Le filet d’Indra par Curt BERG

Considérons pendant quelques instants cette manière de chercher la connaissance et la compréhension dont nous avons hérité et qui est influencée dans une grande mesure par les méthodes scientifiques. C’est une voie d’analyse et de synthèse, une activité du mental, qui fait que nous divisons ce que nous percevons en morceaux appréciables, maniables et, de préférence, reconnaissables. De ces morceaux, nous composons un tableau qui représente pour nous la réalité de ce que nous regardons. Et, en composant ce tableau, nous suivons en grande partie, en les variant et en les généralisant, les modèles et les lois qui sont déjà présents dans notre mental.

L’extérieur et l’intérieur par Geoffrey Farthing

Nous sommes presque totalement conditionnés pour penser aux « choses » en fonction du temps, de la grandeur et de l’intensité. Si nous voulons, cependant, pénétrer vraiment la nature du domaine spirituel intérieur, il nous faut, d’une façon ou d’une autre, changer complètement l’orientation de notre pensée, de notre point de vue. Nous devons abandonner un grand nombre de concepts que nous avons jusqu’à présent employés pour comprendre la nature du cosmos. H.P.B. nomme ce processus de fabrication des concepts, la fabrication des images et elle dit que nos images doivent changer continuellement. Il semble qu’à la fin nous devions les abandonner complètement. Nous devons trouver une autre façon de faire.

Les symboles de Pythagore et les enseignements de H.P. Blavatsky

Si nous osons pénétrer avec décision dans les Mystères fondés par Pythagore, nous verrons que les brumes qui les couvrent se dissipent devant nous, à mesure que nous avançons, et que les ténèbres qui nous entouraient font place à la plus vive lumière. Ce qui d’abord était embrouillé et confus est devenu simple et clair. Et lorsque nous arrivons à ce qu’il y a de plus profond, notre admiration n’a pas de limites, car nous voyons que la simplicité et la clarté s’expriment en une demi-douzaine de symboles qui sont la synthèse, non seulement de la doctrine pythagoricienne, mais de la connaissance occulte universelle.

Le concept de libération par Cesina Bermudes

Alors on peut, peut-être, considérer l’entrée en Nirvana comme la libération suivante de l’homme devenu parfait. Il y a un Infini spirituel inaccessible à notre compréhension actuelle. Là je me sens perdue et je ne saurais pas vous parler des libérations futures. Nous comprenons beaucoup mieux les « libérations » successives qui précèdent l’humanisation. Les chaînes de ces libérations sont faites d’anneaux qui plongent dans l’expérience du monde physique, mais font des alliages astro-mentaux considérables en cours d’Evolution.

Végétarisme et spiritualité par Edoardo Bratina

L’alimentation végétarienne provoque l’effet opposé ; elle réduit l’acidité du sang et détermine ainsi automatiquement l’augmentation de la pression de l’anhydride carbonique (ou dioxyde de carbone) dans les poumons et par conséquent une réduction de la quantité d’oxygène qui afflue au cerveau.

L’enthousiasme et le fanatisme par Anna Kamensky

Le mot « fanatique » a son origine dans un mot latin qui veut dire : temple. On appelait de ce nom les serviteurs chargés de l’entretien et de la propreté des temples ; ces serviteurs n’étaient pas initiés aux mystères et n’en comprenaient pas la portée, mais cela ne les empêchait pas de remplir leurs devoirs et de s’en glorifier à un tel point que le mot « fanatique » commença à être employé avec ironie pour indiquer le zèle aveugle mis au service d’une idée.

Libération… aujourd’hui… maintenant par Claude Tripet

En effet, sous des noms divers : réintégration pour les philosophes du XVIIIe siècle, rédemption pour les Chrétiens, moksha pour les Orientaux, c’est le but final de la recherche de nombreuses philosophies et religions. Ce doit être notre seule préoccupation. La première question, qui se pose est la suivante : Nous libérer oui ! mais de quoi ? Qu’est ce qui nous attache ? Qu’est ce qui nous empêche de progresser ?

Et tu connaitras l’univers et les dieux par H. van der Hecht

Quand la recherche de la connaissance de soi ne vise plus à s’assurer personnellement le succès et le bonheur mais à parfaire chaque corps comme instrument consacré au service de l’humanité et à l’accomplissement du plan divin, l’homme entre dans la phase plus avancée de l’évolution de l’âme. Il découvre petit à petit qu’il n’est ni son corps physique, ni ses émotions, ni ses pensées, mais un Etre conscient utilisant tout ceci – et que cet Etre n’est pas un Etre séparé, mais un rayon de l’unique conscience universelle : cette conscience universelle elle-même, en action.

Questions et réponses par N. Sri Ram

Le deuxième moyen proposé, c’est un rejet ou une dissolution continuelle de toutes les images mentales non nécessaires. Si nous disons non nécessaires, nous aurons à nous demander quelles sont les images qui sont nécessaires et celles qui ne le sont pas. Cela demande du discernement, de la vision. Supposons que certaines images mentales soient indésirables, des images d’une nature sensuelle ou violente par exemple, supposons que ces images s’éveillent dans mon mental. Comment pourrai-je les rejeter ? Je leur dirai : allez-vous en, mais elles reviendront et je dirai : quand je cherche à les chasser elles reviennent. Aussi le rejet de ces images mentales est une chose difficile, et si nous employons le mot dissolution, comment peut-on dissoudre une image et la réduire à rien ? Alors, pourrez-vous demander, que vais-je faire de ces images ?

La théosophie et Krishnaji par Radha Burnier

La pleine signification et les implications du fait d »‘inconditionner » le mental étaient apportées aux grands auditoires partout dans le monde auxquels Krishnaji, puissamment mais patiemment, dévoilait les processus secrets du soi et la mystérieuse influence du temps. Il a montré, comme dans un clair miroir de cristal, que le conditionnement est connaissance, habitude, temps ; croyance, conformité, plaisir ; soif de pouvoir, solitude, et dépendance ; en fait, une hydre aux mille têtes. Le miroir montre en profondeur ce que l’esprit de l’auditeur, non accoutumé à soutenir la vigilance, a besoin d’apprendre au sujet de lui-même afin de se libérer.