Propos de Chiragh : Maximes

| Catégories : Chirag | Mots-clés :

Rester sans pensée est difficile, souvent pénible au début : on a l’impression d’un terrible manque comme quelqu’un qu’on aurait privé de sa drogue. Mais si l’on persiste, il commence à s’élever un sens subtil du bonheur qui pénètre tout l’individu et parait venir de l’âme, et qui, si on lui compare tous les bonheurs passagers que nous avons pu connaitre, les fait concevoir comme des contrefaçons. En outre, dans cet état de non-pensée, l’esprit perd de ses limites et de son étroitesse – C’est la définition de la méditation.


Fugace image

| Catégories : Spiritualité

Comment remonter à la Source, la source de ce que l’on EST ?
Il n’y a personne pour le faire, aucune `Source’ à trouver —
toutes deux des concepts — n’est-ce pas une fantaisie relative ?
Il n’y a que l’acte de concevoir, et c’est cela la `Source’.


Marcus : Louis-Claude de Saint Martin, le « philosophe inconnu »

| Catégories : Portrait | Mots-clés : ,

Contenant Dieu mieux que ne le contient le Monde, il ne doit pas le demander à celui-ci. C’est pour cela qu’aucun argument tiré de la nature n’a la puissance de démontrer Dieu à l’homme. L’homme n’a que faire de cette démonstration externe. La meilleure de toutes, il la porte en son sein, c’est l’empreinte de Dieu dont il est émané.


Hazrat Inayat : Notre part divine et notre part humaine

| Catégories : Hazrat Inayat Khan | Mots-clés :

L’homme est comme un télescope. A une extrémité se trouve la part de l’homme, l’existence limitée : à l’autre la part de Dieu, l’Être Illimité. A l’une nous sommes si petits. A l’autre nous sommes tellement immenses que nous sommes l’Être tout entier. Comment peut-il y avoir de la place pour plusieurs dans ces conditions? Y a-t-il plusieurs êtres aussi complets?


Yves Albert Dauge : Lumière de l'ésotérisme, pérennité et actualité

| Catégories : Dauge Yves-Albert | Mots-clés : ,

Ainsi peut-on comprendre que l’ésotérisme soit vraiment la découverte de l’intériorité, de l’essentiel ou du nouménal qui constitue, au-delà du flou des apparences, des voiles et des langages, la source de notre personne, son axe et sa fin. Novalis remarque : « C’est vers l’intérieur que va le chemin mystérieux. En nous, ou nulle part, est l’Éternité avec tous ses mondes », ou encore : « Tout me ramène en moi-même » ; Shabestarî enseigne : « Contemple le monde entièrement inclus en toi-même » les Dialogues avec l’Ange insistent : « Mais où est le Ciel ? Là-haut ? Ici-bas ? En vérité, il se trouve en vous-même… »


Michel Guillaume : Le piège de l’initiation

| Catégories : Guillaume Michel | Mots-clés : , ,

Il faut remarquer en effet que cette coutume des initiations successives aboutit très vite en pratique à faire des initiés une sorte de corps de Dignitaires, une sorte de hiérarchie de Droit mais dont la valeur proprement spirituelle est des plus douteuses. Et il en est ainsi pour la raison très humaine que ceux qui ont un plus grand nombre d’initiations ont une tendance naturelle à se considérer comme forcément plus chargés d’autorité spirituelle que ceux qui en ont moins…


Michel Random : Borobudur: le mandala, la vision, l'illumination

| Catégories : Arts, Random Michel | Mots-clés : , , ,

Le mandala est par excellence le support qui permet de transmettre la doctrine secrète. Il sert d’enseignement initiatique, il produit et conduit à l’état d’Eveil. Il est très probable que le monument a été construit sous la direction de moines bouddhistes et que son architecture revêt dans ses plus petites parties une science et une philosophie spirituelle cachée. L’influence et les emprunts à l’art Indou sont d’autant plus apparents que ce sont effectivement des hindouistes qui ont certainement achevé Borobudur après la brusque chute de la dynastie des Sailendra.


Wolter A. Keers - L’identification

| Catégories : Keers Wolter A. | Mots-clés : , , , ,

Nous avons défini l’égo comme l’automatisme qui revendique une activité, une perception, une pensée ou un sentiment et qui nous fait dire : j’ai vu, j’ai entendu, j’ai fait, j’ai pensé, j’ai senti. Un examen plus approfondi nous a permis de voir qu’il faudrait dire plutôt : il y a eu activité, perception, pensée ou sentiment. Cela est totalement différent, car une pensée ou un sentiment ne peuvent plus jamais nous lier du moment que nous avons compris qu’il ne s’agit que de phénomènes accidentels qui se manifestent dans la conscience. En principe, chaque pensée ou sentiment peut donc se manifester en moi, qui en suis l’essence pure; et cela s’étend du plus vil jusqu’au plus noble, de la plus basse vulgarité à la sainteté.


Jean Gontier : Connaissance et pensée

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Savoir c’est acquérir des idées, des concepts, soit pour les conserver tels quels en mémoire, soit pour les présenter sous une forme originale, soit enfin pour en faire dériver de nouveaux concepts, de nouveaux systèmes. On peut très bien devenir un spécialiste du bouddhisme parce qu’on a lu quantité d’ouvrages traitant de cette tradition, entendu maintes conférences et conversé avec de nombreux bouddhistes, sans jamais avoir été soi-même bouddhiste et ainsi juger de ce qu’en fait on ignore. Connaître ce n’est pas seulement penser et encore moins savoir, c’est recevoir un donné ! Connaître découle de l’expérience directe, on ne connaît pas par personne interposée. Connaître la Réalité c’est la vivre et ce ne peut être que cela. Précisons que lorsque nous employons ici le terme d’expérience, il s’agit d’une tout autre chose que ce qu’on entend généralement par ce qui reste confiné dans les limites de la structure individuelle.


Guitta Pessis Pasternak : La Bible en son sens entretien avec André Chouraqui

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Les Septante ont été, non seulement les premiers traducteurs de la Bible, mais aussi les premiers traducteurs de l’Histoire : c’est la première fois qu’on a entrepris la traduction d’un grand texte d’une langue dans une autre langue, c’est-à-dire passer d’un contexte culturel déterminé dans un autre. Les Septante ont fait œuvre de pionniers : ce fut l’un des plus grandioses monuments de l’aventure spirituelle de l’humanité. A cette fin, les Septante optèrent pour une technique de traduction résolument syncrétiste et apologétique. Saint Jérôme, en écrivant la Vulgate, a essayé de faire une traduction révisée, avec ce qu’il appelle la « veritas hebraicas », un retour aux sources aussi radical que possible. Au fond, il a tenté de faire au IVe siècle ce que j’ai tenté de faire au XXe siècle. En l’appelant « vulgate » c’est-à-dire pour le vulgum, pour le peuple, il a offert la première Bible de « poche » en Latin. Les Septante et la Vulgate sont deux grands monuments de la culture universelle et ces deux grandes traductions ont inspiré toutes les autres. L’importance de ma traduction, d’après les critiques, est justement ce retour radical aux vraies sources bibliques d’avant les Septante.