Louis Pouilliart : Être soi-même

Il existe dans le monde un grand nombre de personnes qui apportent beaucoup plus d’attention à critiquer leurs semblables qu’à essayer d’apprécier leur propre comportement. C’est une déplorable tendance. Sans doute, celui qui analyse ainsi ses contemporains acquiert à ce jeu une certaine connaissance psychologique qui est certainement utile à son développement intellectuel, mais par contre, il laisse s’établir en lui deux penchants extrêmement néfastes: le manque de bienveillance envers autrui et l’habitude de se considérer lui-même avec une indulgence abusive.

André Niel : L'Expérience du Divin selon « La Synthèse des Yogas » de Sri Aurobindo ‎ ‎

Il n’y a pas de recette absolue pour faire l’expérience du Divin : « La connaissance ou l’expérience (de l’infini) peut commencer n’importe où et s’exprimer à travers n’importe quoi — car le Divin est en tout et tout est le Divin. Mais plusieurs voies de découverte peuvent être envisagées.

Robert Linssen : Un cas extraordinaire : SUNYATA

En 1890, naquit dans une ferme isolée du Danemark, un homme exceptionnel nommé Emmanuel Sorensen. En quoi était-il exceptionnel ? Il l’était par sa totale transparence et son silence intérieur. En fait, il est né dans un état de total éveil spirituel immensément différent de la plupart des êtres humains, prisonniers de leur ego, identifiés à leur corps et à l’image d’eux-mêmes.

André Niel : L'Homme du Non-Mental et la Psychanalyse (Etude sur l'Inconscient Zen)

On a l’impression, malgré les progrès récents de la Psychologie et les découvertes de la Psychanalyse, qu’une grande distance sépare encore l’homme de la connaissance complète de lui-même. Il semble que depuis Freud, et malgré les efforts de ses successeurs, la science psychologique soit parvenue à un certain palier où elle s’est immobilisée. La cause d’un tel arrêt, c’est l’obstacle de la contradiction intérieure sur lequel vont aujourd’hui buter les théories les plus subtiles. Malgré eux, les psychanalystes sont portés à supposer l’existence d’un tel conflit fondamental.

André Niel : Originalité de la Pensée Zen, considérée dans ses rapports avec les mystiques chrétienne et bouddhiste

Les deux mystiques chrétienne et bouddhiste ont toutes deux leur point de départ dans le sentiment spontané — tout de suite constitué en certitude — de la division-contradiction de l’être, d’où elles déduisent, par exemple, la dualité irréductible d’un Absolu-incréé (parfait et immuable), et d’un monde-relatif des Apparences (monde du changement, de la douleur et du péché). Ainsi s’explique leur commune prétention de vouloir nous relier, malgré notre condition d’individus séparés-créés, à l’Incréé-absolu. Bouddhisme et Christianisme sont, en effet, des écoles de perfection et de salut. Notre condition humaine est malheureuse parce qu’elle est en réalité une condition déchue, inférieure relativement à l’état existentiel absolu, parfait, immuable, divin.

André Niel : La Doctrine de Nichiren selon G. Renondeau

Cette doctrine comporte deux dogmes fondamentaux : 1) Tous les êtres — y compris les femmes, les végétaux et les minéraux — parviendront finalement à l’état nirvânique de bouddha. La nature de Bouddha est, en effet, en germe dans tous les êtres. — 2) Le caractère « illuminé » de Bouddha lui appartient de toute éternité.

André Niel : Krishnamurti et la Révolte

Il y a un adage du désir de violence qui est celui-ci : « La fin justifie les moyens ». Rien de plus faux ici. La preuve en a été maintes fois administrée. On se révolte, on tue, on brûle; on est enfin victorieux. Mais l’injustice recommence avec l’ordre politique nouveau. La misère, la cruauté, le désordre, tout cela a survécu, il n’y a rien de changé!

André Niel : Au delà des Sagesses d'Orient et d'Occident: Krishnamurti et la Synthèse de l'Avenir

Quelle sorte de rapports nos religions nous ont-elles permis d’établir avec l’Infini, l’Eternel ? Les rapports imaginaires qui unissent l’inférieur à son supérieur : rapports de frayeur, échanges de menaces et de sacrifices, rapports de bourreau à victime. Mais comment le sentiment de mon rapport à l’Infini n’influerait-il pas sur la nature de mes rapports avec mon semblable ? En définitive, l’individu n’est-il pas, pour un autre individu, le symbole même de l’Insondable, de l’Illimité ? Il n’est pas possible qu’un homme ait des rapports satisfaisants avec son prochain s’il n’en a pas d’harmonieux avec l’Absolu.

André Niel : Aphorismes sur le Moi, la Liberté, l'Univers

L’Univers doit son sens à l’immortelle conscience; il doit son existence à l’individu mortel.
La vie et la mort de l’individu sont les pôles du temps: le Moi et l’Autre existants sont les pôles de l’espace.
Ce n’est pas le non-être qui rompt la totalité de l’être, c’est l’autre-être, dans l’espace-temps.

Robert Powell : La Grâce

En de rares occasions, nous voyons un être humain plongé dans la confusion et la misère subir une transformation indicible et presque miraculeuse, un éveil suivi d’une purification fondamentale balayant toutes les limitations de l’esprit.