Du maléfice à l’hérésie entretien avec Yves Castan

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Il me semble que le recours magique correspond, comme autrefois sinon au même degré, à la nécessité pratique de concevoir ce qui n’est pas expliqué par les savoirs habituels, de pourvoir à certains besoins ou certaines parades de défense, qu’il correspond aussi à une exaltation de la volonté ou de la terreur. Les domaines d’intervention paraissent analogues (ce qui tient aux incertitudes de la santé, du succès, de la vulnérabilité quand les techniques ordinaires sont en défaut). Il faut ajouter à cela le besoin d’une proche autorité, tutélaire ou redoutable, là où les autorités sociales manquent ou sont trop étrangères.


Michel Guillaume : Le manque d’Idéal

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On entend de bien des côtés, formuler des reproches contre la civilisation que nous vivons — ou contre ce qui nous en tient lieu pour le moment. Parmi les défauts qu’on lui trouve il en est un qui revient avec fréquence: c’est le manque d’idéal. La société manquerait d’idéal, la jeunesse manquerait d’idéal, la vie telle que nous la vivons manquerait d’idéal.


Robert Linssen : La spontanéité de la vie

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Si l’homme veut remplir le rôle que la Nature est en droit d’attendre de lui, il faut qu’il s’ouvre aux possibilités infinies que lui confère la VIE. L’homme accompli est celui en qui et par qui, la VIE s’exprime librement, spontanément. Mais cette liberté et cette spontanéité exigent le total dépouillement des limites de l’ego. C’est à cet état d’être qu’ont accédé tous les grands sages du monde. Tous ont atteint en eux, cette base du monde, par laquelle il est révélé à l’homme, que son « moi » de surface n’est que projection évanescente et limitée d’une plénitude cosmique de profondeur, infinie, éternelle.


Alfred Tomatis : Son et énergie

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La verticalité est la condition nécessaire pour que les sons soient assimilés avec un maximum d’informations à absorber. Ils sont évidemment choisis. Ils émanent de sources les plus variées et sont soigneusement transmis à l’oreille de l’écoutant. Dans le cas présent, une dépendance s’établit entre le récepteur et l’émetteur, entre l’oreille à l’écoute et l’instrument producteur de sons. L’idéal recherché est atteint lorsque le sujet à l’écoute parvient au stade où il est en même temps l’émetteur produisant lui-même les sons.


Henry P. Stapp : Conscience et valeurs dans l’univers quantique

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La théorie quantique de la conscience, même si elle se trouve encore dans une phase de formulation rudimentaire, est de loin plus naturelle que les approches fondées sur la physique classique. Dans la physique classique l’activité cérébrale est décrite par une collection de variables spatio-temporelles. Par conséquent, une relation entre l’esprit et la matière demande une relation entre des notions totalement dissemblables : une collection de nombres représentant les mouvements des billions de particules est identifiée à une pensée consciente unifiée. Mais la physique classique est essentiellement réductionniste et n’a pas de place naturelle pour des entités holistiques. De plus, l’aspect de « contrôle », qui est l’essence même de la conscience, n’est pas compatible avec la physique classique ; le cours des événements, tel qu’il est décrit par la physique classique, est exactement le même en présence ou en l’absence de la Conscience.



Ivan Illich : Médicaliser du berceau à la tombe

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[…] si je voulais décrire la médecine des années 80 à l’intention de « quelqu’un d’ailleurs », en quels termes moi, un profane, le ferais-je ? Comment en parlerais-je à un martien, ou à sainte Hildegarde de Bingen, ou à un médecin du milieu du XIXe siècle ? Pour commencer, je dirais que le généraliste d’aujourd’hui est toujours diplômé d’une école de médecine, ce qui n’était pas la règle en d’autres temps ou lieux. J’expliquerais ensuite qu’il est, par excellence, le dispensateur professionnel de soins dont la fonction s’est développée à partir de la sollicitude pastorale organisée par le clergé. Il est formé à établir un diagnostic scientifique de chaque « cas » ; il doit évaluer les conditions physiologiques; psychologiques, sociales et environnementales de chaque patient — conditions sur lesquelles il a encore moins de prise que l’intéressé…


Michel Guillaume : Ouverture

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Mais Shri Ramakrishna était un Avatar, une Incarnation Divine au sens hindouiste du terme. Comme tel il inaugurait (entr’autres) et pour l’humanité entière l’ère d’une nouvelle attitude vis-à-vis des autres religions, attitude ouverte et plus fraternelle.


Jacques de Gerlache : Symposium changement des théories et des paradigmes : Au fil de la discussion

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Jacques de Gerlache a relevé et résumé les points principaux du symposium, faisant la synthèse des interventions et des opinions parfois contradictoires énoncées sur certains sujets. Un point final n’est pas pour demain, mais l’essentiel est que la coopération entre médecines « officielles » et « parallèles » commence à être véritablement mise en pratique.


Catherine Gana : Pour une santé intégrale

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Qui peut trouver la pleine expression de lui-même ne peut être malade, même s’il a des problèmes de santé, car il porte non pas « sur lui », mais en lui-même, sa « trousse d’urgence », Il a su en remplir progressivement les petites fioles de valeurs immortelles, en cultivant son caractère, en cultivant son intérêt pour la vie, en tournant son attention vers autrui, il s’est offert la possibilité d’être moins occupé de sa personne et de laisser les forces de sa nature s’épanouir librement vers d’autres horizons, vers d’autres visions.