L’harmonie des mondes par Dominique Casterman

Matérialisme et spiritualisme, les deux faces d’une même réalité. Une vision globale de l’univers présente l’avantage de faire reculer nos modèles fragmentaires et mécanistes du monde, et favorise un esprit de plus grande solidarité. Un conditionnement hypothétique, basé sur des modèles pseudoscientifiques, constitue un obstacle majeur à l’idée que l’univers est une structure vivante animée […]

Relecture du tao de la physique Une conversation avec Fritjof Capra par Renée Weber

(Extrait de Ken Wilber – Le paradigme Holographique. Édition Le Jour 1984) WEBER: Vous avez écrit Le Tao de la physique, qui a été publié il y a cinq ans, et j’imagine qu’il y en a environ un quart de million d’exemplaires en circulation. Ainsi, des tas de gens ont été influencés par ce livre. […]

Le physicien et le mystique: Un dialogue est-il possible? Une conversation avec David Bohm par Renée Weber

(Extrait de Ken Wilber – Le paradigme Holographique. Édition Le Jour 1984) Mise en forme par Emily Sellon WEBER: Pourriez-vous commencer par clarifier la différence entre l’holomouvement, l’hologramme et l’ordre implicite? BOHM: Holomouvement est une combinaison d’un mot grec et d’un mot latin, et un mot semblable serait holokinésie ou, mieux encore, holoflux, car « mouvement » […]

La fin du grand mythe III par Carlo Suarès

S’affranchir du Temps veut dire s’affranchir de l’inconscient collectif, qui fabrique le temps collectif, et de l’inconscient individuel qui fabrique le temps individuel. Le temps individuel est toujours lié au temps collectif, car l’individu ne parvient que très difficilement à se libérer de l’emprise de l’inconscient. C’est pour desserrer cette étreinte mortelle que nous nous efforcerons de la décrire.

Le filet d’Indra par Curt BERG

Considérons pendant quelques instants cette manière de chercher la connaissance et la compréhension dont nous avons hérité et qui est influencée dans une grande mesure par les méthodes scientifiques. C’est une voie d’analyse et de synthèse, une activité du mental, qui fait que nous divisons ce que nous percevons en morceaux appréciables, maniables et, de préférence, reconnaissables. De ces morceaux, nous composons un tableau qui représente pour nous la réalité de ce que nous regardons. Et, en composant ce tableau, nous suivons en grande partie, en les variant et en les généralisant, les modèles et les lois qui sont déjà présents dans notre mental.

Jacques de La Rocheterie et l’apport de Jung à la psychologie

Pour Freud, la prise de conscience se fait par le processus de cause à effet: «Je suis comme cela parce que»… C’est pourquoi les freudiens ne peuvent plus prendre de patients au-dessus de quarante ans. Les souvenirs sont trop lointains et le conditionnement de la partie de l’existence déjà vécue bien installée de manière rigide. Pour Adler, le travail analytique est principalement finaliste mais cette finalité ne dépasse par l’insertion dans la vie sociale et la diminution des complexes d’infériorité ou de puissance troublant l’individu. Quant à Jung, il tient compte, bien entendu du passé de l’Analysant par l’anamnèse et les rêves de l’Inconscient personnel. Il tient donc compte du processus de cause à effet mais il est également finaliste du fait des rêves de l’Inconscient qui guident le rêveur tout au long de son Evolution.

Limites de l'analyse en physique et en psychologie par Robert Linssen

La preuve est, pour la plupart d’entre nous, le poinçon de la responsabilité intellectuelle. Nous voulons qu’on nous démontre la vérité. Nous ne voulons avancer que munis de nos certitudes parce que nous avons peur. Nous voulons appliquer au domaine du Réel les processus habituels de l’analyse dans l’espoir d’obtenir une assurance, une preuve. Certes, si la pensée est utile et peut créer des miracles dans la technique elle est absolument incapable de nous livrer quoique que ce soit du réel. La mission suprême de la pensée est de se démontrer à elle-même le bien-fondé de son silence devant la plénitude de l’Être.