Mort et renaissance, entretien avec Stanislas Grof

[…] la possibilité de revivre sa naissance m’était complètement étrangère. Je savais bien que Freud lui-même avait envisagé à un certain moment que l’angoisse puisse remonter à la naissance mais il n’avait pas développé cette idée. Quand son disciple Otto Rank en arriva à la conclusion que la naissance était très importante et qu’il créa une toute nouvelle psychologie à partir de là, il fut excommunié du mouvement psychanalyste. J’étais aussi « programmé » par l’école médicale. Quand vous étudiez la neurophysiologie, on vous dit qu’il n’est en aucun cas possible de se souvenir de sa naissance sous prétexte que le cortex cérébral n’est pas assez mûr. Je n’étais donc pas du tout préparé pour cette expérience de naissance…

Le mystérieux subconscient par Alfred Herrmann

Maintes philosophies ou religions, se sont efforcées de définir les parties constitutives de la personne humaine. Ces tentatives et les dogmes qui en ont été déduits n’ont apporté que des résultats exagérément simplistes ; ou bien, en appliquant cette méthode, le problème n’a été résolu que d’un seul point de vue, souvent subjectif. La partition en un corps matériel et une âme immortelle, par exemple, est trop élémentaire. Les partitions effectuées par différentes théories spiritualistes d’origine chinoise, hindoue, arabe, les concepts chrétiens, théosophiques et j’en oublie, comprennent beaucoup d’aspects positifs mais n’envisagent jamais l’ensemble du problème.