Catherine Anne : Le symbolisme du tarot 4 : L'Impératrice

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L’Impératrice, c’est la lame n° 3. Nous allons aborder aujourd’hui le chiffre trois. Le Bateleur, c’était le nombre un — ce n’est pas un chiffre, c’est le Principe Universel —. La Papesse, c’était le deux, le principe féminin, avec le deux vous ne pouvez pas faire une figure fermée. Et on arrive enfin au trois qui est la première figure fermée élémentaire : le triangle qui, symboliquement parlant, est équilatéral ; quelle que soit la base sur laquelle on le pose, il est droit et juste. Le triangle, c’est le deux plus le un, c’est-à-dire le principe masculin plus le principe féminin. Logiquement, il en résulte enfantement de quelque chose. Dans le Tarot, le chiffre trois, c’est le chiffre de l’intelligence, le symbole de l’intelligence.


Swami Hridayananda Sarasvati : Enseignements 5 : Le mental

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Ce qu’on appelle le mental individuel n’est en fait pas individuel du tout. Aucun d’entre nous a un esprit séparé, toutes nos facultés pensantes sont reliées les unes aux autres. Mais comme chacun ressent des sentiments, des émotions, des désirs différents, etc…, les vibrations de chacun n’étant pas semblables, elles créent des tourbillons différents. Si bien qu’on a l’impression que ces tourbillons n’ont rien de commun, de la même façon que lorsque vous voyez des tourbillons dans l’eau, vous avez l’impression que chacun est différent, mais en même temps il vous est impossible d’en prendre un en le séparant des autres. C’est l’eau elle-même qui est devenue tourbillon et il y a continuité de l’eau. Cependant, bien qu’il y ait continuité de l’eau, il nous est possible de compter les tourbillons comme s’ils étaient séparés.


Iwan Khowsky : L'anarchie spirituelle

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Mais lorsque l’on vit dans un monde où l’on ne voit autour de soi que de la souffrance, la misère, la guerre presque perpétuelle qui existe et qui couve toujours partout, lorsque l’on voit les exploiteurs et les exploités physiquement et moralement, lorsque l’on se rend compte que ceux-là mêmes qui se croient heureux sont si vides, si creux dans leur bonheur, on devient révolutionnaire.


Jean Varenne : Questions à Jean Herbert l'introducteur en France de l'hindouisme

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Eh bien, c’est tout à fait accidentellement que je suis arrivé en Inde au cours d’un voyage qui me ramenait d’Extrême-Orient en Occident. J’ai été orienté, sans savoir pourquoi (mais le hasard n’existe pas), sur l’âshram du Shrî Aurobindo. Avant d’y arriver, je n’avais même jamais entendu son nom et donc ne savais pas du tout qui il était. Or j’ai rencontré en lui un homme qui m’a passionnément intéressé et dont les œuvres m’ont paru et me paraissent encore de première importance dans le mouvement spirituel contemporain. A cette époque, j’avais déjà eu accès aux œuvres de Râmakrishna et de Vivekânanda. Il y avait là tout un ensemble qu’il m’a semblé urgent de faire connaître directement, c’est-à-dire en laissant la parole à ces maîtres eux-mêmes


J. Achelle : Le problème de l’éducation

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Ne voit-on pas des parents qui, au nom de leur autorité paternelle, non seulement empêchent leurs enfants de suivre leur vocation, mais leur imposent une carrière tout-à-fait différente. Alors il peut arriver qu’un adolescent brise les liens qui l’attachent à la famille, renie ses parents, et part au petit bonheur. Avec enthousiasme bien souvent vers la misère, mais parfois vers le triomphe et le bonheur. La Vie a été la plus forte et l’enfant a été, malgré tout, obligé de suivre la voie qu’elle lui avait tracé. Pauvre enfant, que n’eût-il réalisé si ses parents l’avaient aidé !


