Avec le Yi Ching, Jung apporta sa caution à des ouvrages et à des courants jusque-là ésotériques, tels que le Livre tibétain des morts, le taoïsme, le zen et d’autres formes de « sagesse orientale ». Sans cela, il est permis de se demander si ces apports orientaux auraient connu une telle popularité. Que Jung ait été à bien des égards l’un des pères fondateurs de la génération de l’amour apparaît dans son inclusion sur la pochette de l’album des Beatles Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, une œuvre qui inaugura plus ou moins l’ère de la pop psychédélique, même si Jung lui-même aurait trouvé le « flower power » tristement naïf…
Gary Lachman : Jung et l’occulte