Jean Biès : Julius Evola un samouraï de la pensée

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Le «spiritualisme» contemporain n’est lui-même qu’une ouverture démoniaque vers le bas: l’existentialisme se réduit à une exaltation du samsara, la psychanalyse freudienne fait régresser le centre de gravité vers le fond irrationnel de l’être humain, l’occultisme débouche sur les dissociations psychiques… La conversion au catholicisme est sans doute «mieux que rien», mais reste très insuffisante pour changer la conscience en surconscience. Pour l’homme d’aujourd’hui, même différencié, «l’ouverture initiatique» de cette conscience reste problématique; mais il lui est possible d’orienter son être vers la transcendance…


Michèle Reboul : Jean Guitton et la parapsychologie propos recueillis

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de parler de ces problèmes avec Bergson qui m’a inscrit parmi ses héritiers spirituels. Il avait beaucoup scruté les phénomènes parapsychologiques en les distinguant fortement des expériences mystiques. Les phénomènes parapsychologiques relevaient de la religion inférieure, statique, où l’homme projette son inconscient, alors que les expériences mystiques provenaient de l’action mystérieuse de l’Amour infini.


Robert Amadou : La symbolique respectueuse

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Il est un temple hindou, décrit par Alexandre David-Néel, dont la dernière salle, où peu ont droit d’entrer, recèle le grand secret : elle est vide, comme est vide la Kaaba de La Mecque, la Maison de Dieu. La vacuité, cependant, n’est pas le néant, d’après les bouddhistes, et, pour les musulmans, il n’y a pas de réalité… excepté la Réalité. Que signifie ce mot ? Que rencontre-t-on, qui rencontre-t-on au-delà des apparences et quand on a compris que tout est apparence, irréalité ? La langue s’embarrasse, elle se paralyse. Si l’étant lui-même n’était qu’un grand genre (Platon termine le Sophiste avec ce choc terrible), quid, quem au-delà de l’étant ?


Hildegarde de Bingen une gnostique du XIIe siècle

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Peut-être n’est-ce pas sans raison profonde que des œuvres, des figures, oubliées depuis des siècles, réapparaissent en nos jours. Comme si le besoin, la faim, de l’être faisait ressurgir providentiellement la nourriture dont il a besoin. Des étonnantes figures du Moyen-âge occidental Hildegarde de Bingen n’est pas la moindre. Hildegarde, abbesse de Rupertsberg, vécut de 1098 à 1179, elle revêtit l’habit religieux vers 1116. Dès sa plus tendre enfance elle eut d’étranges visions et, vers 1141, elle écrivit à St Bernard de Clairvaux pour le consulter au sujet de ses visions persistantes


Créativité et développement de la personne

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Examinons quelques uns des empêchements du fonctionnement de l’intellect lui-même. L’usage défensif et exclusif de l’intellect sous la forme de l’intellectualisme bien connu, aseptise la réalité complexe au profit d’une abstraction plus facilement manipulable. Le fonctionnement intellectuel de ce type n’a rien à voir avec la sagesse, n’a rien à voir avec la vision de la réalité, n’a rien à voir avec la libération qui peut en résulter.


Jean Biès : Le yoga de l'artiste aux lumières de l'Orient

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Éclairé, consumé par le «feu sacré», aimanté par l’Absolu qu’il sent de même nature que lui, l’Artifex, plus que tout autre, se trouve mystérieusement relié à la région des Sources vives, des Énergies créatrices dont la circulation anime l’univers, et dont il excelle à cueillir les vibrations. Lui-même fait partie de ces «Entités médiatrices» qui transmettent au monde des formes quelque chose du monde des essences…


le docteur Lefebure : Les phosphènes et le mixage phosphénique

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La présence du phosphène provoque un dégagement d’énergie qui amène un afflux d’idées, d’associations d’idées, signe d’intelligence, si au moment du phosphène on se concentre sur des idées. Mais lorsqu’il s’agit de fixer un objet, un son ou une pensée dans sa mémoire, il faut l’avoir choisi avant, afin que le dégagement d’énergie se concentre sur la chose en question. Le mixage phosphénique favorise aussi l’esprit d’initiative. Pratiqué avant le sommeil, il rend celui-ci plus facile et les rêves plus lumineux. Il a aussi la faculté d’améliorer les contacts sociaux.


Robert Amadou : Nouvelles approches de la Kabbale

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Quand Raymond Abellio rencontra, en 1943, Pierre de Combas, son maître, ce mathématicien d’instruction apprit que les nombres ne sont pas seulement des additions de quantités, mais des nœuds qualitatifs, des pôles de structure. Que l’ésotérisme est un structuralisme, sous un rapport, et dialectique, en un sens. Cette découverte le mit sur la voie d’un perfectionnement de la numérologie et des connaissances secrètes, alliées à la philosophie, en gnose. Pointe la vocation. Repérons mieux le lieu.


Liberté du moi profond, liberté du moi social. Un entretien avec Claude Polin

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Ce qui amène la question philosophique de savoir comment il y a coïncidence entre le moi profond et le moi social. Dans la philosophie grecque, il est clair que la découverte de ce moi profond, est la découverte de ce qui, dans l’individu, fait partie d’une nature ordonnée. Ce qui présuppose un ordre métaphysique correspondant à un ordre humain. Cette nature que l’individu découvre en soi a pour caractéristique essentielle l’intelligibilité; c’est le monde intelligible de Platon. Un monde accessible à la raison humaine qui est aussi un lien entre les hommes parce que précisément il est accessible à la raison de tout homme.


Jacques Sumac : Du sens de la religion

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Extérieurement, il prend conscience qu’il n’est qu’une infime parcelle de ce monde. Ce monde l’a précédé et lui survivra. De plus le monde a lui-même une cause. Il n’est qu’un effet de lois en action que l’on peut appeler la Nature et, au-delà, Dieu. Cette Réalité est un défi permanent à l’intelligence humaine, mais, celle-ci ne peut la nier; elle la définit finalement de façon paradoxale, Même si les mots qui servent à habiller cette Réalité diffèrent, ou sont apparemment contradictoires, elle n’en existe pas moins, et bien que l’on ne puisse la cerner complètement ses traces sont reconnaissables.