L’imagination devient un organe de perception par Henri Bortoft

Traduction libre Londres, Angleterre 14 juillet 1999. Conversation avec Claus Otto Scharmer Henri Bortoft (1938-2012) est l’auteur de The Wholeness of Nature (1996, voir aussi : La démarche scientifique de Goethe, éditions Triades 2001), la monographie définitive sur la méthode scientifique de Goethe. Bortoft a effectué ses recherches de troisième cycle sur le problème de la […]

Explorer les mondes au-delà de la pensée par Albert Blackburn

Traduction libre À la lumière de la conscience, la pensée cesse et la vie crée un état de pure insight. G : Que veux-tu dire par « explorer les mondes au-delà de la pensée », qui est bien sûr le sous-titre de ton livre, Now-Consciousness ? A : Tu sais, j’ai toujours pensé que c’était un titre […]

Douleur et conscience par Patrice Sammut

(Revue Le Chant de la Licorne. No 25. 1988) Où naît la douleur, pourquoi varie-t-elle selon chaque individu, pourquoi le sommeil mais aussi l’excitation en modifient-ils l’impression ? Quel est cet état de conscience qui perturbe notre confort et comment s’en préserver ? La douleur n’est pas une donnée palpable, mesurable ob­jectivement, mais un phénomène […]

L’inconcevable subtilité de la conscience par Dominique Casterman

Comment savoir si nos convictions les plus intimes ne sont pas de subtiles croyances en réponse à nos incertitudes, et les peurs qu’elles impliquent ? En d’autres termes, comment faire la part des choses entre les croyances et la réalité ? Comment distinguer le vrai du faux ? Finalement, que savons-nous du réel ? Demandons-nous d’abord si les questions […]

Physique et perceptions par Jacques De Marquette

Il est donc possible qu’il y ait après la mort du corps comme une sorte de prologue de la mort de l’âme, au cours de laquelle les divers aspects de la vie consciente épuisent les facultés d’actions nouvelles (qu’il ne faut pas confondre avec les mémoires et leurs possibilités de reviviscence) accumulées en elles, comme continue la vitesse acquise d’un navire dont on arrête les hélices en pleine course. Mais ce chant du cygne de l’activité consciente ne saurait durer que quelques semaines, quelques années, quelques décades, ce qui est complètement insignifiant au regard de l’éternité.

Spécificité de la perception dermo-optique par Yvonne Duplessis

Rappelons simplement en quoi cette faculté, que l’on peut aussi appeler paranormale, consiste : elle est la connaissance ou la réaction à une influence, une donnée, un événement non appréhendé par les voies sensorielles. Les expériences statistiques, pour démontrer qu’un facteur « psi » peut perturber les résultats du hasard, sont faites avec les cartes de Zener et sur des sujets très divers. La seconde, la perception dermo-optique, est développée au niveau des mains, par une prise de conscience que fait le sujet d’impressions non visuelles ressenties. Cette prise de conscience recouvre une sensibilité inhérente à tout être humain qui s’exprime par des réactions sensorielles, et motrices, aux variations surtout thermiques de l’environnement.

D’où vient qu’on ait pu faire des rapprochements, voire des confusions entre les deux phénomènes ?

Wolter A. Keers – L’identification

Nous avons défini l’égo comme l’automatisme qui revendique une activité, une perception, une pensée ou un sentiment et qui nous fait dire : j’ai vu, j’ai entendu, j’ai fait, j’ai pensé, j’ai senti. Un examen plus approfondi nous a permis de voir qu’il faudrait dire plutôt : il y a eu activité, perception, pensée ou sentiment. Cela est totalement différent, car une pensée ou un sentiment ne peuvent plus jamais nous lier du moment que nous avons compris qu’il ne s’agit que de phénomènes accidentels qui se manifestent dans la conscience. En principe, chaque pensée ou sentiment peut donc se manifester en moi, qui en suis l’essence pure; et cela s’étend du plus vil jusqu’au plus noble, de la plus basse vulgarité à la sainteté.

Connaissance et pensée par Jean Gontier

Savoir c’est acquérir des idées, des concepts, soit pour les conserver tels quels en mémoire, soit pour les présenter sous une forme originale, soit enfin pour en faire dériver de nouveaux concepts, de nouveaux systèmes. On peut très bien devenir un spécialiste du bouddhisme parce qu’on a lu quantité d’ouvrages traitant de cette tradition, entendu maintes conférences et conversé avec de nombreux bouddhistes, sans jamais avoir été soi-même bouddhiste et ainsi juger de ce qu’en fait on ignore. Connaître ce n’est pas seulement penser et encore moins savoir, c’est recevoir un donné ! Connaître découle de l’expérience directe, on ne connaît pas par personne interposée. Connaître la Réalité c’est la vivre et ce ne peut être que cela. Précisons que lorsque nous employons ici le terme d’expérience, il s’agit d’une tout autre chose que ce qu’on entend généralement par ce qui reste confiné dans les limites de la structure individuelle.

Richesse des perceptions globales immédiates par Robert Linssen

La signification et le rôle véritable des perceptions naturelles les plus simples nous échappent complètement. Un potentiel de révélations et d’enrichissements constants existe dans le simple fait de voir, d’entendre, de toucher, de respirer. Nos activités sensorielles n’ont plus le lien naturel ni le contact qu’elles devraient avoir avec notre nature profonde et celle de l’Univers. Elles se sont progressivement endormies dans l’inattention, l’habitude, la banalité, l’indifférence. La finesse d’architecture cellulaire du corps humain, le système nerveux et le cerveau donnent cependant la possibilité de perceptions plus profondes. Celles-ci permettent d’accéder naturellement à l’infinitude d’horizons intérieurs dont la découverte volatilise les barrières de temps et d’espace qui nous emprisonnent.