Peter Russell : Pourquoi la méditation devrait être sans effort

Au cours de mes cinquante années d’enseignement de la méditation, j’ai constaté que le plus grand défi pour les étudiants est de lâcher le contrôle. Ils ne parviennent pas tout à fait à croire qu’ils n’ont vraiment pas besoin d’essayer. Parfois, même les méditants les plus expérimentés, avec des années de pratique, mettent encore un léger effort dans leur pratique. Une fois qu’ils lâchent complètement prise, ils commencent à apprécier à quel point cela peut être sans effort et se retrouvent à plonger plus aisément dans la paix d’un esprit tranquille.

Martin Ratte : Assez des synchronicités !

Nous sommes toutefois, pour la plupart d’entre nous, aveugles à cette interconnexion globale. Pour connaître une telle relation globale, il faut cesser d’utiliser notre pensée et se libérer de notre besoin d’interpréter les choses. Comme on l’a dit plus haut, la pensée (ou l’interprétation) a une portée locale ou limitée, ce qui la rend incapable de saisir l’interconnexion globale du monde et de ma vie. Mais si je ne perçois plus ma vie par le biais de mes pensées ou de mes jugements, comment vais-je lui donner un sens ?

Pascal Ruga : Priorité à l’unité

On ne saura jamais assez tout ce que le mental livré à lui-même peut contenir d’incomplétude. Il faut être d’une extrême vigilance envers soi-même, d’une lucidité à toute épreuve, et cela, sans le moindre soupçon de tension ; ce qui est difficile à concevoir pour la majorité d’entre nous tant nous avons le préjugé de la manière forte, de l’action volontaire, de la conquête du pouvoir, de la victoire à acquérir sur soi-même.

Martin Ratte : En finir avec la compétition !

Chacun de nous est le monde. Cette prise de conscience, nous l’avons vu, est incompatible avec un état d’esprit compétitif. En fait, cette prise de conscience est bien plutôt celle qui nous pousse à la rencontre avec l’autre. En effet, si je ne me sens pas différent de vous, si je sens qu’au plus profond de nous-mêmes, nous sommes identiques, je ne peux qu’aller à votre rencontre. Voilà donc comment nous rencontrons l’autre et collaborons avec lui : en réalisant que nous partageons la même essence.

Martin Ratte : La juste place de la pensée

Nos actions ne se font pas toujours toutes seules. Qu’arrive-t-il si notre action n’est pas habituelle, par exemple, s’il est question de nous rendre en auto à un endroit où nous ne sommes jamais allés. À ce moment, il faut se documenter au préalable sur le trajet. L’Éveillé, tout comme nous, fait évidemment cela. Ensuite, en cours de route, il tire de sa mémoire (ou pense à) chaque information pertinente au moment approprié, disons un nom de rue, et il est à l’affût de cette rue. Donc, ici, l’Éveillé et nous ne sommes pas vraiment différents. En fait, non, il y a une différence : parce que l’Éveillé s’observe, il n’est pas assailli de pensées stupides lorsqu’il cherche sa destination, alors que nous, de notre côté, nous sommes assiégés par des pensées plus sottes les unes que les autres.

Martin Ratte : Trois façons de se comprendre

Trois formes de compréhension de soi : La première consiste à s’observer de manière holistique, sans moi-observateur au centre de cette observation. La seconde compréhension correspond à l’insight. Dans cet insight, nous pénétrons jusqu’au cœur de notre manière de vivre, et nous voyons clairement qu’elle est stupide, voire dangereuse. La troisième compréhension ne transforme pas, mais est déjà le fruit d’une transformation en quelque chose de non mental. Cette compréhension de sa vie doit être comprise comme une sensibilité à sa vie.

Martin Ratte : La force

Tout cela est peut-être vrai, me direz-vous, mais nous sommes encore loin de la coupe aux lèvres. Cet accueil de soi, de sa faiblesse, ce grand « Je me fous des injonctions extérieures ! », n’est pas encore une véritable manifestation de force. En accueillant ma faiblesse, elle va rester en moi. Je ne serai donc pas véritablement fort. Vous avez donc tort, continuerez-vous de me dire, de soutenir que la force consiste à accueillir sa faiblesse, À cela, je réponds : détrompez-vous, l’accueil de notre faiblesse se traduit par une véritable force, par la plus grande force qui soit.

Martin Ratte : Se foutre de soi

Donc, puisqu’on se préoccupe de soi en s’identifiant à ceci ou à cela, on se fout de soi à la condition de s’identifier à rien. Que se passe-t-il si je ne m’identifie à rien ? Puisque j’acquiers un semblant de réalité en m’identifiant, ne plus s’identifier à quoi que ce soit revient à perdre tout contenu ou à se réduire à n’être rien du tout. Il s’ensuit que se foutre de soi revient à voir que l’on n’est rien, sinon de simples images, celle du moi, et donc, finalement, à n’être qu’un grand vide.

Laleh Quinn : Elle apporta la sagesse antique à l’Occident et nous essayâmes de la détruire

La vie, la vision et la diffamation d’Helena Blavatsky et les raisons pour lesquelles son histoire est toujours d’actualité. Tu apprendras en lisant, mais tu comprendras avec amour. – Rumi Le prix du génie : la résistance de la société aux vérités révolutionnaires La société ordinaire ne peut accepter l’extraordinaire. Cela a été révélé ad nauseam […]

Martin Ratte : L’objet de la non-dualité

Pour plonger dans l’objet, il suffit de se libérer du moi. Et là est la très grande difficulté. Peut-être qu’une telle libération face à l’ego vient en comprenant que ce moi est source de conflit et de souffrance. L’esprit, voyant alors que ce moi est un fléau, le met de côté. Une telle compréhension du fonctionnement dangereux de l’ego n’est cependant pas facile du tout. Une telle compréhension relève sûrement de ce que Krishnamurti a appelé un « insight ».