Gabriel Monod-Herzen : Opposistion, complémentarité & Unité

Nous n’existons que tant que notre conscience et notre corps sont unis et forment une unité. Par conséquent on ne peut pas chercher en dehors de cela. Ce qu’il faut, c’est rétablir l’unité d’une façon complète, faire le point entre l’expérience intérieure et l’expérience extérieure. Nous pouvons peut-être essayer de voir quels sont les parallèles à faire entre la culture de la conscience en Orient et les connaissances psychologiques, scientifiques que nous avons développées en Occident.

Bruno de Jesse : Sophrologie et Bouddhisme

On peut parler de deux modes d’approche, l’approche scientifique, déterminée, moderne, qui dit que s’il y a des choses intéressantes pour nous, on verra ce qu’on pourra en faire, et puis il y a les promeneurs un peu explorateurs qui s’intéressent à l’histoire des communautés religieuses et qui essayent de trouver des matériaux pour de nouvelles psychothérapies. Nous appartenons à cette dernière et nous nous sommes mis à vivre la vie traditionnelle de l’Inde des Ashram, puis au Cambodge, au Vietnam, Hong-Kong, Taiwan et le Japon, compatible autant que possible avec des travaux qui nous permettaient de subvenir à nos besoins matériels.

Dagpo Rimpoché : La réincarnation selon le bouddhisme tibétain

Tout d’abord il faut savoir qu’il y a deux sortes de réincarnations possibles, deux catégories principales : 1° La réincarnation des Aryas ; 2° La réincarnation des individus ordinaires. Qu’est-ce qu’un Arya ? C’est un être qui est complètement affranchi des lois du Karma. Il n’est plus obligé de reprendre naissance dans le Samsara ou cycle des Existences sous l’influence du karma et des passions sans liberté aucune. L’Arya lui, a acquis une certaine liberté par rapport au cycle des existences. Dans le deuxième cas, les individus n’ont pas cette liberté et doivent reprendre naissance sans liberté de choix possible. Ils doivent naître et mourir sans pouvoir agir sur leur propre sort qu’ils ont à subir.

Ysé Masquelier : Dialogue entre Jung et le yoga : à propos de la conscience et du symbole

« De quelle conscience parlons-nous en yoga ? Y a-t-il un champ commun entre lui et la psychologie jungienne ? ». Dans les deux cas, la conscience représente un fragment de la psyché, lié à l’existence d’un principe d’individuation (moi, ahamkara). Ce fragment ne trouve son sens et sa liberté qu’en fonction de son harmonie avec l’autre part (inconscient, samskara-vâsanâ). Jung pose ainsi le problème : qui suis-« je » dans ma totalité ? Que me manque-t-il, dont je ressens le besoin, pour m’accomplir dans mon intégralité ? Le yoga le poserait plutôt ainsi : De quoi dois-je me dépouiller pour recouvrer ma véritable identité ? De quels conditionnements dois-je délivrer l’âtman pour qu’il se dévoile et resplendisse ?

monseigneur Germain : Harmonie et déséquilibre entre école de méditation et école de prières

J’estime qu’il est bien pour nous, les hommes, d’avoir des idées claires et je remarque que dans notre tête il y a souvent des confusions. Certaines personnes méditent en pensant qu’elles prient et il y a des personnes qui prient en pensant qu’elles méditent, il y en a qui font les deux et cela ne signifie pas forcément la même chose. Alors mon but, c’est d’apporter autant qu’il est possible et selon la tradition dans laquelle je vis, la Tradition Orthodoxe, un peu de clarté dans ce type de sujet.

Jean Haab : Le petit poucet

La perpétuation de la Tradition s’est toujours effectuée de deux manières absolument différentes mais cependant complémentaires. La première d’entre elles s’est appuyée sur les Maîtres et les Écoles de Mystères. La seconde manière est plus occulte et fonctionne totalement à l’insu des profanes puisqu’elle utilise l’inconscient populaire sous la forme des contes et des légendes.

Interview d'Edouard-Salim Michaël

Si l’on ne s’attache qu’à étudier le fonctionnement des constituants de notre personnalité ordinaire, autrement dit de l’ego impermanent et imparfait, on manque le but d’une pratique spirituelle et on ne pourra jamais atteindre l’aspect supérieur que l’on porte en soi et qui n’est que Être, Conscience et Félicité. D’un autre côté; si on ne veut que rechercher ardemment cet aspect supérieur en négligeant l’étude de soi et de ses tendances indésirables, on ne pourra aller bien loin et l’on sera toujours appesanti par tout ce qui est non transformé en soi-même.

Gabriel Monod-Herzen : Le couple humain et le couple divin

Il est curieux de constater que pour les Hindous qui ont pourtant un sentiment religieux très développé, l’humanité n’est pas faite pour adorer Dieu, quoiqu’ils le fassent tout de même en donnant par exemple à l’enfant un Guru, choisi en dehors de la famille pour éviter l’influence familiale. Le but final dépasse infiniment l’âme humaine, c’est la transformation du monde. C’est la manifestation du Divin dans le monde, c’est la naissance d’une vie divine sur la terre qui, du point de vue hindou, est la seule solution. Et ceci est parfaitement clair chez Sri Aurobindo.

Salim Michaël : Le but est dans le présent

Dans un travail spirituel, le but et le présent sont, en réalité, indissociables ; pour l’aspirant, chaque instant doit devenir le but, sinon, il risque de se donner toutes sortes de justifications, de rêver d’un but situé dans un futur éloigné et, entre-temps, de n’effectuer, sans en avoir conscience, qu’une pratique spirituelle tiède qui n’aboutirait à rien.