Stéphane Lupasco : La systémologie et la structurologie

Pour qu’il se forme un système quel qu’il soit, naturellement ou de par votre intention et votre volonté, il est indispensable que ces éléments, ces constituants d’un système soient rassemblés et liés entre eux par quelque dispositif, par quelques rapports. Et c’est ici qu’interviennent la systémologie et la structurologie.

Léon-Jacques Delpech : Vers de nouveaux entendements

Un processus passionnant est né, les logiques et méthodologies se sont multipliées pour mieux comprendre le réel. Épuiser cette longue aventure qui part de 1893 avec Duhem et Milhaud pour continuer avec Leroy et Poincaré… puis E. Meyerson, mais ce serait trop long à décrire… Nous allons nous contenter de marquer quelques étapes centrées autour de l’univers physique et logique…

Jean Cotté : De l'Orient à l'Occident, l'envol de la pensée systémique

L’Occident, qui souffre et qui meurt de ce tragique clivage entre l’abstrait et le concret qu’il n’a cessé d’accentuer, retrouve en cette langue un paradis perdu, celui de la pensée systémique, où le concret s’éclaire des premières lueurs de la démarche abstraite sans que celle-ci ait encore perdu toute la force génétique du concret.

Armand Hernandez : L'approche systémique et l'être vivant de la planète dans son contexte cosmique

La révolution systémique, et non systématique, consiste en une vision global où la notion de système entre en jeu. Cette vision unifiante a fait son apparition par une espèce d’intégration de plusieurs disciplines où figurent la biologie, la théorie de l’information, la cybernétique et la théorie des systèmes. Cette approche transdisciplinaire (pluridisciplinaire) est appelée approche systémique.

Daniel Verney : Vers un nouveau paradigme scientifique : ontologies et logiques selon Gotthard Günther

L’une des originalités essentielles de la pensée de Gotthard Günther est en effet de ne pas hésiter à entrelacer les points de vue métaphysique et logique, non pas pour diluer la science dans la métaphysique, ni, comme l’imaginent les scientifiques qui restent attachés au paradigme de la science classique, pour évacuer de la science ce qui pourrait y rester de métaphysique, mais au contraire pour essayer de construire une science nouvelle qui n’exclurait pas une réflexion sur la nature — les natures — des êtres.

Dr. Dimitri Viza : Réflexions sur les paradigmes en biologie

Il faut se rappeler comment un paradigme se crée et vit dans la société actuelle, incarné par des hommes. Sa maturation, c’est-à-dire son épuisement, suit un chemin similaire à la « maturation » du scientifique et peut rappeler certains aspects de la différenciation cellulaire pendant le développement de l’embryon. Ainsi, au cours des divisions cellulaires successives s’opère une restriction, une diminution progressive de l’éventail des possibilités. Aux « mitoses créatrices » (mitose : division cellulaire) capables de donner naissance à quelque chose de nouveau, succèdent les « mitoses monotones » reproduisant des copies conformes des cellules qui ne se divisent que pour résister à l’usure du temps. L’instabilité, créée par une division, doit toujours précéder toute différenciation cellulaire : il en va de même pour la différenciation du paradigme.

Gérard Fourez : Comment travaille la science occidentale ? La notion de paradigme

Cela signifie qu’une discipline scientifique ne s’organise pas autour d’un objet qui serait donné par la nature, mais autour d’une certaine manière de structurer une vision restreinte et particulière d’une partie du monde que l’on découpe. En gros, on appelle « paradigme », une série de règles acceptées par un groupe de chercheurs et admises comme telles ; elles donnent une certaine organisation à la manière de voir les choses suivant une discipline ou une philosophie — une manière de vivre.

Daniel Verney : Quelques hypothèses de recherche à propos du psychisme dans le monde et dans l'homme

La première révolution copernicienne – celle de Copernic – n’a pas consisté uniquement (comme on le répète trop souvent) à remplacer une conception « fausse » du monde physique (centrée sur la Terre) par une conception « vraie » (centrée sur le Soleil), mais à relativiser le géocentrisme de sorte qu’il devint insoutenable en tant que dogme et qu’il apparut enfin comme ce qu’il était, c’est-à-dire un point de vue. Point de vue privilégié, certes, puisqu’il est jusqu’à nouvel ordre celui auquel nous oblige notre situation d’hommes sur la Terre, mais justement point de vue sur une réalité qui n’est pas centrée sur ce point : nous, ou moi.

Solange De Mailly-Nesle : Concordances de l'astrologie et des théories de Stéphane Lupasco

A partir de ces exemples concrets, mais il y en a beaucoup d’autres, nous avons essayé d’aller plus loin, afin de voir quels ponts on pouvait jeter entre la logique de Lupasco et celle de l’Astrologie. Tout d’abord, prenons les signes : on remarque tout de suite que les éléments et les qualités qui les composent, s’ils sont pris deux à deux, tels qu’ils s’opposent dans le Zodiaque, sont à la fois antagonistes et semblables.

Jean E. Charon : Vers l’humain du double plan rationnel et intuitif

Malgré les immenses avancées de la connaissance, conduisant à cette « maîtrise » du monde extérieur dont nous sommes si fiers, grâce à la Science actuelle et son langage rationnel, n’est-on pas enclins à nous demander si cet énorme développement de la Culture ne nous a pas fait « oublier » ce langage intuitif qui prévalait au début de l’humanité ? Ce langage qui est cependant seul à permettre à notre pensée de s’ouvrir vers une dimension essentielle, celle de notre appartenance « corps et âme », qu’on le veuille ou non, à un Réel cosmique ?