Adam Jacobs : Ce sur quoi toutes les traditions de sagesse s’accordent (et pourquoi nous l’ignorons)

Quiconque prend le temps d’explorer le paysage de l’esprit découvrira probablement qu’il existe certaines choses auxquelles on s’accroche par habitude, si fermement que les relâcher peut sembler atrocement douloureux — un parent violent, une trahison amoureuse, un rêve brisé — pourquoi devrais-je laisser cela derrière moi ? Comment pourrais-je pardonner ? Je mentirais si je disais que je ne comprends pas ; je comprends. Mais je fais de plus en plus l’expérience du véritable poids, des conséquences bien réelles à s’agripper aux choses avec autant de force…

Martin Ratte : Au-delà de l’intelligence émotionnelle

Le rapport à vos émotions auquel je vous invite est très simple : je vous propose d’avoir un rapport réel à vos émotions, c’est-à-dire d’éprouver un vécu émotionnel dans lequel votre émotion se révèle réellement. Dans un tel vécu, la pensée n’intervient pas. Plus précisément, aucune pensée ou jugement ne vient s’interposer entre votre esprit et l’émotion. C’est que la pensée est toujours discordante à l’endroit du réel, et nous supposons désormais que cette relation à votre émotion est pleinement réelle — révélatrice de la réalité de votre émotion !

Vijay Jayaraj : L’« énergie verte » décime la faune sauvage

De nombreuses études menées par des biologistes et des ornithologues expriment sans équivoque une inquiétude croissante face au massacre d’oiseaux et d’autres animaux causé par des technologies dites « écologiques ». Bon nombre de ces chercheurs, bien qu’ils ne s’opposent pas au concept des sources d’énergie alternatives, cessent de prétendre que l’énergie éolienne et solaire sont inoffensives.

Adam Jacobs : Votre ego ruine votre vie

La principale illusion de l’ego est le contrôle. Il s’accroche à l’idée que, si nous gérons notre environnement, les gens et les résultats avec précision, nous trouverons la paix. Mais la paix ne vient pas du contrôle. Elle vient de l’alignement — avec la vérité, avec l’humilité, et surtout avec le moment présent.

Martin Ratte : L’essence de la compassion

En mourant psychologiquement, c’est-à-dire en écartant l’ego, on cesse de rejeter ou de retenir nos émotions. C’est l’ego qui les rejetait ou les retenait. En cessant de les rejeter ou de les retenir, on les laisse être. Laisser être ses émotions signifie les accueillir. Cet accueil de ses émotions rend possible la compassion. C’est qu’en accueillant ma tristesse ou ma peur, bref, ma souffrance, je ne ressens pas ma souffrance mais la souffrance.

Adam Jacobs : Quand l’espoir n’a plus de ciel

En redirigeant le désir vers le haut plutôt qu’à l’horizontale, la Bhakti transformait la privation en dévotion. Chez les ouvriers et les castes inférieures, elle inspira une poésie extatique et un sens farouche de la dignité spirituelle. Contrairement à Étienne, dont le salut politique dégénère en violence, des figures de la Bhakti telles que Kabir, ont cherché la révolution dans le monde intérieur. Dieu, insistait Kabir, était accessible à quiconque aimait. Leurs pratiques ne nécessitaient ni richesse, ni pouvoir institutionnel, ni bouleversement historique. Elles ne nécessitaient que de la dévotion.

Jeff Carreira : Cartographier la noosphère : science, mysticisme et géométrie de la conscience. Entretien avec Shelli Renée Joye

L’enseignement fondamental du yoga, de Patanjali, et même du christianisme occidental, consiste à entrer dans le silence, à laisser l’esprit ralentir et à passer à un état de calme, le Silence, afin que soudainement jaillisse la lumière de la conscience de la connectivité qui relie tout dans une matrice multidimensionnelle de conscience. Lorsque vous faites vraiment des progrès en méditation, vous pouvez le sentir, vous êtes capable d’aller au-delà de vous-même, que ce soit à l’extérieur de vous-même, à l’intérieur de vous-même, ou en vous connectant à des dimensions normalement étrangères qui n’ont aucun rapport avec l’intérieur et l’extérieur…

Adam Jacobs : Avant que cela ne s’appelle un corps

Il ne s’agit pas de redevenir un nourrisson. Il s’agit plutôt de réduire le moi narratif, de dissoudre les frontières corporelles rigides et d’accroître l’immédiateté sensorielle. C’est une énergie libérée de la forme rigide. Ce qui se dissout, ce n’est pas le corps lui-même, mais l’idée du corps comme fixe. Bien entendu, de tels états sont fugaces et n’abolissent pas l’incarnation — mais ils nous rappellent que le corps est bien plus fluide que nous ne l’assumons habituellement. La sensation ne se produit pas simplement dans la conscience — elle est la preuve que la conscience était déjà là. Ce qui rend la sensation présente ne peut lui-même être réduit à la sensation seule.

Arthur Haswell : Le piège des Qualia : pourquoi l’éliminativisme se sape lui-même,

Dans cet essai rigoureux et d’une clarté absolue, qui aurait tout aussi bien pu être publié dans une revue universitaire, Haswell montre que l’éliminativisme — l’idée selon laquelle les qualités de l’expérience n’existent pas réellement — contredit non seulement les faits préthéoriques les plus évidents de la nature, mais se contredit également lui-même d’une manière irrémédiable.