Trois sens connexes peuvent être donnés au mot solitude : 1° son aspect psychologique, émotionnel, 2° l’isolement dans le sens d’indépendance pouvant être ressenti agréablement lorsqu’on vit dans un cadre oppressant, fût-ce celui de la famille, 3° la solitude, manque de contact avec les autres, mais aussi le sentiment d’être un être en soi et à la limite l’absence de l’autre n’est plus éprouvée comme bonne ou mauvaise, parce que la différence entre les êtres et les choses est abolie.
Mois : février 2010
André Dumas : Parapsychologie : La « Connaissance extrasensorielle »
On est donc en présence d’un phénomène inverse de celui fonctionnant dans la connaissance sensorielle normale, dans laquelle des vibrations du monde extérieur frappent nos sens matériels, nous permettent de percevoir réellement quelque chose qui se transforme dans notre système cérébral en image, son, etc., dont nous prenons conscience. Inversement dans la connaissance supranormale, l’image se forme avant qu’il y ait passage par les sens, image qu’on est seul à percevoir.
Marie-Magdeleine Davy : La séduction du dedans
Pour les hommes libérés exotérisme et ésotérisme ne sont pas opposés; extériorité et intériorité, dehors et dedans ne font qu’un, telle la coque de la noix et son fruit. Spontanément il devient possible de traverser la coquille pour savourer l’amande. Elle nourrit et répand son parfum. Franchir la muraille de la «lettre» des Ecritures sacrées, savoir que les faits historiques relatés symbolisent des événements qui se déroulent au-dedans ne convient qu’à ceux qui s’intériorisent. Certes, il est d’abord nécessaire de faire appel aux sens extérieurs qui mettent en route. Ensuite il devient possible de requérir les sens intérieurs, qu’il s’agisse de l’ouïe, de la vision et du goût.
La découverte de la vie dans ma vie Un entretien avec Jeanne Guesné
Un enfant né à six mois et demi ne vivra pas; à sept mois on le mettra en couveuse et il vivra. De même pour un bouton de rose sur le rosier: si on sait quand et à quelle hauteur de la tige le couper et que l’on met cette tige dans l’eau, la fleur s’épanouira. Cela se situe précisément dans le temps et dans l’espace. Quelques millimètres en amont ou une journée plus tôt, la fleur serait morte. Et bien pour nous c’est pareil; c’est ici que le travail doit se faire. Seulement nous l’oublions constamment, préoccupés par des notions de rendement, d’efficacité, de techniques qui ont, certes, leur utilité. Mais servons-nous d’elles et ne nous laissons pas prendre par elles. N’oublions pas, encore une fois, que l’homme a un rôle à jouer, qu’il n’est pas là pour rien.
Vers une nouvelle vision du monde Entretien avec Fritjof Capra
On peut dire qu’il y a deux thèmes principaux en physique moderne et, en fait, dans la science en générale. Regardons d’abord la physique. Le premier thème est l’unité de tous les phénomènes et leur interdépendance. Le monde n’apparaît plus comme un assemblage d’objets mais plutôt comme un réseau de relations inséparables. C’est donc l’expérience des physiciens qui leur a montré les limites de la notion d’objet et qu’il valait mieux la remplacer par la notion de pattern ou modèles énergétiques. Le deuxième thème dit que cette réalité, ce réseau de relations, est intrinsèquement dynamique.
Maud Cousin : Le sang, les organes et les planètes
Le sang correspond au Moi, il est le milieu le plus important. Or penser comporte pas mal de dépense d’énergie, de substance. On se fatigue autant que dans des exercices physiques et les tissus qui servent à penser, ne se régénèrent pas facilement. Le cerveau est un pôle très dense. Le sang a son rôle à jouer. Il est oxygéné, propulsé dans le cœur et dans les poumons. La vie de notre organisme tient dans cette partie-là, sinon nous ne pourrions pas bouger, vivre. Le sang est donc un intermédiaire absolument extraordinaire et qui, finalement incarne nos possibilités.
Henri Tracol : Homme, ciel, terre
Dans ce désordre, à quoi faire confiance ? Sensations, pensées, humeurs du moment nous entraînent dans leur tourbillon. Derrière leurs formes éphémères je pressens bien une réalité plus essentielle et plus durable, mais la seule constatation honnête est celle de mon incapacité à saisir d’emblée le jeu de forces qui la détermine.
Patrick Lebail : Travail individuel et travail de groupe
Il faut éviter tout automatisme, y mettre du sien sans rien chercher, sans se laisser aller à des sentiments. Il faut être là en toute simplicité. S’il y a participation consciente cela devient une forme active de la méditation avec support : la contemplation, puisque la Divinité est à la fois mouvement et immobilité.
Maud Cousin : Autour du cancer
Les Anthroposophes donnent dans leur thérapeutique une place importante au Moi, donc à la créativité, au facteur spirituel, à l’art qui est de nature astrale, aux sentiments, afin de donner à l’être la possibilité en reprenant conscience de son corps, de dominer son physique et son être éthérique.
Gabriel Monod-Herzen : Éducation sans compétition
Voici ce qu’on m’a dit en Inde : L’affectivité est fondamentalement la partie de la conscience qui est liée à la vie. Et la vie, c’est quoi ? Le seul moyen que possède l’esprit d’agir sur la matière. Dans ce cas notre affectivité, notre sensibilité, c’est ce qui nous est donné, ce qui est donné à la partie supérieure de nous-mêmes. Prise comme cela l’affectivité devient un merveilleux moyen positif : puiser dans ce qu’il y a de plus important et de plus élevé pour le manifester matériellement. Si l’on arrive à cela ou si on tend à cela, il s’établit immédiatement une harmonie corporelle qui s’appelle la santé.