Dans des travaux ultérieurs, Simard et ses collègues ont découvert que les arbres les plus anciens et les plus matures constituent des nœuds centraux de ce réseau, et que certains acheminent du carbone et de l’eau vers leurs propres semis grâce à des liens mycorhiziens partagés. Simard appelle ces nœuds centraux des « arbres mères ». Ce n’est que plus tard qu’elle a réalisé que de nombreuses cultures, y compris les nations autochtones du Nord-Ouest, utilisent des termes familiaux pour désigner les arbres — mère, sœur, grand-mère, grand-père — les considérant comme des êtres vivants qui transmettent sagesse, longévité et régénération. Dans cette vision du monde, la bienveillance et la réciprocité — plutôt que l’exploitation — créent une autre forme de richesse : des écosystèmes sains qui favorisent le bien-être de tous.