Simon Robinson : La Totalité authentique I-III

La pensée dynamique part d’une compréhension différente du tout. Le tout n’est ni un agrégat ni une structure qui domine ses parties. C’est l’unité qui se rend présente à travers elles. C’est la cohérence qui devient visible lorsque nous pénétrons plus profondément dans ce qui semble séparé. Le tout, en ce sens, n’est pas une chose. C’est une unité active qui se manifeste à mesure que nous pénétrons plus profondément dans ce que nous cherchons à comprendre.

Laleh Quinn : Le potentiel infini du néant

Ce que je sais maintenant, c’est que nous sommes tous identiques, que nous sommes pluripotents et que nous avons la capacité de devenir les membres les plus utiles et les plus apaisants de notre corps collectif. Pour en arriver à cette conclusion, j’ai dû explorer la physique quantique, la philosophie kabbalistique et la spiritualité. La physique quantique met en évidence un niveau de réalité extraordinairement incompréhensible, ce qui, je commence à le croire, est peut-être le but recherché, car cela nécessite un saut quantique pour abandonner nos conceptualisations figées sur le fonctionnement du monde et de nous libérer des contraintes du matérialisme scientifique standard.

Martin Ratte : L’essence de la compassion

En mourant psychologiquement, c’est-à-dire en écartant l’ego, on cesse de rejeter ou de retenir nos émotions. C’est l’ego qui les rejetait ou les retenait. En cessant de les rejeter ou de les retenir, on les laisse être. Laisser être ses émotions signifie les accueillir. Cet accueil de ses émotions rend possible la compassion. C’est qu’en accueillant ma tristesse ou ma peur, bref, ma souffrance, je ne ressens pas ma souffrance mais la souffrance.

Laleh Quinn : Quand le futur nous murmure

En réduisant les distorsions habituelles de l’esprit, notamment son attachement rigide au temps linéaire, la perception devient moins dominée par la mémoire, les attentes et le récit. Dans cet état calme et expansif, différentes formes de connaissance peuvent émerger, notamment la conscience des événements avant qu’ils ne se manifestent dans l’expérience ordinaire.

Julian Rose : L’artificiel (ou le contre-nature) : intelligence artificielle, insémination artificielle, réalité artificielle

Toutes les preuves indiquent un déclin constant de la vigueur humaine fondamentale, de la force mentale, du pouvoir de reproduction, de la stabilité psychique, de la sensibilité spirituelle, de la réactivité des organes sensoriels, de la concentration soutenue et du sens commun de la responsabilité sociale. Tout cela se traduit par davantage de stress, d’inquiétude, de peur et d’anxiété générale, qui à leur tour conduisent à l’émergence de nouvelles maladies. Mais la majorité des êtres humains post-industriels restent prisonniers du pouvoir illusoire de la machine de propagande qui prône la « conformité au statu quo » comme priorité numéro un. Même lorsque l’esprit rationnel et le cœur sensible révèlent que cela nous conduit à toute vitesse vers le précipice.

Peter Russell : Le mécontentement auto-créé

Le mécontentement surgit parce que nous imaginons un manque ou un besoin non comblé. Nous supposons que nous ne pouvons pas être heureux tant que nous n’avons pas ce qui manque. Puis, lorsque nous obtenons ce que nous désirons, ce mécontentement particulier n’existe plus. Nous nous sentons mieux. Mais ce n’est pas l’obtention de l’objet de notre désir qui nous a rendus heureux. Nous nous sentons mieux parce que nous ne créons plus le mécontentement qui venait du fait de ne pas l’avoir.

Martin Ratte : L’infini dans nos vies

Un « objet » se présente dans une dimension infinie s’il se donne en dehors de tout cadre (ou de toute limite). Ainsi, l’infini quantitatif, relatif aux nombres, désigne la suite des nombres lorsqu’on cesse de les encadrer ou de les limiter. Il existe aussi un infini qualitatif. Celui-ci concerne les objets et la vie qui nous sont donnés par nos sens. Ces objets peuvent aussi être pris en dehors de tout cadre, de sorte qu’ils se présentent alors dans ce qu’ils ont d’infini.

Peter Russell : Pourquoi la méditation devrait être sans effort

Au cours de mes cinquante années d’enseignement de la méditation, j’ai constaté que le plus grand défi pour les étudiants est de lâcher le contrôle. Ils ne parviennent pas tout à fait à croire qu’ils n’ont vraiment pas besoin d’essayer. Parfois, même les méditants les plus expérimentés, avec des années de pratique, mettent encore un léger effort dans leur pratique. Une fois qu’ils lâchent complètement prise, ils commencent à apprécier à quel point cela peut être sans effort et se retrouvent à plonger plus aisément dans la paix d’un esprit tranquille.