L’Amour par R. P. Kaushik

Traduction libre En examinant l’acte d’observation, nous avons remarqué que lorsqu’un esprit silencieux regarde une personne ou un objet, la distance entre l’observateur et l’observé disparaît. Cet état, dans lequel l’observateur (l’ego) s’efface et fusionne avec l’observé, est l’amour. Un jeune homme peut avoir regardé le visage d’une jeune fille de nombreuses fois dans le […]

Joyaux de la Bhagavad-Gîtâ: 42 versets choisis par Ramana Maharshi

Il est rapporté dans la biographie du Maharshi qu’un de ses fidè­les se plaignit qu’il soit difficile de garder présents à l’esprit les 1400 vers de la Bhagavad-Gîtâ. Un seul d’entre eux ne suffisait-il pas à en exprimer la quintessence ? Le Maharshi mentionna « Je suis le Soi, qui habite dans le cœur de tout être ». Puis, il choisit 42 versets que les Œuvres complètes citent dans l’ordre qu’il spécifia. Nous les traduisons ci-dessous à partir du sanskrit en indiquant leur numérotation par chapitre et verset.

L’œuvre poétique de Maître Yâmuna Paul Martin-Dubost

Grand philosophe et poète du sud de l’Inde, Yâmunâcharya, le Maître Yâmuna vécut, selon la tradition de 918 à 1038. Il est le véritable fondateur du système du non-dualisme qualifié (vishistâdvaita) qui trouvera, au XIe siècle, en la personne de Râmânuja, son plus fervent prosélyte. Son nom même de Yâmuna lui aurait été donné par sa mère qui le mit au monde lors d’un pèlerinage dans le nord de l’Inde, sur les rives du fleuve Yamunâ. Au pays tamoul, on le connaît aussi sous le nom d’Alavandâr, le Vainqueur, car très jeune et déjà puissamment doué, il aurait défait au cours d’une joute philosophique un lettré shivaïte de la cour du roi Chola de Tanjâvûr.

Les prières au seigneur de tirupati par Paul Martin-Dubost

Les poètes du sud de l’Inde ont suggéré, dans leurs écrits dévotionnels, deux voies de salut, et cela par le jeu de très belles métaphores. La première est représentée par le jeune singe qui s’agrippe à sa mère pour échapper en toute hâte au danger : c’est une attitude fondée sur l’effort. La seconde est figurée par le petit chat qui se laisse emporter dans la gueule de sa mère, sans avoir à accomplir quoi que ce soit. Le fidèle a donc le choix de faire effort vers Dieu ou de se laisser pénétrer, entraîner par Lui.