Paul Valéry un mystique sans dieu? par Denise Barrère

Je ne me suis jamais référé qu’à mon Moi pur, par quoi j’entends l’absolu de la conscience, qui est l’opération unique et uniforme de se dégager automatiquement de tout ; et, dans ce tout, figure notre personne même, avec son histoire, ses singularités, ses puissances diverses et ses complaisances propres. Je compare volontiers ce Moi pur à ce précieux zéro de l’écriture mathématique auquel toute expression algébrique s’égale […]. Cette manière de voir m’est, en quelque sorte, consubstantielle. Elle s’impose à ma pensée depuis un demi-siècle et l’engage quelquefois dans des transformations intéressantes, comme elle la dégage, d’autres fois, de liaisons tout accidentelles.

Valeur éducative de la Poésie par Jean Delmanoir

Si nous remontons aux origines, nous trouvons l’étroite association de la musique, de la danse et de la poésie, et nous sommes portés à penser que le rythme est la forme naturelle dans laquelle se coule l’émotion. Le rythme est en effet un des principaux aspects de la vie, et l’émotion religieuse s’exprime généralement en vers dans des hymnes, des chants et des rites soumis à des rythmes bien définis. Pensons aux hymnes védiques, bibliques, pleins d’une poésie grandiose et qui constituent des œuvres littéraires de valeur.