Sri Nisargadatta Maharaj : Prakriti et Purusha

Celui qui se croit être le corps crée involontairement un ego. Lorsqu’il n’y a pas de forme, il n’y a pas d’ego ! Ahankar signifie : « Je suis le corps, c’est ma forme ». À cause de cette conviction, la Prakriti devient puissante. Mais lorsqu’on devient un jnani et que l’on comprend que le corps n’est pas sa forme, il devient évident que le corps est attribuable à son « je suis », qui est la qualité de l’essence de la nourriture.

Denyse O’Leary : L’étonnant fait que révèlent les patients au cerveau divisé

Diviser le cerveau humain en deux peut sembler radical, mais cela a permis d’empêcher des crises d’épilepsie autrement incurables de se propager à l’ensemble du cerveau. Roger Sperry (1913–1994) a reçu le prix Nobel pour avoir découvert les subtils handicaps dont souffraient les patients au cerveau divisé. Il a établi que les hémisphères droit et gauche remplissaient des fonctions différentes. Cependant, en règle général, les patients mènent une vie normale par la suite. Ce qui est étonnant, c’est que, malgré la division radicale de la perception, il n’existe pratiquement aucune division conceptuelle — même lorsque, à toutes fins pratiques, aucune partie de leur cerveau n’a accès à l’ensemble des informations dont le concept dépend.

Sri Nisargadatta Maharaj : Les trois états et au-delà

Vous sentez que vous êtes né, mais qu’est-ce que la naissance exactement ? Les trois états — veille, rêve et sommeil profond — sont appelés « naissance ». Les trois états constituent la nouvelle « Je suis ». C’est votre sentiment d’être, que j’appelle aussi conscience. Tant que les trois états se produisent, vous ferez l’expérience de tout ce qui suit.

Denyse O’Leary : Bonjour, les matérialistes, pesons et mesurons l’esprit

En réalité, de nombreux phénomènes de l’esprit ne sont pas de bons arguments en faveur du matérialisme. L’effet placebo vient immédiatement à l’esprit. C’est le fait le mieux attesté en médecine. Les médicaments autorisés à la vente sont testés par rapport à cet effet. Pourquoi ? En bref, ce que les patients pensent qu’il leur arrive est un élément essentiel de ce qui se passe réellement. S’ils pensent qu’un médicament fonctionne, il fonctionnera pour beaucoup d’entre eux, même s’ils font partie du groupe témoin et qu’il ne s’agit que d’un comprimé de sucre.

Denyse O’Leary : À quoi sert la conscience ? Seize théories tentent d’y répondre

Bien que l’étude scientifique de la conscience ait connu un essor considérable au cours des deux dernières décennies, une question centrale reste sans réponse : quelle est la fonction de la conscience ? Cela concerne à la fois les fonctions cognitives immédiates de la conscience et la valeur évolutive ultime de la conscience chez nos ancêtres. Les réponses à ces questions sont essentielles pour comprendre pourquoi certaines espèces (comme la nôtre) sont devenues conscientes, tandis que d’autres (comme les chênes) ne le sont pas.

Gary Lachman : René Schwaller de Lubicz et l’intelligence du cœur

L’idée centrale de cet ouvrage se trouve au cœur de la pensée de Schwaller : la division inexplicable — ou « scission », comme il l’appelait — de l’Un non manifesté, l’Absolu, en la multiplicité — une question qui, sous une forme moins mystique, occupe aujourd’hui de nombreux cosmologistes de renom. Pour Schwaller, cette éruption « irrationnelle » de l’unité absolue dans le monde de l’espace et du temps est le mystère central de l’existence, le secret primordial qui échappera à jamais à la compréhension simplificatrice de l’esprit purement cérébral. Notre esprit rationnel est incapable de saisir ce mystère central, affirme-t-il, car notre « organisation sensorielle semble manifestement imparfaite ». Cette condition ne peut être atténuée que par un « perfectionnement de la conscience »…

Sri Nisargadatta Maharaj : Maya : Le corps-esprit et son monde

Commencez par le tout début. Dans ce monde grossier, j’ai commencé avec mes parents, car je savais parfaitement que mon principe résidait déjà là, dans l’ensemble de leurs éléments corporels d’où j’ai émané… En vérité, votre état est celui de la félicité absolue… Dans cet état, il n’y a aucune trace de misère ou de malheur, seulement une félicité sans mélange

Robert Powell : Sujet et objet sont couramment confondus

Une grande partie de notre difficulté à comprendre l’essence de l’advaita et, par là même, à lever le principal obstacle à la compréhension de Soi, repose sur une confusion fondamentale entre le subjectif et l’objectif. Nous observons les objets matériels de ce monde en tant qu’« objets », et, par opposition à cela, nous faisons de l’observateur, le complexe corps-esprit, le « sujet »…

Robert Powell : Le bonheur est indicible

Il existe un bonheur qui n’est pas fragile et qui ne limite pas l’individu, car il est absolu et inconditionnel. Il surgit dès que le conflit dans l’esprit est résolu ; rien d’autre n’est nécessaire. Le conflit dans l’esprit ne fait qu’obscurcir l’état de félicité, qui est un silence parfait et qui est toujours présent, au plus profond de nous-mêmes.