Steven Pashko : Conscience sans contrepartie : l’identité au-delà de la représentation

La recherche de l’authenticité échoue parce que nous la menons au mauvais endroit : la pensée elle-même. Le fossé épistémique, c’est-à-dire l’incapacité des concepts à saisir la réalité expérientielle, produit le sentiment persistant que quelque chose de fondamental dans l’existence fait défaut, une tension qui sous-tend une grande partie du questionnement existentiel. Lorsque les représentations sont confondues avec la réalité, trois formes omniprésentes de souffrance s’ensuivent : la peur de la mort, la violence et l’orgueil. Chacune d’entre elles se dissout lorsque l’erreur est reconnue. Mais la reconnaissance seule s’estompe ; seul un détachement soutenu de l’identification conceptuelle permet de transformer cette prise de conscience en expérience vécue, affirme Steven Pashko.

Heikki Petola : Le moment présent est tout ce qui existe

Le monde fonctionne bien, mais nous, les êtres humains, non. Nous semblons créer plus de problèmes que nous n’en résolvons. Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est. L’esprit crée tous nos problèmes, mais il pourrait aussi les résoudre en agissant correctement. Il y a une erreur dans notre façon de penser. Il est configuré pour produire des choses que nous ne voulons pas. Personne ne veut de la misère et de l’angoisse, et pourtant c’est ce que nous produisons.

Heikki Peltola : Nous et eux

Dans cet instant magique, le miracle de la vie s’ouvre devant nous, ce que le physicien David Bohm a appelé l’ordre implicite. C’est une réalité dans laquelle il n’y a pas de sentiment d’un expérimentateur séparé produit par l’esprit et les sens. Il n’y a pas non plus de séparation entre nous, les humains, et l’univers. Ils ne font qu’un.

Jac O’Keeffe : Que votre éveil devienne une force de changement

Dans cet entretien, Jac O’Keeffe partage l’histoire puissante de son éveil spirituel et des décennies de travail intérieur qui ont suivi. Avec franchise, humour et une lucidité implacable, elle décrit le moment où l’amour divin a inondé son être, la guidance qu’elle a reçue et la façon dont cet éveil a transformé sa vie. Mais le cœur de cette conversation se situe dans ce qui vient après l’éveil — comment nous intégrons, incarnons et exprimons la réalisation spirituelle dans le monde. Ensemble, nous explorons comment la pratique spirituelle nous aide à transcender nos histoires, à nous libérer de croyances limitantes et, en fin de compte, à servir un monde en besoin avec humilité, amour et clarté.

Roger Pielke Jr. : L’invention du « risque climatique » — politiquement brillante, mais fatalement viciée

Les efforts visant à relier changement climatique et phénomènes extrêmes ont véritablement décollé au milieu des années 2000, à l’époque de la sortie du film d’Al Gore Une vérité qui dérange, qui a dramatisé ce lien de manière apocalyptique — notamment à travers l’ouragan Katrina en 2005. La communauté militante pour le climat voulait rendre le changement climatique concret pour le public, et les phénomènes météorologiques extrêmes semblaient être le vecteur idéal. À bien des égards, il s’agit d’une ressource politique renouvelable, puisque des extrêmes météorologiques photogéniques (et parfois destructeurs et tragiques) surviennent chaque jour, quelque part.

Roger Pielke Jr. : Comment le système financier a inventé le « risque climatique » sans lien avec la science climatique

La création d’un complexe industriel dédié aux risques climatiques était donc inutile. Au-delà de cela, son existence se justifie par un rejet total de la science climatique dominante ainsi que des pratiques établies de longue date pour gérer les impacts des conditions météorologiques et climatiques sur la société.

Roger Pielke Jr. : Le complexe industriel du risque climatique et la crise artificielle de l’assurance de l’assurance

Les défenseurs du climat ont adopté l’idée d’une crise de l’assurance alimentée par le climat, car elle relie habilement la dramatisation des phénomènes météorologiques extrêmes et les conséquences financières alléguées pour les gens ordinaires. Cependant, les défenseurs du climat ne sont pas les seuls… Un complexe industriel du risque climatique a émergé dans cet espace, et beaucoup d’argent est gagné par beaucoup de personnes. Le vernis vertueux de la défense du climat sert à décourager l’examen critique et la responsabilité.

Robert Powell : Maya ne peut jamais embrasser Brahman

Ainsi, les explications peuvent, au mieux, suggérer la vérité, mais elles ne peuvent jamais prouver ou transmettre cette vérité à autrui. La vérité doit être réalisée par soi-même pour soi-même. Ainsi, l’utilité réelle des explications réside peut-être dans le fait de réduire au silence l’esprit en lui montrant son impuissance, et de préparer ainsi une condition ou une réceptivité permettant à la Grâce d’opérer. Car la réalisation est essentiellement acausale : elle ne peut être ni induite ni entravée. Et, en dernier ressort, tout est Grâce.

Robert Powell : La conscience dans les enseignements de J. Krishnamurti et Sri Ramana Maharshi

J. Krishnamurti parle abondamment de « conscience sans choix » — qui peut être considérée comme le pilier de son enseignement —, mais les gens ont beaucoup de mal à la comprendre. L’une des questions que ses étudiants lui posent sans cesse est la suivante : « Si la conscience est sans choix, alors qui est conscient […]

Paul Pujol : De la pensée, de la mémoire et du cerveau

Que devient la mémoire, quand la pensée est absente ? Quand «?l’observateur est un avec ce qu’il observe?», quand la distance psychologique n’existe plus que fait la mémoire ? Quel est le lien, le rapport entre la pensée, la mémoire et le cerveau ? On le voit le sujet n’est pas simple et demande une grande intensité dans l’observation des mécanismes de la perception.