enfant au stade pré-intellectuel, mais à […]

Patrice Sammut : Naissance de la médecine en occident : Hippocrate

(Revue Le chant de la Licorne. No 18. 1987) La Grèce antique est le berceau de la civilisation occidentale. L’art médical y prend naturellement sa source. Pour une majeure partie, nous devons les fondements de cet art à l’œuvre d’un personnage dont la renommée n’a d’égale que l’éclat de son génie : Hippocrate. LES ORIGINES DE […]

D. T. Suzuki : Le sens du zen

(Extrait de l’anthologie : Le monde du zen par Nancy Wilson Ross, Stock 1968) Le Zen dans son essence est l’art de voir clair dans sa propre nature. Il montre le chemin qui conduit de l’esclavage à la liberté. En nous faisant boire à la source même de la vie, il nous délivre de tous les […]

Le satori, ou l'acquisition d'un nouveau point de vue

(Extrait de l’anthologie : Le monde du zen par Nancy Wilson Ross, Stock 1976) D. T. Suzuki : L’objet de la discipline zen consiste à regarder d’un point de vue nouveau dans l’essence même des choses. Si vous avez pris l’habitude de penser logiquement, selon les règles du dualisme, débarrassez-vous-en et vous vous rapprocherez du point […]

Dominique Schmidt : Le Corps Énergétique ou la Dynamique de la Nature

L’Absolu transcendant, la Conscience cosmique, l’Âme universelle, l’Éternel intemporel, l’Un et le Multiple, le Moi silencieux et immuable, le Moi dynamique et muable, tous ces concepts ne sont que mots vides de sens tant qu’ils ne sont pas réalisés en vérité dans notre conscience. Pourtant, pour l’adepte sincère sur le chemin de la découverte de […]

Carlo Suarès : La fin du grand mythe VIII

 (Extrait de Carnet No 8. Octobre 1931) Une métaphysique actuelle Trop de philosophes et de métaphysiciens ont érigé des systèmes sur leurs propres données inconscientes, des systèmes théoriques, abstraits, qui n’ont aucun lien avec la vie quotidienne. Trop de savants ont accumulé des milliards d’informations encyclopédiques dont nous ne savons que faire parce qu’elles sont […]

Carlo Suarès : La fin du grand mythe VII

(Extrait de Carnet No 7. Juillet 1931) Indétermination ou spécialisation ? La comédie métaphysique réduite à un seul thème, l’universel, qui s’interroge pour nier son interrogation, vient de nous révéler grâce à l’obstination retardatrice du personnage « l’Éternel », le thème fondamental qui donne naissance à la fois à l’Éternel, à Dieu, à Satan, à […]

Carlo Suarès : La fin du grand mythe VI

(Extrait de Carnet No 6. Juin 1931) Le laboureur et le berger Nous avons vu avec Caïn et Abel que mythiquement, le « je » libéré tue à chaque instant le « je » mythique. C’est Caïn le laboureur qui tue Abel le berger, afin de féconder une terre qui, rassasiée mais violentée, refusera de le nourrir. […]

Carlo Suarès : La fin du grand mythe V

Les thèmes mythiques que nous décrivons, chacun peut les transposer à son usage. La seule et unique dualité fondamentale qui constitue l’homme mythique assume tous les aspects possibles, et est la base de tous les problèmes possibles. Il appartient à chacun de ramener sa propre difficulté intérieure à la difficulté originelle. Tant qu’il n’aura pas rencontré celle-ci dans sa nudité, tant qu’il ne l’aura pas définitivement abandonnée derrière lui, il appartiendra à l’Univers du Mythe, à l’Univers des sous-hommes.

Carlo Suarès : La fin du grand mythe IV

Cette dualité, non pas entre l’homme et le monde extérieur, mais entre un principe intérieur à l’homme et un principe extérieur à lui, est, lorsqu’elle s’exprime à elle-même en créant l’inconscient, à la fois l’origine des hommes et l’origine des temps, elle est le thème initial du Grand Mythe que tous les hommes de tous les temps ont joué. Or les grands cycles que nous avons appelés Orient-Occident se caractérisent à leur origine suivant la façon dont l’inconscient a vécu au sein de cette équation. L’équation sous la forme « cela-je » c’est l’Orient; l’équation sous la forme « je-cela» c’est l’Occident…