Elizabeth Jean Currie : Pas seulement de la fumée et des plumes !

Le Dr Currie soutient que réduire l’efficacité de la médecine chamanique à un simple effet placebo ne rend pas justice à la sophistication de la pratique chamanique. Elle affirme que cette dernière repose sur une métaphysique complexe à plusieurs niveaux, dans laquelle le chaman exploite délibérément les relations de cause à effet qui dépassent le monde matériel visible.

Shafica Karagulla & Dora van Gelder Kunz : Les chakras et les champs énergétiques humains

Tout comme les cinq sens physiques nous donnent accès à une certaine gamme de la réalité physique, les sens supérieurs nous permettent de percevoir des éléments du monde suprasensoriel. La perception sensorielle supérieure comprend la clairvoyance, qui signifie « voir clairement », et fait généralement référence à la capacité de percevoir le champ vital et/ou émotionnel. Comme ces perceptions semblent à la fois exotiques et idiosyncrasiques (puisqu’elles ne sont expérimentées que par quelques-uns), les scientifiques et les chercheurs d’aujourd’hui n’ont jamais essayé de manière systématique d’explorer et de comprendre les mécanismes qui rendent possibles de tels phénomènes. Dans une culture attachée à la méthode scientifique, cette négligence semble provenir d’un préjugé ou d’une idée fausse fondamentale.

Lewis Coyne : La marque de l’intelligence humaine

À l’instar du capitaine Kirk de Star Trek, vous atterrissez sur une planète étrangère jusqu’alors inconnue afin de déterminer si une vie intelligente y existe — une intelligence comparable à celle des êtres humains. Supposons que les habitants de cette planète se cachent pendant que vous l’explorez, vous laissant examiner l’environnement à la recherche de preuves physiques d’une vie intelligente. Dans une telle situation, quelle serait la preuve matérielle la plus élémentaire d’une vie intelligente que vous pourriez espérer trouver ?

Peter Himmelman : L’IAG et la question de Dieu

Loin de saper la croyance en Dieu, l’IAG pourrait au contraire l’aiguiser et la renforcer. Elle impose une confrontation avec une vérité inconfortable : sans quelque chose de moralement antérieur à l’intelligence elle-même — quelque chose de transcendant qui rende la vie humaine non négociable —, il n’existe aucune raison cohérente et non arbitraire de préserver l’humanité lorsqu’une alternative plus efficace se présente.

Amira S Arora : L’illumination : une exploration théorique et philosophique au sein de la psychologie

La recherche sur l’illumination soulève de profondes questions éthiques et philosophiques concernant la nature du soi, de l’action et du bien-être. La dissolution des frontières de l’ego remet en question les notions conventionnelles d’identité personnelle et d’autonomie, invitant à reconsidérer la responsabilité morale et l’engagement social. L’intégration des connaissances scientifiques aux traditions de sagesse contemplative peut enrichir les débats philosophiques sur la conscience et l’éthique.

Antonello Veltri : L’idéalisme analytique pourrait-il offrir un nouveau cadre pour la psychopathologie ?

Cet essai, à la fois éclairant et important, soutient que l’idéalisme analytique pourrait contribuer à dépasser l’impasse conceptuelle actuelle en psychiatrie. Le Dr Veltri explique comment l’ensemble des principaux troubles psychiatriques peut être réinterprété, de manière plus favorable sur le plan thérapeutique, à la lumière d’une ontologie idéaliste de l’esprit. En effet, il reformule les troubles mentaux comme des perturbations de la frontière dissociative séparant l’« alter » individuel de la conscience universelle, un changement de perspective qui conduit à de forts moments d’« eurêka ». Le cadre qui en découle permet une déconstruction des données neuroscientifiques et suggère un déplacement de l’attention thérapeutique vers la modulation de cette frontière.

Mahdi Ranaee : Quatre scepticismes : ce que nous pouvons savoir sur ce que nous ne pouvons pas savoir

Descartes remet en question ce que les anciens tiennent pour acquis : l’existence d’un monde extérieur. Puis il y a quelque chose, que Kant met en évidence, qui n’est jamais venue à l’esprit de Descartes : le conceptuel a une incidence sur le non-conceptuel, notre expérience a une incidence sur les objets spatio-temporels. Et Kant lui-même n’envisage jamais ce problème dans son sens le plus redoutable : que la relation entre le conceptuel et le non conceptuel puisse être problématique, même dans le cas des actions que nous accomplissons nous-mêmes, lorsque la direction de l’ajustement va de l’esprit vers le monde. C’est la dernière étape importante, le moment wittgensteinien.

Jamey Hecht : Une défense rationnelle et non religieuse du dualisme

Dans cet essai superbement écrit, le psychanalyste Jamey Hecht s’engage dans un trialogue virtuel avec les philosophes John Searle et Thomas Nagel. Sans faire appel à la pensée religieuse et à travers une analyse rigoureuse des points de vue philosophiques de Searle et de Nagel, il soutient de manière convaincante que le naturalisme est intrinsèquement insuffisant pour rendre compte de la totalité de l’expérience humaine et que le dualisme doit également rester sur la table en tant qu’hypothèse raisonnable.

Martina Moneke : La coïncidence du sens

Les synchronicités sont alors des aperçus de cette totalité sous-jacente, des moments où l’intérieur et l’extérieur, l’esprit et le cosmos s’enveloppent et résonnent, révélant l’unité cachée de l’existence.

Ellen Winner : Les raisons de voir

Aujourd’hui, des philosophes expérimentaux et des psychologues à tendance philosophique conçoivent des expériences capables d’aider à répondre à certaines des grandes questions philosophiques sur la nature de l’art et sur la manière dont nous en faisons l’expérience — des questions qui intriguent les humains depuis des siècles, telles que : pourquoi préférons-nous les œuvres d’art originales aux contrefaçons ? Comment décidons-nous de ce qui constitue un bon art ? Et le fait de s’engager dans les arts fait-il de nous de meilleurs êtres humains ?