J. Achelle : De l'état social moderne (Krishnamurti et le problème social)

| Catégories : Achelle J. | Mots-clés :

De tout temps l’homme a essayé d’échapper à la peur. Malheureusement, au lieu de la regarder courageusement de face, d’en examiner les causes et les éléments, afin de s’en rendre maître, il a rusé et il a créé, au cours des temps d’innombrables entraves, qui devaient soi-disant lui assurer la sécurité. D’abord la sécurité contre la faim, le froid et le besoin sexuel, par la possession de nourriture, de logement, de femmes ; puis la sécurité après la vie par les religions et leurs innombrables dogmes. Ce droit illicite de propriété auquel l’homme a donné le plus d’extension possible et qu’il appelle un droit, un instinct naturels, pour en justifier la jouissance, a créé la force « Capital » qui est le dictateur le plus formidable, le maître le plus dur, par lequel l’homme puisse se laisser exploiter, mais qui flatte son égoïsme et son orgueil. L’autorité religieuse, d’autre part, a créé, dans le but de mieux exploiter, quantité de superstitions et de pratiques plus ridicules les unes que les autres…


Aimé Michel : La gnose de Princeton ou la Science remise à l'endroit

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Ainsi, disent les gnostiques de Ruyer, la connaissance par participation « à l’endroit » s’exalte dans des domaines de plus en plus vastes à mesure que le cheminement de l’évolution crée l’organisation de plus en plus complexe où ces domaines se développent. Ici se place l’expérience mystique, dont les gnostiques donnent la première interprétation, conciliant à la fois les affirmations réitérées de ceux qui la vivent et les données de la science. Pourquoi les mystiques s’effaroucheraient-ils que l’on donne de leur expérience une explication psychologique, voire biologique, puisque les faits de la biologie et de la psychologie recelèrent le grand dessein ? Si le mystique saisit parfois en lui-même ce grand dessein, il s’agit bel et bien, comme il l’affirme, du divin. Il participe bel et bien à la pensée qui, conformément à la thèse centrale de toute gnose, préexiste à tout ce qui est et que les religions appellent Dieu.


L'aventure humaine s'inscrit dans un Grand Dessein : Lanza Del Vasto et la non-violence

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Je n’allais pas du tout en Inde pour chercher la spiritualité. J’avais retrouvé non sans peine ma propre religion et ma propre tradition. J’allais aux Indes pour y chercher très paradoxalement la solution de notre problème d’Occidentaux. Notre problème essentiel est celui de la guerre et de la paix. Si nous ne le résolvons pas, tous ceux que nous résoudrons, et nous qui les aurons résolus, seront emportés par la prochaine guerre. Je ne trouvais pas de réponse, en Occident, ni à l’Église ni dans les philosophies, moins encore dans les politiques. Donc je vis Gandhi. Je l’ai interrogé, j’ai trouvé en lui ce que je cherchais. J’avais quelque impression que la guerre ne tombait pas du ciel comme un bolide, qu’elle était liée avec l’espèce de paix que nous vivons, et qui la rend inévitable. Gandhi m’a indiqué tout cet ensemble, et ce que j’ai pris de lui, c’est l’unité de vie que j’ai tâché de rapporter à la maison.


Paule Martin : Lanza Del Vasto

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Mais le moi est un objet qui n’est jamais : objet, qui n’est jamais devant mes yeux, mais qui se trouve derrière, derrière mes yeux. Chaque fois que je me fais une image ou un concept de moi, je dois savoir que ce n’est pas moi, que cet objet n’est qu’un objet de remplacement, une indication. Le moi ne peut pas se découvrir par observation ou calcul, et pour définir le moi, nous dirons : « c’est ce qui, en moi, ne peut être connu que par moi ». C’est cela que je dois connaître. Ce moi est un objet qui s’oppose à tous les autres, à tous les autres objets et les autres personnes, même à tout ce qui en moi est objet. Mon corps est un objet qui peut être connu par un autre, mieux que par moi. Mon corps fait partie de moi, mais n’est pas moi, car je suis une unité qui n’est pas la somme des parties, une unité intérieure et vivante, indivisible. Mais il y a une sensation de mon corps qui ne peut être connue que par moi. Cette sensation-là n’est étudiée par aucune science physiologique, psychologique ou autre. C’est mon corps intérieur. Il en est de même de mon personnage, c’est une façade, un masque que les autres connaissent…