Mark Vernon : Jung au XXIe siècle

Pour cette raison, je suis très intéressé par la manière dont Jung parlait des mandalas. Il y a eu une période où il en réalisait un chaque jour. Vous savez ce qu’est un mandala ? C’est un motif présentant une symétrie quadruple qui est utilisé dans de nombreuses traditions orientales comme outil de contemplation. Au départ, c’était le détail qui préoccupait vraiment Jung, mais il est ensuite arrivé à un point où il a soudainement compris que tout cela n’avait pas réellement autant d’importance que le centre. Ainsi, dans la dernière partie de sa vie, c’est le centre du mandala qui l’attirait. Je ressens que cette attirance vers le centre, et pas seulement vers tous les détails de la structure du motif, est également ce dont nous avons besoin culturellement.

Mark Vernon : La vision enchantée

Ce mouvement s’opère en deux étapes : une première que l’on peut qualifier d’ascendante (bottom-up) et une seconde, descendante (top-down). L’élément ascendant découle de l’image révisée du monde vivant qui a émergé ces dernières années. Cette nouvelle manière de penser a abandonné la vision réductrice de la vie, caractérisée par Richard Dawkins comme guidée par des gènes égoïstes, pour reconnaître que des processus coopératifs, holistiques et interdépendants opèrent à tous les niveaux du vivant et entre eux, des protéines et des gènes à l’organisme dans son ensemble — et au-delà, y compris les interactions écologiques avec ce que l’on appelle l’environnement extérieur.