Chandan Priyadarshi : Yogasutra 1.2 : Citta-Vritti-Nirodha

Observez ce qui se passe pendant la première minute libre de la journée. Avant même que la journée n’ait exigé quoi que ce soit, avant qu’une tâche ne vienne justifier votre attention, quelque chose dans votre esprit est déjà ailleurs. Il est parti en avant dans une conversation qui n’a pas encore eu lieu, ou en arrière dans celle qui s’est mal terminée il y a une semaine. Il a dérivé vers la faim, vers une obligation inachevée, vers un visage auquel il n’a aucune raison de penser à cette heure-ci. Ce mouvement se présente rarement comme un problème. Il donne simplement l’impression d’être ce que fait un esprit, tout comme la respiration est ce que font les poumons.

Peter Russell : Apprécier la méditation

Dans certains groupes de méditation auxquels j’ai participé, lorsque la cloche sonnait pour mettre fin à une séance, j’ai été surpris d’entendre des bruits de personnes qui se levaient, des mouvements de chaises et des soupirs de soulagement — presque comme si elles disaient : « Dieu merci, c’est terminé ». C’est peut-être une façon un peu extrême de le formuler, et cela ne signifie pas que tout le monde dans ces groupes ressentait cela. Néanmoins, ce sentiment de soulagement en arrière-plan contrastait fortement avec ce à quoi j’étais habitué, qui ressemblait davantage à ceci : « Bon, je devrais maintenant commencer à terminer », tout en ayant envie de le faire lentement, en savourant la paix et le silence de ma méditation.

Elsa Gindler : Gymnastique pour les personnes dont la vie est pleine d’activités

Elsa Gindler (1885-1961), aujourd’hui décédée, est connue dans le monde entier pour avoir créé une méthode radicalement simple de travail avec l’expérience, une forme occidentale de méditation, dans laquelle les participants apprennent simplement à prêter attention — à manger, à se tenir debout, à marcher, à parler, à soulever une pierre. Son école a prospéré […]

Pascal Ruga : De la réalisation de soi

Nous ne partons pas à la conquête d’une « Toison d’or », c’est à la rencontre d’une « dé-conquête » du moi que nous allons… Il s’agit de ne plus tergiverser, d’aller droit au FAIT sans l’évaluer, d’user d’une vigueur qui n’épuise pas — nous savons que la fatigue est une grande ennemie de l’esprit. Nous adapter à la […]

Martin Ratte : Le calme

Il nous arrive parfois de nous sentir calmes. Cela peut se produire après avoir pratiqué un exercice physique. Notre corps est alors détendu. Nos pensées, même les plus terribles, n’ont plus aucun effet sur nous. Même si je pense à mon patron et à la dureté qu’il me manifeste au bureau, ces pensées buteront et […]

Albert Blackburn : L’Illumination

Traduction libre Lorsque l’égocentrisme cesse, il y a une énergie entièrement différente qui crée l’insight, qui apporte l’illumination et le parfum de la compassion. Gabriele Blackburn : Le mot « illumination » est utilisé avec tant de désinvolture de nos jours. Que signifie l’illumination pour toi ? Albert Blackburn : Eh bien, le mot « illumination » suggère un état statique, un […]

Micheline Flak : La pensée positive, mode d’emploi

Un employé, par mégarde, se fit enfermer dans une chambre froide. Au matin on le retrouva mort de froid, du moins tous les symptômes observés autorisaient-ils ce diagnostic. Tous, mis à part un élément d’enquête qui surprit : le moteur à réfrigérer n’était pas en marche. La prise avait été débranchée bien avant l’accident. Notre homme ne le savait pas sans quoi il eût tout fait pour survivre. Mais, persuadé qu’il était condamné à mourir, il mourut. Le monde est plein de gens à la foi gelée.

Gabriel Monod-Herzen : Silence et Langage

Ce n’est pas facile d’obtenir le silence intérieur et d’empêcher les pensées de remonter à la surface. Un des moyens est de leur opposer l’indifférence. Si nous laissons les impulsions intérieures déterminer notre conduite, notre attitude, nous sommes pris dans le piège, alors que si nous sommes indifférents… Les Indiens disent que nous sommes des postes émetteurs-récepteurs, les huit-dixièmes de ce que nous pensons a été pensé par quelqu’un d’autre. C’est une pensée qui court dans l’air, mais nous affirmerons : « Je pense… ». Or il faut évincer le « Je ». Nous sommes inconscients d’une grande partie de notre activité psychologique où le « Je » est absent. Pourquoi ne serait-ce pas pareil ailleurs ? Nous attribuons tout à notre petit moi et alors, il n’y a pas de silence possible.