Todd Hayen : La perte de profondeur

Combien de temps une culture peut-elle se maintenir sur un sol aussi superficiel ? Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley offre un modèle inquiétant. Dans cette dystopie, la société fabrique le bonheur par le conditionnement génétique, le consumérisme, le sexe occasionnel et, surtout, grâce à la drogue soma — un produit pharmaceutique parfait qui procure l’euphorie sans gueule de bois, sans dysfonctionnement physique ni perturbation. Le soma ne se contente pas d’engourdir la douleur ; il efface tout besoin de profondeur, de réflexion ou de lutte…

John Horgan : Un explorateur du cerveau repense la conscience

J’ai proposé de considérer le rôle de l’amygdale face au danger non pas comme celui d’un centre de la peur, mais plutôt comme le produit d’un circuit de survie défensif, en réservant le terme d’état mental « peur » à l’expérience consciente. Je m’attendais à ce que la partie consciente soit rejetée ou ignorée, car de nombreux chercheurs sur l’amygdale avaient été formés par des mentors issus de la tradition behavioriste. Mais je ne m’attendais pas à un rejet de la terminologie du circuit de survie défensif, puisque les termes « défense » et « peur » étaient utilisés de manière interchangeable pour décrire les comportements conditionnés par l’amygdale. Cela semblait être un moyen d’être clair, mais ce ne fut pas le cas.

Adam Jacobs : L’émotion perdue des mystiques

Le voyage vers soi-même est tout aussi effrayant. Cela signifie se retrouver face à tout ce que vous trouvez si inacceptable que vous lui avez refusé l’entrée dans votre vie consciente. Et voici le problème : le trésor se trouve toujours dans la grotte où vous avez le moins envie d’entrer — et la plupart des gens ne veulent tout simplement pas y pénétrer.

Todd Hayen : L’importance de l’opinion non experte

Il demeure néanmoins un problème persistant : beaucoup de gens ne prennent même pas la peine d’apprendre les bases les plus élémentaires concernant une situation à laquelle ils sont confrontés. Je ne pense pas que nous nous attendions à ce que les types moutons apprennent toutes les subtilités nécessaires pour formuler des opinions valides et utiles fondées sur la vérité et les faits, mais nous nous attendons à ce qu’ils connaissent les bases afin que leurs instincts reposent davantage sur ce qui se passe réellement plutôt que sur une fabrication (ou des mensonges purs et simples) que le programme leur a fournis pour orienter leur opinion.

Martin Ratte : La vulnérabilité spirituelle

j’ai divisé ce texte en trois parties. Dans la première partie, je me penche sur ce qu’on pourrait appeler une vulnérabilité ordinaire. Cette dernière est source de souffrance. Ne pas être vulnérable est préférable à cette forme de vulnérabilité. Dans la deuxième partie, je discute de la vulnérabilité spirituelle. Cet état d’esprit est très rare et ô combien précieux! Dans la troisième partie, je montre que cette vulnérabilité nous fait connaître une force immense.

Adam Jacobs : Ce sur quoi toutes les traditions de sagesse s’accordent (et pourquoi nous l’ignorons)

Quiconque prend le temps d’explorer le paysage de l’esprit découvrira probablement qu’il existe certaines choses auxquelles on s’accroche par habitude, si fermement que les relâcher peut sembler atrocement douloureux — un parent violent, une trahison amoureuse, un rêve brisé — pourquoi devrais-je laisser cela derrière moi ? Comment pourrais-je pardonner ? Je mentirais si je disais que je ne comprends pas ; je comprends. Mais je fais de plus en plus l’expérience du véritable poids, des conséquences bien réelles à s’agripper aux choses avec autant de force…

Martin Ratte : Au-delà de l’intelligence émotionnelle

Le rapport à vos émotions auquel je vous invite est très simple : je vous propose d’avoir un rapport réel à vos émotions, c’est-à-dire d’éprouver un vécu émotionnel dans lequel votre émotion se révèle réellement. Dans un tel vécu, la pensée n’intervient pas. Plus précisément, aucune pensée ou jugement ne vient s’interposer entre votre esprit et l’émotion. C’est que la pensée est toujours discordante à l’endroit du réel, et nous supposons désormais que cette relation à votre émotion est pleinement réelle — révélatrice de la réalité de votre émotion !

Vijay Jayaraj : L’« énergie verte » décime la faune sauvage

De nombreuses études menées par des biologistes et des ornithologues expriment sans équivoque une inquiétude croissante face au massacre d’oiseaux et d’autres animaux causé par des technologies dites « écologiques ». Bon nombre de ces chercheurs, bien qu’ils ne s’opposent pas au concept des sources d’énergie alternatives, cessent de prétendre que l’énergie éolienne et solaire sont inoffensives.

Adam Jacobs : Votre ego ruine votre vie

La principale illusion de l’ego est le contrôle. Il s’accroche à l’idée que, si nous gérons notre environnement, les gens et les résultats avec précision, nous trouverons la paix. Mais la paix ne vient pas du contrôle. Elle vient de l’alignement — avec la vérité, avec l’humilité, et surtout avec le moment présent.

Martin Ratte : L’essence de la compassion

En mourant psychologiquement, c’est-à-dire en écartant l’ego, on cesse de rejeter ou de retenir nos émotions. C’est l’ego qui les rejetait ou les retenait. En cessant de les rejeter ou de les retenir, on les laisse être. Laisser être ses émotions signifie les accueillir. Cet accueil de ses émotions rend possible la compassion. C’est qu’en accueillant ma tristesse ou ma peur, bref, ma souffrance, je ne ressens pas ma souffrance mais la souffrance.