Ravi Ravindra : Un cœur sans limite – Le Travail avec Jeanne de Salzmann

Un cœur sans limite est un recueil de souvenirs extraits des carnets de Ravi Ravindra et qui donne un aperçu de l’enseignement extraordinaire de Mme Jeanne de Salzmann. Le récit que présente Ravindra de ses entretiens, de sa correspondance et de ses rencontres avec Mme de Salzmann est profondément intime sans être purement personnel. Son […]

Maurice Nicoll : Explication simple des idées du « Travail »

Traduction libre UN Chacun d’entre nous est deux personnes – la personne que nous nous imaginons être, et ce que nous sommes réellement. Seule l’observation de soi nous le montre. Nous ne pouvons pas comprendre que nous sommes deux personnes si nous ne commençons pas à comprendre ce que signifie s’observer soi-même. Nous voyons un […]

Ravi Ravindra : Le Travail de Gurdjieff et l'enseignement de Krishna

Traduction libre Cet article a été publié dans Gurdjieff : Essays and Reflections on the Man and his Teaching, ed. J. Needleman et G. Baker (New York : Continuum, 1996). Publié également dans R. Ravindra : Spiritual Roots of Yoga. « Si je cessais de travailler », dit Krishna dans la Bhagavad Gita (3.24), « tous ces mondes […]

Gary Lachman : Efforts et éveil : Aperçus des travaux de Maurice Nicoll

Traduction libre Les images de nous-mêmes nous empêchent de voir ce que nous sommes… Vous avez, disons, une image gentille de vous-même, juste, pleine d’abnégation et de bonne volonté… Vous ne vous rendez pas compte que vous êtes souvent cruel, égoïste, injuste et parfois plein de mauvaise volonté… Dans ce genre de cas, vous ne […]

Michel de Salzmann : Les miettes du festin

Sans doute ne peut-on blâmer des tentatives de bonne foi – quoique à l’évidence prématurées – pour n’avoir pas réussi à relever un défi presque impossible, celui de transmettre, hors de son terrain propre, l’essence métaphysique d’un enseignement qui a pour fin, comme pour origine, la « réalisa­tion » des potentialités de l’être et de ses « pouvoirs correspondants de manifestation ». Mais comment, par ailleurs, ne pas savoir que toute naïveté, toute pré­tention, dans ce domaine, risque fatalement d’exposer les autres aux pires méprises, de provoquer inconsciem­ment plus de mal que de bien…

Pierre Schaeffer : Dialogue apocryphe avec Monsieur Gurdjieff

Quelqu’un lui a demandé un jour d’où venait cette musique. Il n’a pas répondu mais indiqué qu’elle venait, bien entendu, du même lieu que des danses, et que c’est grâce à la mémoire des mouvements qu’il s’était souvenu de la musique. La raison qu’il donne est cette correspon­dance mathématique, ces fameuses lois. Moi je veux bien, mais je crois, plus simplement, qu’il est comme tout vir­tuose : sa mémoire musicale est désor­mais dans ses muscles. Un pianiste joue Chopin sans avoir besoin de se remé­morer. La partition est dans le corps.

Robert Amadou : Gurdjieff et le soufisme

Si Gurdjieff n’a jamais prétendu être soufi, il a soutenu qu’il enseignait, à sa manière, ce que les derviches en­seignent. À première vue, il n’en est rien, dans un contexte non seulement muet sur l’islam, mais a-religieux. Dans le travail, néanmoins, des traces d’influence se dessinent : comment pourrait-il en aller autrement ? Les « exercices », les « mouvements » constituent Gurd­jieff en « maître de danse », à la Rumi. Mais des tech­niques respiratoires et gestuelles analogues existent dans le christianisme oriental et dans le chamanisme, dont l’islam et le christianisme des pays de Gurdjieff ont subi l’influence, quand ils ne se sont pas seulement rencontré avec lui. Il paraît que certains traits spécifiques, d’ailleurs accessoires, des rites derviches reviennent dans le travail de Gurdjieff. Une influence soufie est certaine, d’autres aussi, probablement plus faibles, la réinvention ne l’est pas moins. Je n’ose plus avant…

James Moore : Gurdjieff et Katherine Mansfield

Et voilà que, tout à coup, — c’était le bouquet —, surgissait Katherine Mansfield. « M. Gurdjieff n’est pas du tout comme je pensais », écrit Katherine, « il est comme on veut vraiment le trouver. Mais je suis absolument sûre qu’il peut me mettre sur la bonne voie en toutes circons­tances… » Et maintenant qu’il l’avait acceptée, quel poids pour Gurdjieff : le terrible diagnostic des médecins, le problème des soins intensifs, à lui assurer la mise en péril de son Institut par la mort d’une femme célèbre… Évidemment, il avait prévu ces difficultés, les avait mises en balance avec le besoin de Katherine et, tout bien pesé, les avait écartées. « Pour cela », écrit Ous­pensky, « il a reçu, au cours des années, et avec les intérêts, son plein salaire de mensonges et de calom­nies ». (Fragments d’un Enseignement inconnu.)

Jean Biès : Gurdjieff, promesses d'une parole

École de rigueur et de lucidité, le « Travail » stimulait, éveillait, léguait un « sens » à l’existence d’être déracinés, confrontés à l’absurde, perplexes devant tant de ques­tions spoliées de leurs réponses, insatisfaits d’Églises plus militantes que méditantes. Il proposait un point de repère grâce auquel prendre sa mesure, se voir deve­nir, découvrir sa place, sa nature, non point celles qu’on croit avoir ou tenir abusivement. Voie du plus grand effort menant nécessairement à un changement de vision à une maturité, à l’acquisition d’un autre ordre. Voie permettant de distinguer l’essentiel du superflu, de se rendre responsable, d’ajuster la balance intérieure, à force de patience et de volonté.