Maud Cousin : Le corps et la chaleur

Si la production de la chaleur est la plus importante, la régulation est ce qu’il y a de plus personnel. C’est là qu’on est le plus conscient de soi. Les hommes ordinaires ne peuvent agir que sur la respiration et encore…, selon des indications et avec précaution. D’autres individus ont acquis une telle maîtrise qu’ils sont capables d’agir sur les battements de leur cœur. On dit que le rythme de base est d’une respiration pour quatre battements cardiaques: cet équilibre va de pair avec le rythme, or tout est rythme.

Maud Cousin : L’alimentation, les tempéraments

Les reins qui généralement sont assimilés à un organe eau, pour Steiner sont un organe air. Le foie est un organe du moi, donc du feu, de l’énergie. Les intestins varient selon les endroits, ils sont éthériques avant tout, c’est-à-dire qu’ils correspondent à la croissance. L’estomac qui est à moitié conscient, est astral, c’est-à-dire sentiment. La rate est un organe terre, c’est elle qui donne l’assimilation. Vivre sans rate fait mal assimiler. La partie minérale correspond aux os. Le pôle le moins réactif, froid, c’est le cerveau. C’est lui qui utilise les aliments pour les détruire, tandis que tout le reste relève de la construction. Lorsque la personne a récupéré toute son énergie, il y a encore des choses à éliminer. Le côlon se charge d’une partie et cela devient de plus en plus conscient lorsqu’on va vers l’anus.

Maud Cousin : Le sommeil, les sons et la digestion

Steiner avait aussi une conception tripartite de l’homme : le pôle neurosensoriel, relativement immobile, la tête ; un pôle de volonté essentiellement mobile qui comprend les membres et la digestion, et un pôle intermédiaire, la partie rythmique, le cœur et les poumons. C’est cette partie qui harmonise le système de commande et le système réactionnel d’action dont fait partie la digestion. Le métabolisme est indispensable à l’action. Cette notion tripartite se retrouve dans tout l’organisme, car tout est dans tout, avec toutefois une prédominance de mobilité ou d’immobilité.

Maud Cousin : Le corps et la lumière

Steiner faisait des diagnostics en observant les accélérations du pouls à certaines lumières. En les faisant passer devant la septième vertèbre cervicale qui est particulièrement censée faire la jonction entre le physique et le psychisme, on pouvait selon les réactions du cœur ou le manque de réaction, voir comment il fonctionnait. Il a aussi neutralisé des couleurs avec un aimant ce qui changeait l’aspect positif ou négatif d’une couleur.

Maud Cousin : Le corps, l’eau et l’air

Steiner voit plusieurs niveaux à l’être : la partie solide, la partie liquide et la partie gazeuse. Après le « moi » qui est chaleur, il y a la partie gazeuse qui correspond à l’astral, aux poumons. Quand les sentiments ne sont pas en ordre, cela favorise les gaz et les fermentations parce qu’il y a nervosité, passage de l’air là où il ne le devrait pas, comme pour l’asthme. Steiner dit du poumon qu’il est l’organe terre parce qu’il permet à la vie d’entrer matériellement, alors que l’organe air est le rein ce qui n’est pas le point de vue classique.

Maud Cousin : Le corps et les métaux

Ainsi notre époque morose serait due à une trop grande absorption de plomb, dans les vapeurs d’essence par exemple. Par contre, jusqu’à un certain point, le plomb favorise la réflexion… Le fer, métal le plus répandu dans notre organisme, est un métal raide. Il n’y a qu’à voir son emploi : armes, choses qui piquent ou du même ordre. Il semble qu’il soit très important, car sans lui, le moi ne pourrait pas se manifester parce que le moi est quand même quelque chose d’agressif…

Maud Cousin : Le sang, les organes et les planètes

Le sang correspond au Moi, il est le milieu le plus important. Or penser comporte pas mal de dépense d’énergie, de substance. On se fatigue autant que dans des exercices physiques et les tissus qui servent à penser, ne se régénèrent pas facilement. Le cerveau est un pôle très dense. Le sang a son rôle à jouer. Il est oxygéné, propulsé dans le cœur et dans les poumons. La vie de notre organisme tient dans cette partie-là, sinon nous ne pourrions pas bouger, vivre. Le sang est donc un intermédiaire absolument extraordinaire et qui, finalement incarne nos possibilités.

Jacques Kalmar : Acupuncture chinoise

L’Acupuncture chinoise, en tant que discipline thérapeutique, est de prime abord assez déconcertante aussi bien par ses principes de base que par ses méthodes particulières d’examen des malades. N’usant pour agir contre les maladies — nous dirons de préférence les dérythmies — d’aucune substance médicamenteuse, l’Acupuncture s’écarte délibérément des voies tracées par la Médecine allopathique que l’Occident a la simplicité de déclarer universelle et seule véritable.