Maurice Lambilliotte : Du bon usage de la conscience...

| Catégories : Lambilliotte Maurice | Mots-clés : ,

Si l’on accepte ce qui est plus qu’un postulat intellectuel, plus qu’une hypothèse, plus que le fruit d’une conception de l’homme et du monde, une réalité qu’il est loisible à chacun de percevoir, avec laquelle chacun de nous cohabite, mieux encore, qui est nous-même à son plus haut degré de singularité (par rapport au pluriel de nos facultés et de nos états collectifs), il est évident qu’il faut reconnaître à cette « conscience », le rôle éminent qui est le sien. Qu’il faut en faire (et volontairement) le centre vivant aussi, de toute intelligence car cette conscience est vraiment notre outil fondamental, le socle de notre personnalité, aussi bien que le réservoir de ses formes d’avenir, en fait, de tout notre potentiel d’évolution exhaustive et d’adaptation.



P. Chauchard : L'Optimisme dramatique de Teilhard est l'espérance chrétienne

| Catégories : Chauchard Paul | Mots-clés :

Innombrables sont les passages où Teilhard tire le bien du mal, sans nier celui-ci pour autant. Madeleine Madaule insiste avec raison, à mon avis, sur la parenté entre Teilhard et Pascal ou les existentialistes. Relisons « le Milieu Divin » : « Le Monde à certains jours, nous apparaît comme une chose effroyable : immense, aveugle, brutal. Il nous ballotte, nous entraîne, nous tue, sans faire attention… A chaque instant par toutes les fentes, la grande Chose horrible fait irruption, celle dont nous nous forçons à oublier qu’elle est toujours là, séparée de nous par une simple cloison


le Docteur Jean-Pierre Kauffmann : Acupuncture et astrologie

Les Chinois considèrent deux types d’organes, les organes pleins et les organes creux. Le cœur, la rate, le pancréas sont indissociables du poumon, du rein et du foie. Les organes creux qui y correspondent sont la vésicule biliaire pour le foie, l’intestin grêle pour le cœur, l’estomac pour la rate, le gros intestin pour le poumon et la vessie pour le rein. On a donc ainsi des couples qui se forment, un organe creux correspondant à un organe plein. Les Chinois disent que les organes pleins sont des « organes trésors », c’est-à-dire qu’ils recèlent finalement la substance de toute chose et que les organes creux sont les « organes ateliers »…


Aimé Michel : Le sein ou l'œuf

| Catégories : Michel Aimé | Mots-clés :

Depuis trente-cinq ans nous avons entrepris d’extérioriser toutes les fonctions encombrantes de la pensée : la logique, le calcul et la mémoire. Nous sommes en train de rejeter dans le monde extérieur cette toison cérébrale qui nous assura la domination du monde, mais qui, le monde dominé, ne nous sert plus qu’à dissimuler à notre regard intérieur l’essence de notre être, qui est esprit.


François Chenique : Notes sur le tantra yoga, sur le tcheu et sur quelques phénomènes mystiques

| Catégories : Chenique François | Mots-clés : , ,

Si le hatha-yoga intrigue les Occidentaux, le tantra yoga les fascine, ce qui n’est pas mieux. Si l’on veut s’informer sur le but et les pratiques de ce yoga, il faut écarter résolument tout ce qui est vulgarisation pour ne s’adresser qu’à des auteurs dont l’information est sûre, ce qui rend parfois la lecture de leurs ouvrages assez difficile. Il y a en effet trop de livres et d’articles qui parlent un peu vite de la Kundalinî et des chakras (cakra) sans que cela puisse être utile au lecteur, d’où la nécessité de faire un choix…


Stéphane Lupasco : Pour une nécessaire mutation de la logique de l'entendement

| Catégories : Lupasco Stéphane | Mots-clés : , , , , ,

Cette troisième matière est la matière la plus dense du noyau atomique et en même temps, chose étonnante, de la matière psychique, comme je le montre dans plusieurs de mes travaux . Dans cet état de coexistence antagoniste et contradictoire, de semi-potentialisation et de semi-actualisation, les énergies de l’homogène et de l’hétérogène, prennent, dans le système neuropsychique, conscience d’elles-mêmes, en inaugurant cette propriété considérable du système nerveux central de l’homme, de la conscience de la conscience et de la connaissance de la connaissance.


Le voyage nocturne du soleil

| Catégories : Mythe / Conte / Tradition | Mots-clés : , ,

Dans l’Egypte ancienne, le voyage au royaume des ténèbres — le monde d’en-bas — le royaume des morts, n’était pas le voyage ultime, mais un voyage à travers un monde intermédiaire. C’était la nuit, qui prend place entre le coucher du soleil et son lever, la mort, entre mourir et renaître, un monde des «devenir» et des «possibles», dans lequel se produisait le mystérieux renouvellement de la vie.


Salomon Katz : Un sage parmi nous

| Catégories : Katz Salomon, Portrait | Mots-clés :

C’est dans cet hôpital d’Ismaïlia que je devais faire la connaissance du Docteur Godel dont je ne savais à cette époque que ce que savait tout le monde autour de moi, qu’il s’agissait d’un cardiologue réputé, d’un professeur vénéré par ses élèves, et de plus d’un humaniste estimé par ce que le pays comptait de véritables hellénisants. J’ignorais que, nonobstant ses nombreux voyages en Grèce d’abord, et ailleurs, sa curiosité en éveil l’avait incité à aller étudier, en Inde même, auprès de maîtres spirituels vivants, cette fameuse pensée millénaire, ou plutôt cette sagesse millénaire au-delà de toute pensée dont, quelques années auparavant j’avais eu le privilège d’approcher un des plus nobles représentants, je veux parler du Swami Siddheswaranda, grâce auquel, pour la première fois, la spiritualité indienne pour moi prenait chair. Sa rencontre préludait à une autre rencontre, celle de Roger Godel. Celui-ci, en effet, ayant appris l’intérêt que je portais à cette recherche, m’avait spontanément invité à venir le voir, et c’est de cette époque que date une amitié qui ne s’est jamais démentie depuis, et une connaissance que j’ai toujours aimé approfondir de l’homme et de son œuvre.


Jacques Oudot : Des rives de l'inconscient à la dérive des consciences

| Catégories : Oudot Jacques | Mots-clés : , ,

Mais le paradoxe est tel que si la notion d’inconscient nous conduit à plus d’humilité et de finesse dans nos réflexions sur la communication, l’église psychiatrique semble avoir développé la qualité inverse : l’orgueil démesuré de vouloir rendre conscient tout et tout, comme si la reconnaissance du secret nécessaire devait conduire à la connaissance de ce secret ! Est-ce à dire que l’essai de comprendre l’inconnaissable est toujours entreprise luciférienne ? Est-ce à dire que toute science est prométhéenne ?