Jean Chevalier : La mort et son enjeu
La mort, dit-on, est devenue bavarde. Jamais autant d’articles et de livres ne lui ont été réservés. Et pourtant, tout concourt aujourd’hui à écarter sa présence : science et médecine guérissent ou réaniment le comateux, prolongent la vie, font rêver d’immortalité terrestre ; en attendant, on meurt à l’hôpital dans l’anonymat, on supprime le deuil, on inhume à l’écart. La mort des grands se transforme en un glorieux spectacle : rappelons-nous les funérailles d’un Churchill…