Les trois principes du chemin discours du XIVe Dalaï lama

(Revue Question De, No 61. 1985) Octobre 1982, Lavaur Il nous faut développer cette noble attitude qui aspire à œuvrer pour le bien d’autrui et cela concerne aussi bien celui qui écoute que celui qui enseigne le Dharma. Si l’enseignant a une attitude intéressée par la réputation, le gain, alors, bien qu’extérieurement il semble enseigner […]

Robert Linssen, Un penseur de notre temps à l’intersection des sciences et de la spiritualité par Dominique Casterman

Les aspects visibles et invisibles de l’univers sont une totalité une. Il n’y a aucune dualité radicale entre ce que nous définissons conventionnellement comme étant de l’ordre du physique, du psychique et du spirituel. C’est la tendance exclusivement analytique du mental qui découpe, par le moyen de la pensée fonctionnant en mode dualiste, cette totalité une en entités séparées. Dans les faits bruts, il n’y a pas d’esprit qui soit opposé à la matière, pas de dedans qui soit opposé au dehors, en bref il n’y a pas de cloisons étanches car tout est solidaire de tout.

L’anthropocosmologie : modèle de connaissance (de soi) à l’usage du 3e millénaire par Jacques Vanaise

Désormais, l’univers n’est plus constitué de choses imbriquées les unes dans les autres, en un tissu cohérent où l’espace fait figure d’architecte. L’univers est désormais un champ de relations et d’incidences ; un champ où les choses et les êtres se définissent en tant que TERRITOIRES où interagissent les différentes parties qui les constituent.

Critères moraux et intuition spirituelle par Radha BURNIER

A toute époque de transition et au cours des périodes où se produisent de remarquables changements des conditions extérieures, le mental des gens est mis à l’épreuve. Ou bien ils tirent un nouvel élan du défi que leur oppose le changement rapide des circonstances et se mettent à la pointe de la croissance culturelle, intellectuelle et spirituelle de la civilisation dans laquelle ils vivent, ou bien ils sont dépassés parce qu’ils sont trop cristallisés et trop conventionnels pour réagir comme il faut au changement, et alors tout se met à dégénérer et à s’écrouler autour d’eux.

Essai sur le sens de la Vie, au seuil du deuxième millénaire par Robert Tournaire

Il serait vain d’essayer de construire une étude exhaustive du sens de la vie humaine, sans se poser les mêmes questions sur le sens du cosmos et de l’espèce humaine. En d’autres enceintes et peut-être devant vous, j’ai eu maintes fois l’occasion d’expliquer que l’homme était lié beaucoup plus qu’on ne le pense généralement à son cosmos. J’irai même jusqu’à dire que le sens d’une vie, d’une étoile, d’une galaxie ne correspond rigoureusement à rien. Il y a une interdépendance universelle. La conscience a un substrat universel comme la gravitation. Un philosophe, le Professeur Swedenborg, n’a pas hésité à déclarer que la terre était un homme; on pourrait ajouter que le cosmos c’est la vie.