Mélusine, la lumière initiale par Jacky Soreau

(Revue Le chant de la licorne. No 20. 1987) Dans le panthéon national français et plus particulièrement en Poitou, Mélusine apparaît comme un bon exemple de la réussite du syncrétisme culturel gallo-romain. Par ses origines latines, elle est « mater lucina », équivalente de Junon, présidant aux accouchements, mais aussi plus poétiquement mère lumineuse, à l’origine […]

Alchimie, contes et légendes par J. Rebotier et J.M. Agasse

Le corps, l’âme et l’esprit vital sont comme la lampe, l’huile et la mèche. De même que la mèche ne saurait servir dans une lampe sans huile, de même l’esprit vital ne saurait être utilisable dans un corps sans âme. L’es­prit vital du corps, c’est le sang, l’âme en est le souffle, qui se répartit dans le sang et le cœur, jusqu’aux extré­mités du corps : ce dernier, vous le savez, consiste en chair, en os et en nerfs. Sachez que si vous logiez l’esprit vital seul dans le corps sans y introduire l’âme, le corps n’aurait point de clartés ; il serait comme enveloppé de ténèbres. Quand vous y faites pénétrer l’âme, le corps s’affine, se purifie et prend un bel aspect. Saisissez bien ce que je vais vous décrire, car c’est une chose importante et personne ne pourrait être guidé vers la science cachée dont je parle, s’il ne connaissait ce chapitre. Ne voyez-vous pas que le feu possède une clarté, des rayons et de l’éclat ; si vous l’arrosez avec de l’eau, la clarté et l’éclat disparaissent et il devient ténèbres après avoir été clarté.

La dame à la licorne par Edouard Finn

La licorne a donc acquis d’abord une réputation terrible à la suite d’une erreur de traduction et à leur tour les pères de l’église assimileraient à la licorne tout ce qui résiste à l’enseignement du Christ. Certains écrits patristiques font de la licorne le symbole du monothéisme austère des juifs (uni-corne) tandis que d’autres voient dans notre animal fabuleux le diable lui-même. Avec le pape Grégoire le Grand, la licorne allait, si j’ose dire, redorer son blason. En effet, bien qu’assimilant la licorne au prince des ténèbres, Grégoire, dans un long traité théologique, ravale Saül de Tarse au rang de licorne durant la partie de sa vie où il persécuta les chrétiens ; une fois devenu l’apôtre Paul, cette « furie » s’est assagie et Grégoire conclut : « Dieu a placé sa confiance dans cette licorne. » Plus tard saint Ambroise, avec des réserves et saint Augustin plus franchement allaient réhabiliter la licorne en en faisant un symbole d’unité de la foi.

La fontaine magique par Jean Markale

C’est dire l’importance de la source dans le nemeton. Il s’agit d’un point où convergent toutes les forces du monde et de l’Autre Monde. Là, le prêtre ou le mage, en tous cas celui qui sait s’emparer de ces forces, peut connaître tous les secrets de la vie et de la mort et agir sur le déroulement des événements. Les trois éléments, Ciel, Terre et Eau, qui sont les seuls éléments permanents, seront alors transformés provisoirement, d’une façon toute transitoire, en ce qu’on a coutume de nommer le quatrième élément, le Feu, symbole de l’Esprit se manifestant et créant, l’un n’allant pas sans l’autre puisque toute création implique une incarnation et que toute manifestation requiert l’apparition d’un contraire grâce auquel l’être prend conscience de son existence.

Entre terre et grandes landes par Jean Markale

Il semble bien qu’autrefois on était ouvert sur les choses. Depuis, l’homme classique, cerné dans les étaux d’une raison abstraite, a oublié que l’Esprit ne peut s’exprimer que par la chair, et que cette chair est issue des minéraux de la terre et de l’eau du ciel. A force de nier la chair, on en est venu à nier l’Amour. Et à oublier que la seule façon d’assurer notre dignité humaine est d’atteindre à l’amour universel des êtres et des choses.

Tristan et Iseult, le défi à la loi par Michel Cazenave

En fait, pour quelqu’un qui, d’un côté, intègre mal ce qui se passe en lui, et de l’autre refuse la société, que se passe-t-il ordinairement ? Eh bien, une partie du phénomène hippie aux symboliques féminines, le mouvement écologique avec son obsession de la Mère-Nature, la recherche par la drogue du Paradis perdu et du royaume des images, peuvent en grande partie s’expliquer à partir de ce point de vue. Bien sûr, il faudrait nuancer tout cela, faire la part de ce qui est pathologique et de ce qui ne l’est pas, de ce qui est régression et de ce qui est progression, mais j’essaie simplement de montrer les multiples voies par où le féminin fait à nouveau son entrée.

Le langage des objets par Jean-Michel Varenne

La plupart des objets communs et quotidiens sont de véritables extensions de la personnalité. Ils jouissent lentement et silencieusement — à notre insu — d’une vie propre, mais nous ne pourrions nous en défaire sans perdre, personnellement, une part de la magie qu’ils détiennent…

Les dédales du labyrinthe par Alain de Benoist

On a proposé bien des interprétations du labyrinthe : représentation rituelle d’une épreuve initiatique, figuration de l’univers, de la terre, des enfers, symbole des entrailles humaines liées à la divination, « maison » où la Terre-Mère accomplirait chaque année son union sacrée (hieros gamos) avec le Père céleste, etc. On a souligné aussi le fait que le labyrinthe reprend et amplifie le thème de la caverne, qui semble avoir joué un rôle dans la religion depuis le paléolithique. D’autres auteurs ont vu — à plus juste raison — dans le labyrinthe l’« aboutissement » d’un dessin de spirale.

Les rites funéraires: étranges mais signifiants par Odile le Gall

Il est une pratique qui demeure très vivace dans de nombreux pays, c’est celle des offrandes —offrandes de tous genres : céréales, objets familiers du mort, parfois même de l’argent, des animaux sacrifiés. Jadis, même des humains étaient immolés. En effet, lorsqu’un Inca mourait, des jeûnes rituels, des chants funèbres, des processions avaient lieu et certaines de ses femmes étaient enivrées puis étranglées pour l’accompagner dans l’autre monde…

La naissance de l’arc-en-ciel par Jean-Pierre-Fabien Vaxelaire

Pourquoi la naissance de l’Arc-en-ciel ? Ce phénomène naturel, qui a toujours eu pour les hommes de tous âges un parfum de magie et de surnaturel, qui a toujours été un signe positif annonçant d’heureux événements, est le symbole du mieux-être, de la vie et de la joie de vivre pleinement, en total accord avec le plus profond de soi-même. On sait aussi que les sept couleurs de l’arc-en-ciel vibrent en parfait accord avec les 7 chakras principaux. De plus, ces 7 couleurs réunies donnent naissance au blanc, avec tous les parallèles symboliques qu’engendre cette couleur : pureté, vie, richesse, élimination de tout le négatif, régénérescence, etc…