Sri Nisargadatta Maharaj : Maya : Le corps-esprit et son monde

Commencez par le tout début. Dans ce monde grossier, j’ai commencé avec mes parents, car je savais parfaitement que mon principe résidait déjà là, dans l’ensemble de leurs éléments corporels d’où j’ai émané… En vérité, votre état est celui de la félicité absolue… Dans cet état, il n’y a aucune trace de misère ou de malheur, seulement une félicité sans mélange

Robert Powell : Sujet et objet sont couramment confondus

Une grande partie de notre difficulté à comprendre l’essence de l’advaita et, par là même, à lever le principal obstacle à la compréhension de Soi, repose sur une confusion fondamentale entre le subjectif et l’objectif. Nous observons les objets matériels de ce monde en tant qu’« objets », et, par opposition à cela, nous faisons de l’observateur, le complexe corps-esprit, le « sujet »…

Robert Powell : Le bonheur est indicible

Il existe un bonheur qui n’est pas fragile et qui ne limite pas l’individu, car il est absolu et inconditionnel. Il surgit dès que le conflit dans l’esprit est résolu ; rien d’autre n’est nécessaire. Le conflit dans l’esprit ne fait qu’obscurcir l’état de félicité, qui est un silence parfait et qui est toujours présent, au plus profond de nous-mêmes.

Robert Powell : Mettre fin à la détresse en se décrochant du limité

La question est donc la suivante : comment défaire les crochets sans en créer de nouveaux au cours du processus ? Aucune action consciente de ma part ne peut être la réponse, car une telle action serait en fin de compte l’œuvre des crochets mêmes qui constituent le problème. Il suffit d’exposer les crochets, qui sont mes chaînes, à la lumière de l’attention, en les faisant passer du passé inconscient au présent conscient. Il est primordial de voir leur nature temporelle ; c’est-à-dire qu’ils sont entrés à un certain moment en se glissant, pour ainsi dire, à travers mon manque d’attention, et qu’ensuite ils se sont constamment renforcés.

Steven Pashko : Conscience sans contrepartie : l’identité au-delà de la représentation

La recherche de l’authenticité échoue parce que nous la menons au mauvais endroit : la pensée elle-même. Le fossé épistémique, c’est-à-dire l’incapacité des concepts à saisir la réalité expérientielle, produit le sentiment persistant que quelque chose de fondamental dans l’existence fait défaut, une tension qui sous-tend une grande partie du questionnement existentiel. Lorsque les représentations sont confondues avec la réalité, trois formes omniprésentes de souffrance s’ensuivent : la peur de la mort, la violence et l’orgueil. Chacune d’entre elles se dissout lorsque l’erreur est reconnue. Mais la reconnaissance seule s’estompe ; seul un détachement soutenu de l’identification conceptuelle permet de transformer cette prise de conscience en expérience vécue, affirme Steven Pashko.

Heikki Petola : Le moment présent est tout ce qui existe

Le monde fonctionne bien, mais nous, les êtres humains, non. Nous semblons créer plus de problèmes que nous n’en résolvons. Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est. L’esprit crée tous nos problèmes, mais il pourrait aussi les résoudre en agissant correctement. Il y a une erreur dans notre façon de penser. Il est configuré pour produire des choses que nous ne voulons pas. Personne ne veut de la misère et de l’angoisse, et pourtant c’est ce que nous produisons.

Heikki Peltola : Nous et eux

Dans cet instant magique, le miracle de la vie s’ouvre devant nous, ce que le physicien David Bohm a appelé l’ordre implicite. C’est une réalité dans laquelle il n’y a pas de sentiment d’un expérimentateur séparé produit par l’esprit et les sens. Il n’y a pas non plus de séparation entre nous, les humains, et l’univers. Ils ne font qu’un.

Jac O’Keeffe : Que votre éveil devienne une force de changement

Dans cet entretien, Jac O’Keeffe partage l’histoire puissante de son éveil spirituel et des décennies de travail intérieur qui ont suivi. Avec franchise, humour et une lucidité implacable, elle décrit le moment où l’amour divin a inondé son être, la guidance qu’elle a reçue et la façon dont cet éveil a transformé sa vie. Mais le cœur de cette conversation se situe dans ce qui vient après l’éveil — comment nous intégrons, incarnons et exprimons la réalisation spirituelle dans le monde. Ensemble, nous explorons comment la pratique spirituelle nous aide à transcender nos histoires, à nous libérer de croyances limitantes et, en fin de compte, à servir un monde en besoin avec humilité, amour et clarté.

Roger Pielke Jr. : L’invention du « risque climatique » — politiquement brillante, mais fatalement viciée

Les efforts visant à relier changement climatique et phénomènes extrêmes ont véritablement décollé au milieu des années 2000, à l’époque de la sortie du film d’Al Gore Une vérité qui dérange, qui a dramatisé ce lien de manière apocalyptique — notamment à travers l’ouragan Katrina en 2005. La communauté militante pour le climat voulait rendre le changement climatique concret pour le public, et les phénomènes météorologiques extrêmes semblaient être le vecteur idéal. À bien des égards, il s’agit d’une ressource politique renouvelable, puisque des extrêmes météorologiques photogéniques (et parfois destructeurs et tragiques) surviennent chaque jour, quelque part.