John Horgan : Conscience, libre arbitre, information et illumination

Imaginez la réalité quotidienne, comme votre mère jouant à « coucou-caché » avec vous lorsque vous étiez bébé. Elle cache son visage derrière ses mains, puis les écarte soudain en disant : « Surprise ! » Et vous éclatez de rire en agitant joyeusement vos petits bras et vos petites jambes potelés. Votre mère recommence sans cesse, et, chaque fois que vous riez, vous êtes à nouveau surpris. Voilà ce qu’est pour moi l’illumination : cette surprise pure, primordiale, devant le simple fait brut de l’existence.

Todd Hayen : Je ne fais plus confiance à personne

Ils ont dénoncé des voisins parce qu’ils recevaient trop de personnes à dîner. Ils ont coupé les ponts avec des membres de leur famille qui refusaient de recevoir l’injection. Ils ont publié de petits mèmes arrogants expliquant que les non-vaccinés étaient égoïstes et stupides, tandis que leurs propres enfants perdaient des années de scolarité et que leurs parents âgés mouraient seuls dans des maisons de retraite. Ils l’ont fait avec la conscience tranquille, parce que les autorités leur avaient donné la permission d’être cruels.

Todd Hayen : L’éclipse de l’âme

Les symptômes sont partout : les drogues inondent les communautés, les déchets étouffent les paysages, l’éthique est traitée comme une relique désuète, les familles se désagrègent et les relations sont réduites à de simples transactions. Beaucoup ressentent la pourriture, mais peinent à en identifier la racine. La cause, au fond, est simple, mais profonde : nous avons cessé d’accorder de la valeur à ce qui est réel. Nous avons troqué la relation consciente avec l’âme contre les simples choses matérielles.

Todd Hayen : La perte de profondeur

Combien de temps une culture peut-elle se maintenir sur un sol aussi superficiel ? Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley offre un modèle inquiétant. Dans cette dystopie, la société fabrique le bonheur par le conditionnement génétique, le consumérisme, le sexe occasionnel et, surtout, grâce à la drogue soma — un produit pharmaceutique parfait qui procure l’euphorie sans gueule de bois, sans dysfonctionnement physique ni perturbation. Le soma ne se contente pas d’engourdir la douleur ; il efface tout besoin de profondeur, de réflexion ou de lutte…

John Horgan : Un explorateur du cerveau repense la conscience

J’ai proposé de considérer le rôle de l’amygdale face au danger non pas comme celui d’un centre de la peur, mais plutôt comme le produit d’un circuit de survie défensif, en réservant le terme d’état mental « peur » à l’expérience consciente. Je m’attendais à ce que la partie consciente soit rejetée ou ignorée, car de nombreux chercheurs sur l’amygdale avaient été formés par des mentors issus de la tradition behavioriste. Mais je ne m’attendais pas à un rejet de la terminologie du circuit de survie défensif, puisque les termes « défense » et « peur » étaient utilisés de manière interchangeable pour décrire les comportements conditionnés par l’amygdale. Cela semblait être un moyen d’être clair, mais ce ne fut pas le cas.

Adam Jacobs : L’émotion perdue des mystiques

Le voyage vers soi-même est tout aussi effrayant. Cela signifie se retrouver face à tout ce que vous trouvez si inacceptable que vous lui avez refusé l’entrée dans votre vie consciente. Et voici le problème : le trésor se trouve toujours dans la grotte où vous avez le moins envie d’entrer — et la plupart des gens ne veulent tout simplement pas y pénétrer.

Todd Hayen : L’importance de l’opinion non experte

Il demeure néanmoins un problème persistant : beaucoup de gens ne prennent même pas la peine d’apprendre les bases les plus élémentaires concernant une situation à laquelle ils sont confrontés. Je ne pense pas que nous nous attendions à ce que les types moutons apprennent toutes les subtilités nécessaires pour formuler des opinions valides et utiles fondées sur la vérité et les faits, mais nous nous attendons à ce qu’ils connaissent les bases afin que leurs instincts reposent davantage sur ce qui se passe réellement plutôt que sur une fabrication (ou des mensonges purs et simples) que le programme leur a fournis pour orienter leur opinion.

Martin Ratte : La vulnérabilité spirituelle

j’ai divisé ce texte en trois parties. Dans la première partie, je me penche sur ce qu’on pourrait appeler une vulnérabilité ordinaire. Cette dernière est source de souffrance. Ne pas être vulnérable est préférable à cette forme de vulnérabilité. Dans la deuxième partie, je discute de la vulnérabilité spirituelle. Cet état d’esprit est très rare et ô combien précieux! Dans la troisième partie, je montre que cette vulnérabilité nous fait connaître une force immense.

Adam Jacobs : Ce sur quoi toutes les traditions de sagesse s’accordent (et pourquoi nous l’ignorons)

Quiconque prend le temps d’explorer le paysage de l’esprit découvrira probablement qu’il existe certaines choses auxquelles on s’accroche par habitude, si fermement que les relâcher peut sembler atrocement douloureux — un parent violent, une trahison amoureuse, un rêve brisé — pourquoi devrais-je laisser cela derrière moi ? Comment pourrais-je pardonner ? Je mentirais si je disais que je ne comprends pas ; je comprends. Mais je fais de plus en plus l’expérience du véritable poids, des conséquences bien réelles à s’agripper aux choses avec autant de force…