Matthew David Segall et Rupert Sheldrake : De la résonance morphique au platonisme évolutionniste

Ce dialogue avec Matt Segall, docteur en philosophie et professeur agrégé de philosophie, de cosmologie et d’étude de la conscience au California Institute of Integral Studies, a été enregistré peu après que nous sommes tous deux intervenus lors d’un colloque sur l’âme du monde à l’Université de Cambridge. Nous discutons des points de rencontre entre le récent tournant de Michael Levin vers un platonisme évolutionniste de la forme biologique et la résonance morphique, en évoquant notamment l’ordre impliqué de David Bohm, la théologie du processus de Whitehead et l’approche holistique de Charles Darwin.

Brian Goodwin : Darwin révisé

Traduction libre À l’occasion du 150e anniversaire de la publication de L’origine des espèces, Brian Goodwin évoque la nécessité de transformer l’évolution darwinienne en une vision libératrice pour le XXIe siècle. Ce que Charles Darwin a offert à ses contemporains en 1859 avec L’origine des espèces, c’est une vision de l’évolution exempte de superstition et de croyance […]

David Edwards : La tête piégée — Descartes, Dawkins, Hobbes, Marx, Mill, Darwin et le mythe de la civilisation occidentale

Traduction libre 24 mai 2023 Descartes a fait la célèbre déclaration suivante : « Cogito ergo sum », c’est-à-dire « Je pense, donc je suis ». Mais une pensée n’a pas de conscience ; c’est un simple paquet d’informations. La phrase « Il fait chaud ici » est comme un télégramme, une note. Le télégramme n’est pas conscient lui-même. En revanche, la pensée passe […]

le Pr Jacques Ruffié : Quelle évolution pour l'homme

L’évolution biologique — si tant est qu’elle puisse nous toucher encore, ne nous prépare aucune ère nouvelle. Nous avons quitté — en grande partie — la prison de l’ADN. Notre domaine se situe ailleurs : la technique et le culturel. C’est ce qui donne aux hommes une place privilégiée dans le monde vivant. Nous sommes conscients et libres d’inventer et d’innover mais aussi de démolir et de détruire. Nous étant affranchi du carcan de l’ADN et de ses programmes rigides, nous avons accédé à la liberté, mais aussi à la responsabilité. Nous n’avons plus comme l’animal, la garantie des comportements innés ; nous pouvons tout perdre et savons désormais que nos cultures sont fragiles et nos civilisations mortelles…