Denyse O’Leary : Le panpsychisme : le problème de frontière auquel nous sommes confrontés avec d’innombrables esprits

Je pense que le plus grand problème du panpsychisme est qu’il faut vraiment disposer d’une base scientifique cohérente pour attribuer un esprit à quelque chose. Quel est le critère permettant de dire qu’une chose possède un esprit ? C’est un problème de frontières. Si les électrons ont des esprits, les électrons individuels d’un même atome ont-ils chacun des opinions différentes ? L’opinion de l’atome est-elle simplement la somme moyenne des opinions de ses électrons, ou bien l’atome possède-t-il une opinion qui dépasse celles-ci ?

Michael Egnor : La morale est incompréhensible sans le libre arbitre

Je crois que nous disposons d’un libre arbitre libertarien. Autrement dit, nous pouvons choisir librement nos actions dans une large mesure. Nous sommes certes fortement influencés par des émotions et des motivations qui échappent à notre contrôle immédiat et qui nous submergent parfois. Mais nous disposons malgré tout d’une certaine liberté réelle pour choisir comment réagir à ces impulsions. Nous ne sommes pas des robots de chair.

Denyse O’Leary : Que démontrent les personnes qui sont conscientes, mais dépourvues de cortex ?

Un problème plus urgent est que les matérialistes ne peuvent échapper à ce que j’appelle le problème de la phrénologie. Le matérialisme moderne n’est en quelque sorte qu’une version actualisée de la phrénologie. C’est-à-dire cette idée que le cerveau est comme un ordinateur, et que cette petite zone-là contrôle ceci, cette autre zone contrôle cela. Ou bien ils esquivent la question en disant : « Eh bien, ce n’est pas une zone en particulier qui contrôle la pensée abstraite, c’est l’intégration de toutes ces zones ». Ils affirment que tout cela relève entièrement du monde matériel.

Denyse O’leary : Les personnes ayant un cerveau divisé ont-elles des voies de communication cachées ?

Ce que les neuroscientifiques ignorent de manière scandaleuse, c’est la dichotomie entre ces deux choses : le fait est que, quand on sectionne le corps calleux, les commissures, ou ce qu’on veut couper, on interrompe les perceptions de manière très nette et définitive. Et on n’interrompt pas les conceptions. Et la neuroscience n’a aucune bonne explication à cela.

Denyse O’Leary : L’étonnant fait que révèlent les patients au cerveau divisé

Diviser le cerveau humain en deux peut sembler radical, mais cela a permis d’empêcher des crises d’épilepsie autrement incurables de se propager à l’ensemble du cerveau. Roger Sperry (1913–1994) a reçu le prix Nobel pour avoir découvert les subtils handicaps dont souffraient les patients au cerveau divisé. Il a établi que les hémisphères droit et gauche remplissaient des fonctions différentes. Cependant, en règle général, les patients mènent une vie normale par la suite. Ce qui est étonnant, c’est que, malgré la division radicale de la perception, il n’existe pratiquement aucune division conceptuelle — même lorsque, à toutes fins pratiques, aucune partie de leur cerveau n’a accès à l’ensemble des informations dont le concept dépend.

Michael Egnor : Benjamin Libet et la découverte du « libre refus »

On peut dire que la recherche neuroscientifique la plus intéressante et la plus soutenue sur le libre arbitre a été menée au début des années 1980 par le neurophysiologiste Benjamin Libet (1916-2007). Libet était fasciné par la relation temporelle entre l’activité électrique du cerveau et les pensées. Il voulait savoir ce qui se passe exactement dans le cerveau au moment où nous prenons une décision.

John Zmirak : Conversation avec le Dr Egnor : Sommes-nous des machines à viande, et pourquoi est-ce important ?

J’ai commencé à remettre en question ce qu’on m’avait enseigné sur le cerveau et l’esprit. Je me suis mis à étudier la littérature neuroscientifique et ce que j’ai découvert a confirmé mon expérience clinique : le cerveau n’explique pas complètement l’esprit. Cependant, bien que cela soit évident d’après les preuves neuroscientifiques elles-mêmes, celles-ci n’ont pratiquement jamais été interprétées de cette manière dans les revues scientifiques. Le parti pris matérialiste dans la littérature scientifique était omniprésent et déformait les preuves.

Michael Egnor et Adam Jacobs : Votre esprit est-il immortel ?

Et si votre esprit ne mourait pas avec votre cerveau ? Dans cet entretien fascinant, le Dr Michael Egnor, neurochirurgien et professeur renommé, remet en question la vision matérialiste de la conscience et présente des arguments convaincants en faveur de la survie de l’âme après la mort. S’appuyant sur son nouveau livre The Immortal Mind, le Dr Egnor explore les expériences de mort imminente, les études sur le cerveau scindé et le mystère de la conscience de soi, le tout à travers le prisme de la science, de la philosophie et de la spiritualité.

Michael Egnor : Le défi du darwinisme depuis le Camp Mystic

Si vous êtes tenté de prendre le darwinisme au sérieux, posez-vous la question suivante : pourquoi pleurons-nous la mort des enfants des autres ? Pourquoi les gens risquent-ils leur vie pour sauver des étrangers sans lien de parenté ? Pourquoi nous soucions-nous du sort des personnes qui souffrent dans des pays lointains et qui ne portent pas nos gènes égoïstes ? Les contes de fées darwiniens sur la sélection parentèle, l’altruisme réciproque ou la sélection de groupe n’expliquent pas le deuil universel causé par la perte de ces innocents.

Michael Egnor et Denyse O’Leary : L’immortalité de l’âme est une croyance raisonnable

Les personnes qui pensent que nous sommes complètement anéantis à la mort ont une image favorite : « Où est la flamme quand la bougie s’éteint ? ». Les annihilationnistes sont ici imprudents. Ils supposent que la flamme physique disparaît tout simplement. En réalité, ce n’est pas le cas. Comme le fait remarquer Peter Kreeft, professeur de philosophie au Boston College, « la lumière ne s’éteint pas, elle s’élève. Elle voyage toujours dans l’espace, observable depuis d’autres planètes ».