Accueillir par Betty

« Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant de renvoyer les images. » Jean Cocteau BERNARD : Qu’est-ce que c’est, être vulnérable dans l’instant ? Qui accueille dans l’instant ? Accueillir c’est quoi ? BETTY : Accueillir c’est constater l’évidence et la précision de ce qui est là dans l’instant, quelque soit l’interprétation […]

Le présent pour l’être humain par Betty

Il y a trois conditions ou états de conscience chez l’homme – L’homme piégé par les émotions passées : il ne voit pas qu’il est identifié au rêve d’individualité – L’homme conscient de sa condition de rêveur : il se voit être identifié au rêve d’individualité – L’homme en perception directe : la fin de […]

Être est Conscience simultanée par Betty

Conscient que la vie s’exprime à travers un organisme humain unique dans un instant unique, et simultanément conscient du Silence tranquille et immobile, le silence indivisible au-delà des strates de la pensée individuelle et de l’interprétation sensorielle. Cette conscience éternelle, indivisible, est inconcevable pour l’intellect humain. Nous ne pouvons donc pas utiliser notre intelligence limitée […]

La fin du grand mythe II par Carlo Suarès

Mais il faut que le grain meure après seulement qu’il a été jeté dans la terre. S’il mourait avant, écrasé ou desséché, sa mort serait aussi stérile. L’être qui dit « je », ce grain de froment, ne doit pas s’annihiler, mais mourir dans le bon sol, il ne doit pas non plus chercher à devenir gigantesque, à se transformer en une maison, en croyant que les fruits viendront quand il sera devenu aussi gros que le monde. C’est ce que l’on croit habituellement. « Je » croit qu’il peut devenir universel, il veut prier Dieu, il veut trouver Dieu, il veut trouver la Voie et la Vérité, « je » est prêt à tout sauf à mourir dans le bon sol.

L’homme qui se pense par Carlo Suarès

Dans un premier stade, la conscience, encore infantile, est le produit d’une contradiction qui est fort loin de s’être révélée à elle-même. La perception du moi est, nous l’avons vu, d’autant plus intense que le moi ne se présente pas devant lui-même, dans un état réflexif. À l’état d’idée fixe, nous l’avons suivi dans des courses extravagantes, à la recherche de l’impossible, sans qu’il se soit jamais arrêté devant son propre spectacle comme devant un miroir. L’iden­tification de l’être et du moi ne s’est pas encore faite : il y a identifications successives de l’être et d’une série ininter­rompue de pour-moi. La petite fille qui veut une poupée est entièrement conscience de « pour-moi-poupée ». Elle n’a conscience de soi que selon les besoins, les plaisirs, les cha­grins du pour-moi. La poupée se casse, il y a privation, rupture de ce pour-moi : le pour-moi pleure. On lui présente une autre distraction, voici un autre pour-moi, qui rit de voir Guignol, qui est « Guignol ». Il passe de là à être pour-­moi-goûter, et ainsi de suite. Lorsque le pour-moi n’éprouve ni plaisir ni déplaisir ni besoin, il est vide et s’ennuie dans le vague. On doit, sans arrêt, lui présenter quelque objet-d’être, sans quoi il s’abandonne à des rêveries, s’identifie à elles, dans un monde imaginaire qui, selon les cas, a des points de contacts avec la réalité ou n’en a pas. La conscience du rêve éveillé rejoint celle du rêve endormi.

L’inspiration par Hazrat Inayat

Comment vient la révélation? La révélation dépend de la pureté d’esprit. Très souvent un être habile dans le sens mondain n’est pas sage dans le sens de la sagesse. Autre chose est l’intellectualité, autre chose est la sagesse. Toute la connaissance apprise dans les livres et formant un savoir amassé dans l’esprit, n’est pas la sagesse. La lumière de l’intérieur projetée sur cette connaissance et s’unissant à elle, fait une sagesse parfaite. Cette sagesse guide l’homme sur le sentier de la vie, et pas l’intellectualité d’aujourd’hui. L’homme cherche la vérité, mais où veut-il la trouver? Il veut la trouver par sa tête, le cerveau en doit être le médium au lieu du cœur. L’homme aujourd’hui vit dans son cerveau au lieu de vivre dans son cœur. S’il est question de sentiment, il l’appelle sentimentalité. Il vit dans le domaine de l’intellect, de la raison. Mais si on cherche profondément une raison, on trouvera derrière cette première raison une autre raison, et derrière celle-là une autre encore. Plus on y entre profondément et plus on trouvera de raisons…

Pourquoi rêvons-nous ? par le Dr Alain Assailly

Le rêve n’est-il pas, en effet, pour celui qui vit trop exclusivement de raisonnements, un facteur de détente grâce à la part que l’imagination y joue ? Le concept refoule trop facilement l’image qui pourtant est pour lui une servante utile…, même si elle en prend à son aise ! « Ce n’est pas le rêve qui crée l’imagination, nous dit Freud, c’est l’activité imaginative inconsciente qui joue, dans la formation des pensées du rêve, un rôle considérable. » Notre imagination s’y donne libre cours…

L’illumination ou l’œil de l’esprit par Aimé Michel

Comment l’homme est-il devenu, au moins partiellement, maître de ses représentations, c’est ce que nous ignorons. Mais le préhistorien suit au fil du temps la naissance de cette maîtrise, qui fut longue. Ramasser une pierre qui traîne et la tailler, c’est faire aussi bien que le pic épeiche qui taille une pièce de bois pour y caler sa noix et l’attaquer avec son bec. Aller chercher au loin une certaine qualité de pierre pour en faire plusieurs outils qu’ensuite on portera sur soi, cela suppose la représentation libérée qui est le propre de l’homme. Avant d’aller chercher cette pierre, il a fallu imaginer une longue série d’actes sans en faire aucun.

Le monde des rêves par le Docteur Jacques Melaine

Mais en dehors même de leurs attraits du type « science-fiction », le plus important n’est-il pas : d’une part le fait qu’ils sont susceptibles de révéler plus ou moins notre personnalité profonde, d’autre part qu’ils jouent très vraisemblablement des rôles non négligeables et qu’enfin les rêves prémonitoires et les rêves télépathiques sont des réalités.

Essai de classification des rêves par Dr Jacques Melaine

Il est pratiquement impossible de donner une classification des rêves qui soit, même approximativement, rationnelle, précise et complète. Et cependant nous avons pensé que dès notre prise de contact avec nos lecteurs il serait utile d’envisager un mode de classement selon les aspects que présentent les rêves, car cela mettrait un peu de lumière dans ce domaine assez obscur