Insights sur la régénération I. Discussion avec Krishnamurti

Quelle est la relation entre la conscience et la pensée ? Quel est le commencement de la pensée ? Comment cela vient-il à l’existence ? Quelle est la source d’où jaillit la pensée ? Il y a perception, sensation, contact, puis la pensée, le désir et l’imagination interviennent. C’est l’origine du désir. Est-ce donc là l’origine de la pensée, le commencement de la pensée, le mouvement de la pensée ?

Colin Todhunter : Imagine tous les gens : alimentation, liberté et ce que signifie être humain

Mais que se passerait-il si vous refusiez ce paradigme ? Si vous mettiez au jour ce qui est habituellement maintenu hors du champ du débat politique ? Si vous souteniez que la crise de l’alimentation et de l’agriculture n’est pas d’abord technique, environnementale ou économique, mais qu’elle touche au cœur même de ce que signifie être humain ?

Dean Curran : Les signaux d’alerte sont clairs : nous nous dirigeons vers une crise numérique

La période précédant la crise financière de 2008 et l’économie numérique actuelle partagent à la fois l’amplification de l’interdépendance et la réduction de la redondance. Dans le cas de la finance, cela s’est fait par des emprunts massifs pour tirer parti des revenus, laissant une plus petite proportion de fonds pour couvrir d’éventuelles pertes. Dans l’économie numérique, ce besoin de collecter continuellement des données accroît les interdépendances entre ensembles de données, plateformes, entreprises et réseaux. Cette interdépendance accrue est fondamentale pour le modèle d’affaires central de l’économie numérique.

Claude Tresmontant : Mon approche

Le titre est de 3e Millénaire Robert Décout. — N’avez-vous pas l’impression d’aller à contre-courant de la pensée contemporaine ? Est-elle encore actuelle, cette philosophie chrétienne dont vous êtes l’un des serviteurs les plus inlassables ? Claude Tresmontant. — Je vais en effet consciemment et délibérément à contre-courant des tendances dominantes et majoritaires de la pensée philosophique contemporaine. D’abord parce […]

Bert Olivier : L’autorité n’est plus ce qu’elle était

Traduction libre 15 février 2024 Lorsque l’on formule l’évolution actuelle du monde — qui peut être formulée de différentes manières — en se demandant si l’affaiblissement progressif de l’autorité au fil du temps, en particulier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pourrait éclairer la crise actuelle, la réponse peut en surprendre plus d’un. Quand […]

Les Êtres visibles et invisibles : un entretien avec Amitav Ghosh

Traduction libre de https://emergencemagazine.org/interview/beings-seen-and-unseen/ L’INTERVIEWÉ Amitav Ghosh est un universitaire, romancier et auteur d’ouvrages non romanesques d’origine indienne. Parmi ses nombreux ouvrages, citons The Great Derangement : Climate Change and the Unthinkable (tr fr Le grand dérangement : D’autres récits à l’ère de la crise climatique) et The Nutmeg’s Curse: Parables for a Planet in Crisis. Il […]

Robert Powell : l'unique priorité

Un autre des aspects où l’esprit fragmenté est manifeste dans la sexualité, c’est quand, plutôt que de se sentir attiré par un individu en tant qu’entité totale, l’esprit a une fixation sur le corps seulement, ou encore sur certaines parties spécifiques de ce corps. Il faut réaliser que chez l’homme moderne, à cause de cette fragmentation de la pensée et de l’action — ce qui est vraiment une spécialisation intellectuelle au énième degré d’absurdité — le sexe est devenu une chose de l’esprit, ou « intellectuel », plutôt qu’une manière d’être correspondant plus ou moins à la chose physique qu’elle est censée résumer. Pour couronner le tout, nous avons créé une séparation entre le sexe et les autres expériences sensuelles et construit quelque chose d’énorme; le sexe est donc devenu la seule façon de mesurer la moralité.

Oïkos : Klimax

Mais pour qui cherche à la comprendre dans sa maturation historique, son déchaînement actuel, et jusque dans ses tenants et aboutissants, La-Crise économique n’est qu’un détonateur : voyons plutôt du côté de la poudrière. Répercutée à l’instant même par nos moyens de communication, elle frappe à des degrés divers tous les habitants de la terre. Alimentée par l’équation fondamentale de notre physique — l’équivalence fulgurante de la masse et de l’énergie — elle peut en effet faire sauter la planète. Et cette accumulation d’explosifs est comme le symbole d’une humanité qui, ne trouvant plus de limites à son avidité d’avoir, finit par y perdre son être.

Robert Powell : Crise de conscience

Se contenter de qualifier le monde d' »irréel », même si cela était vrai, ne le fera jamais disparaître. Il ne me semble pas plus pratique, ni plus facile, de traiter avec ce monde que de traiter avec le monde « réel » habituel. En d’autres termes, la différence entre « des personnes réelles aux prises avec des problèmes réels dans un monde réel » et « des personnes irréelles aux prises avec des problèmes irréels dans un monde irréel » me paraît d’intérêt purement académique. On pourrait même se demander s’il est très sensé de faire cette différence. Ce n’est peut-être pas la bonne question après tout. Avons-nous une unité de mesure pour calculer la réalité et l’irréalité ? Ces lignes ne résoudront donc pas la question, j’en ai bien peur, parce que nos unités de mesure sont tout à fait de ce « monde », et si celui-ci était irréel, les unités de mesure le seraient aussi.