Vivian du Chainel : Le Sens du Divin

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Pour pouvoir comprendre Dieu il faut s’oublier soi-même, car s’attacher à sa personnalité, c’est sombrer dans le néant. Dieu n’est pas une forme définie, un objet palpable, mais bien la limpidité du regard de l’enfant; la voix de notre conscience; les transports de tendresse qui nous portent vers ceux qui souffrent.


Robert Linssen : Lois physiques, lois spirituelles

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Les systèmes philosophiques et religieux de l’humanité ont toujours été fonction de l’évolution spirituelle des individus. Cette évolution n’ayant manifestement pas encore parcouru toutes les étapes des possibilités remarquables qui s’offrent à l’homme, il est compréhensible que celui-ci n’ait pas encore pleinement accompli la synthèse spirituelle parfaite dont certains esprits avancés pressentent les éléments fondamentaux.


Annick de Souzenelle : Arbre de vie et schéma corporel

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L’Adam récapitule toute la création : il contient, il « est », totalité des énergies créées. Il est appelé à intégrer celles-ci, peu à peu, au fur et à mesure de son évolution, de sa marche vers la ressemblance. C’est cela, « se relier à lui-même », là est le sens de sa vie, de son histoire. Le temps lui est donné pour intégrer ses espaces intérieurs. Entre sa naissance et sa mort, ces deux pôles connus de la vie, les temps diffèrent selon les qualités des espaces intérieurs — champs de conscience — qu’il aborde.


Aimé Michel : La prophétie fossile, méditation

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Ce fait, appelé « évolution », peut être exprimé ainsi : tous les êtres vivants sont apparus suivant un ordre, celui de la complexité croissante. Ou encore : à mesure que la terre a vieilli, des êtres de plus en plus complexes sont apparus à sa surface. Il existe des « théories de l’évolution » : lamarckisme, darwinisme, néo-darwinisme. Ce sont des théories. Elles essaient d’expliquer l’évolution. Mais l’évolution elle-même n’est pas une théorie. C’est l’ordre dans lequel on découvre les fossiles quand on creuse le sol. Aucune théorie nouvelle, aucune découverte ne peut rien changer à cet ordre-là, qui est celui dans lequel sont empilés les uns sur les autres les fossiles que vous trouveriez en creusant sous le fauteuil où vous lisez ces lignes.


swami Hridayananda Sarasvati (mataji) : Les différents aspects de l'être humain 1

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En effet, lorsqu’il y a désir, le mental est très agité et lorsque le désir est réalisé, le mental devient très calme et, dans ce calme du mental on devient — du moins dans une certaine mesure — conscient de cet autre état de conscience qui est au-delà du mental et c’est cela qui en fait vous donne le bonheur. Si bien que le bonheur provient de vous-même, c’est la cessation des oscillations mentales et c’est le fait que l’on entrevoit la Conscience Absolue qui est la cause du bonheur, et non pas le fait que vous ayez obtenu ce que vous désiriez. Il est nécessaire pour chacun de prendre conscience de ce niveau de Conscience Ultime, et cela ne peut pas être réalisé immédiatement, tout de suite, car ce n’est pas si simple. Parce que cette source de bonheur, cette source intérieure de bonheur, est recouverte par un certain nombre d’enveloppes ou de gaines, des gaines de consciences. Nous sommes faits de trois corps : le corps physique, le corps subtil ou astral et le corps causal. Et ce que vous recherchez est au-delà de cela.


Catherine Anne : Le symbolisme du tarot 7 : L’amoureux

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L’Amoureux a les bras croisés sur la poitrine, croisés au niveau des poignets, à la hauteur du chakra du cœur ; il y a la femme couronnée dite de beauté, la connaissance, qui lui pose la main sur l’épaule, c’est-à-dire qu’elle va lui insuffler sa force. Dans toutes les initiations et dans tous les ésotérismes, l’épaule est un symbole de puissance, « porter le monde sur ses épaules », un acteur a « toute la pièce sur ses épaules » ; quand on adoubait un chevalier, c’est d’un coup du plat d’épée sur l’épaule. Le fait de poser la main sur l’épaule de quelqu’un est un symbole d’amitié : avec la paume de la main et par l’épaule, on transmet sa force à l’autre. Elle lui pose donc la main gauche spirituelle sur l’épaule.


Serge Brisy : Quelques réflexions sur la vie intérieure

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La vie intérieure est celle qui donne. La vie extérieure est celle qui reçoit. Comme le fait de donner implique l’échange; celui qui donne ne peut manquer de recevoir aussi. Pourtant, il ne demande rien. Et c’est en cela que réside la différence entre celui qui donne librement de lui-même et celui qui, sans cesse, attend le don. Se tourner vers l’intérieur, c’est remonter à la source de la vie. Et la source de la vie ne cesse de jaillir, alimentant tout ce qui existe de ses eaux limpides.


Marcel Hennart : Contre la guerre

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On vous dira que cet état de choses est naturel. La guerre n’est elle point l’expression de la concurrence vitale ? Et cette concurrence ne s’exerce-t-elle point dans tous les domaines du règne animal? Qu’êtes-vous, mes frères, sinon un troupeau de bœufs (boves sueti) parmi lesquels il faut trier? Cette explication est une concession au facile. Mais encore, notre mentalité démocratique ne s’accorde guère avec la précellence de la sélection naturelle. Constater le fait n’est en soi ni bien ni mal. Mais s’y conformer s’oppose à tout respect des droits de l’homme…


A. David-Neel : Coup d'œil sur les écoles philosophiques tibétaines de la "Transmission orale" dites des "Doctrines secrètes"

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Le salut bouddhique est hautement intellectuel. Il consiste à voir ce qui est au lieu de contempler des fantasmagories que nous construisons nous-mêmes. Lorsqu’ils préconisent la culture de la perspicacité, de la vue intense, les Docteurs des doctrines traditionnelles de la transmission orale sont donc en parfait accord avec la doctrine fondamentale du Bouddhisme. Les Maîtres des Écoles de la Tradition orale insistent sur le caractère instantané et essentiellement transitoire de tous les phénomènes. Ils enseignent aussi que les corps qui nous apparaissent comme étant solides sont, en réalité, composés de particules en mouvement. L’apparence de solidité et de durée est due à la rapidité prodigieuse avec laquelle les particules se meuvent.


René Fouéré : Krishnamurti, L'homme et sa pensée

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En dépit de tous ses efforts vers une condition immuable, l’individu s’interroge avec angoisse. Cette chose immortelle qu’il désire, est-ce sa conscience banale ? Hélas ! Si fortement qu’il la veuille corseter, elle n’est que fluctuations. De plus le sommeil, la syncope lui imposent des éclipses évidentes. Il va chercher quelque chose d’invariable au-delà de ces mouvements incessants et de ces interruptions. Alors il imagine — ou plutôt on imagine pour lui — un noyau permanent et abstrait, une âme substantielle, dont la conscience vulgaire est l’expression intermittente. Et, avec l’âme, voici Dieu et ses interprètes infaillibles, les crédos et l’exploitation religieuse; tout cela est entretenu par la soif de l’immortalité individuelle. Voici la foi et la haine du doute, du doute qui crée le sentiment que le moi est un assemblage mal fait, incohérent et précaire. L’individu mécanisé s’endort dans son rêve de survie statique et de permanence…