Matthew David Segall : L’histoire de la vie, de Platon et Descartes à Darwin et Lovelock

L’enjeu d’adopter une vision relationnelle du monde n’est pas que nous ne soyons pas des individus. C’est qu’être un individu est quelque chose que nous apprenons à faire ensemble. Avant tout, en étant élevés par des parents aimants et au sein de communautés bienveillantes, nous sommes invités à entrer dans ce que nous appelons l’individualité, qui n’est pas quelque chose de séparé du monde, mais une manière d’être en relation avec le monde — et d’atteindre, par la reconnaissance mutuelle, une forme de liberté collective en tant qu’êtres humains et qu’organismes vivants.

Michael Levin et Matthew David Segall : Les esprits en ingression et l’Éros de l’univers

la matière « fait office de sage-femme » pour la vie et l’esprit plutôt qu’elle ne les fabrique paraît également très compatible avec l’idée de Whitehead selon laquelle la physiologie « abrite » et amplifie l’expérience au lieu de la produire. L’organisation corporelle fournit un environnement protégé dans lequel peuvent surgir des occasions d’expérience d’un degré supérieur.

Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : De la résonance morphique au platonisme évolutionniste

Ce dialogue avec Matt Segall, docteur en philosophie et professeur agrégé de philosophie, de cosmologie et d’étude de la conscience au California Institute of Integral Studies, a été enregistré peu après que nous sommes tous deux intervenus lors d’un colloque sur l’âme du monde à l’Université de Cambridge. Nous discutons des points de rencontre entre le récent tournant de Michael Levin vers un platonisme évolutionniste de la forme biologique et la résonance morphique, en évoquant notamment l’ordre impliqué de David Bohm, la théologie du processus de Whitehead et l’approche holistique de Charles Darwin.