Stephen Lester : Les couloirs entre : ce que l’écologie nous apprend sur la conscience

Stephen Lester nous invite à contempler la relation entre le soi apparemment individuel et le monde — y compris les autres soi apparemment individuels — simplement comme des perspectives différentes au sein d’un écosystème continu. L’écologie nous a appris à voir le monde comme un tout interconnecté. De la même manière, la conscience incarnée peut nous enseigner que nous ne sommes pas séparés du monde, mais qu’au contraire, les objets que nous observons ne sont que d’autres perspectives au sein de la même conscience que nous sommes.

Stephen Stern et Steven Gimbel : Les limites de la spiritualité

L’expérience spirituelle est une intensité sans obligation. L’expérience religieuse est une obligation qui survit même lorsque l’intensité s’estompe — même lorsque l’obligation elle-même n’a aucun sens. La spiritualité nous demande ce que nous ressentons à un moment donné. La religion nous demande ce que nous faisons de ce sentiment au fil du temps, et surtout, ce que nous faisons lorsque ce sentiment a disparu.

Mette Leonard Høeg : Vivre sans moi-même

Je n’ai pas l’impression d’avoir un moi. La plupart des gens que je rencontre parlent de leur expérience comme s’ils possédaient un centre interne de conscience — quelque chose à l’intérieur qui perçoit et ressent, un centre à leur expérience subjective. Et la plupart semblent relier ce sentiment intuitif d’un moi singulier à ce qu’ils étaient hier, le mois dernier, l’année dernière — à une histoire de vie qui se déroule sans discontinuer et remonte à leurs souvenirs d’enfance les plus anciens. Lorsque je regarde en moi, je ne trouve aucun centre de conscience. Il ne semble y avoir personne ni rien au centre de moi-même, rien d’identifiable qui génère ou reçoive l’expérience ; seulement des pensées et des sentiments qui ne semblent rattachés à rien, des schémas d’énergie changeants qui se produisent simplement…

Emily Laber-Warren : Qu’est-ce que la sagesse, et peut-elle s’enseigner ?

Surtout, Baltes a distingué la sagesse de l’intelligence, montrant que les capacités analytiques seules ne suffisent pas à rendre une personne sage. Comme le résume le psychiatre gériatrique Dilip Jeste, directeur du Social Determinants of Health Network et coauteur d’un article publié en 2025 dans l’Annual Review of Clinical Psychology sur les bienfaits de la sagesse chez les personnes âgées : « Certaines des personnes les plus intelligentes […] sont aussi les pires qu’elles puissent être ».

Robert J. Marks II : Six théories de la conscience

Tout le monde parle de l’IA qui deviendrait consciente, mais personne ne définit jamais ce qu’est la conscience. Vous trouverez ci-dessous un bref résumé de six modèles différents de la conscience. Les quatre premiers sont entièrement basés sur le naturalisme et partent du principe que nous sommes des ordinateurs faits de chair qui interagissent avec le monde.

Adam Jacobs : Le Pendule et l’Arbre

Mais voici la question plus profonde : est-ce l’oscillation qui guérit, ou la synchronisation ? Hemi-Sync n’alterne pas la stimulation ; il recherche l’alignement. L’EMDR alterne. L’un déstabilise par le mouvement ; l’autre harmonise par la cohérence. Peut-être ne sont-ils pas opposés. Dans les systèmes complexes, la synchronisation émerge souvent de l’oscillation. Un accord musical n’est pas une seule note, mais des notes distinctes vibrant en relation harmonique. Ce que nous percevons comme unité n’est pas l’identité, mais une différence coordonnée. Peut-être que les états supérieurs de conscience semblent unifiés parce que des processus différenciés se déplacent en rythme plutôt qu’en compétition.

Elizabeth Jean Currie : Pas seulement de la fumée et des plumes !

Le Dr Currie soutient que réduire l’efficacité de la médecine chamanique à un simple effet placebo ne rend pas justice à la sophistication de la pratique chamanique. Elle affirme que cette dernière repose sur une métaphysique complexe à plusieurs niveaux, dans laquelle le chaman exploite délibérément les relations de cause à effet qui dépassent le monde matériel visible.

Shafica Karagulla & Dora van Gelder Kunz : Les chakras et les champs énergétiques humains

Tout comme les cinq sens physiques nous donnent accès à une certaine gamme de la réalité physique, les sens supérieurs nous permettent de percevoir des éléments du monde suprasensoriel. La perception sensorielle supérieure comprend la clairvoyance, qui signifie « voir clairement », et fait généralement référence à la capacité de percevoir le champ vital et/ou émotionnel. Comme ces perceptions semblent à la fois exotiques et idiosyncrasiques (puisqu’elles ne sont expérimentées que par quelques-uns), les scientifiques et les chercheurs d’aujourd’hui n’ont jamais essayé de manière systématique d’explorer et de comprendre les mécanismes qui rendent possibles de tels phénomènes. Dans une culture attachée à la méthode scientifique, cette négligence semble provenir d’un préjugé ou d’une idée fausse fondamentale.

Lewis Coyne : La marque de l’intelligence humaine

À l’instar du capitaine Kirk de Star Trek, vous atterrissez sur une planète étrangère jusqu’alors inconnue afin de déterminer si une vie intelligente y existe — une intelligence comparable à celle des êtres humains. Supposons que les habitants de cette planète se cachent pendant que vous l’explorez, vous laissant examiner l’environnement à la recherche de preuves physiques d’une vie intelligente. Dans une telle situation, quelle serait la preuve matérielle la plus élémentaire d’une vie intelligente que vous pourriez espérer trouver ?

Peter Himmelman : L’IAG et la question de Dieu

Loin de saper la croyance en Dieu, l’IAG pourrait au contraire l’aiguiser et la renforcer. Elle impose une confrontation avec une vérité inconfortable : sans quelque chose de moralement antérieur à l’intelligence elle-même — quelque chose de transcendant qui rende la vie humaine non négociable —, il n’existe aucune raison cohérente et non arbitraire de préserver l’humanité lorsqu’une alternative plus efficace se présente.