Chandan Priyadarshi : Essai 5 : La condition de toute preuve

Une résolution cohérente — que cet essai présente comme une conception métaphysique plutôt que comme une déduction empirique — s’appuie sur le concept d’involution de Sri Aurobindo. La conscience n’est pas absente de la réalité physique préréflexive. Elle y est dissimulée, opérant en dessous du seuil de la conscience réflexive. La matière n’est pas dépourvue de conscience. Elle peut être mieux comprise comme la conscience dans sa forme la plus occultée — ce que la tradition désigne par jada, l’inertie, qui n’est pas la négation de la conscience, mais sa compression extrême.

l’Équipe scientifique de l’IONS : Que se passe-t-il lorsque trois channelers décrivent les mêmes extraterrestres ?

Le channeling en transe désigne un état modifié de conscience dans lequel une personne affirme recevoir et transmettre des informations provenant d’une source qu’elle perçoit comme extérieure à elle-même — un humain décédé, une figure religieuse ou archétypale, une intelligence collective ou un être non humain. Il s’agit d’une pratique ancienne, documentée dans différentes cultures et à travers les siècles, depuis les traditions spirites jusqu’aux contextes chamaniques et spirituels contemporains. Ce que le channeler décrit comme le « locuteur » varie largement d’une personne à l’autre et d’une tradition à l’autre…

Chandan Priyadarshi : Essai 4 : La conscience peut-elle être réduite à un processus physique ?

Aucun des modèles n’a pleinement dérivé le fait même de l’expérience — la donnée à la première personne, non comme un contenu supplémentaire dans le flux des apparences, mais comme ce au sein de quoi les contenus apparaissent. Les méthodes explicatives à la troisième personne procèdent en objectivant les phénomènes et en décrivant leur structure, leur dynamique et leurs relations causales. La conscience, en revanche, ne se présente pas, au cours de l’investigation, comme un objet parmi d’autres. Elle est le champ au sein duquel l’objectivation se produit. Il en résulte une asymétrie méthodologique : toute explication à la troisième personne présuppose déjà la rencontre à la première personne qu’elle cherche à expliquer.

Robert Powell : Primordial à l’espace-temps

Comment pourrait-on attribuer la réalité à ce qui est changeant ? À quoi exactement attribue-t-on la Réalité ? À chaque instant, ce « quoi » particulier se transforme en autre chose, à l’infini. Il m’apparaît donc très clairement qu’aucune réalité ne peut jamais être attribuée à ce qui est changeant. Seul l’Immuable est le Réel, et constitue donc la Norme ultime.

Chandan Priyadarshi : Essai 3 : Le Témoin

Ce n’est pas une manœuvre philosophique subtile. C’est le fait le plus ordinaire de l’expérience, si proche et si constant qu’il est presque toujours négligé. À l’instant même, tandis que ces mots sont lus, il y a une conscience de la lecture. Cette conscience n’est pas les mots. Elle n’est pas la compréhension qui se construit. Elle n’est pas le léger mouvement de l’attention lorsqu’une phrase cède la place à la suivante. Elle est ce dans quoi tout cela apparaît.

Denyse O’Leary : Le panpsychisme : le problème de frontière auquel nous sommes confrontés avec d’innombrables esprits

Je pense que le plus grand problème du panpsychisme est qu’il faut vraiment disposer d’une base scientifique cohérente pour attribuer un esprit à quelque chose. Quel est le critère permettant de dire qu’une chose possède un esprit ? C’est un problème de frontières. Si les électrons ont des esprits, les électrons individuels d’un même atome ont-ils chacun des opinions différentes ? L’opinion de l’atome est-elle simplement la somme moyenne des opinions de ses électrons, ou bien l’atome possède-t-il une opinion qui dépasse celles-ci ?

Chandan Priyadarshi : Essai 2 : Qu’est-ce que l’observateur ?

La physique a découvert que l’observateur ne peut être exclu de la description de la réalité et ne peut être décrit à l’intérieur de celle-ci. L’examen de l’expérience révèle que l’observateur ne peut être localisé comme un objet au sein de l’expérience et ne peut en être séparé. Dans les deux cas, l’observateur est à la fois indispensable et impossible à rendre compte par les méthodes disponibles. Dans les deux cas, la tentative de traiter l’observateur comme un simple élément supplémentaire de l’inventaire — simplement un autre système physique, simplement un autre objet de l’expérience — échoue d’une manière caractéristique.

Sri Nisargadatta Maharaj : Le Maha-mantra : le Grand Rappel

D’où avez-vous obtenu l’information concernant votre être ? Quelqu’un se demande-t-il comment cette existence est apparue, et d’où elle vient ? Comment pouvez-vous être certain de votre existence ? La réponse réside dans votre « je suis », votre sensation d’être. Et grâce à cela, qui se manifeste sous forme de connaissance et d’amour, vous êtes certain que vous existez. Vous vous aimez vous-même. Qui d’autre aimez-vous autant que vous-même ? Votre amour pour vous-même est l’amour de la connaissance, de Dieu et de l’amour lui-même. Il est vrai que Dieu existe avant toute chose, mais vous êtes la preuve de l’existence de Dieu.