Adam Jacobs : Comment arrêter de se mentir à soi-même

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Qu’en est-il de l’état de veille ordinaire ? D’une certaine manière, un phénomène similaire est à l’œuvre : votre esprit passe d’un sujet à l’autre, se laisse facilement distraire, demeure généralement peu concentré et, si vous deviez exprimer à voix haute le contenu de vos pensées, celui-ci serait souvent bizarre. Peut-être dormez-vous tout le temps.



Krishnamurti : L’observateur et l’observé

Lorsque je construis une image de vous — ou de n’importe quoi — j’ai la faculté de l’observer. Il y a donc l’image et son observateur. Je vois, par exemple, quelqu’un avec une chemise rouge et ma réaction immédiate est qu’elle me plaît ou qu’elle me déplaît. Ce plaire et déplaire est le résultat de ma culture, de mon éducation, de mes associations, de mes inclinations, de mes caractéristiques acquises ou héritées. C’est de ce centre que j’observe et que j’émets mes jugements, et c’est ainsi que l’observateur se sépare de ce qu’il observe. Mais l’observateur est conscient de plus que d’une seule image : il en crée des milliers. Toutefois, en diffère-t-il ? N’est-il pas, lui-même, une autre image ?


Robert Waldinger : Le raccourci vers le bonheur caché à la vue de tous

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Nous comprenons que les bonnes relations sont en fait des régulateurs d’émotions, et que ce qui se passe, c’est que les bonnes relations impliquent l’échange d’émotions positives qui aident notre corps à rester en équilibre. En fait, des chercheurs ont placé des personnes dans des scanners IRM et ont observé ce qui leur arrivait lorsqu’elles subissaient une procédure médicale stressante. Ils ont constaté que, si elles tenaient la main de quelqu’un, même d’un inconnu, mais certainement d’une personne qu’elles connaissaient, leur corps restait beaucoup plus proche de l’équilibre que si elles subissaient seules la même procédure médicale.


Peter Himmelman : L’IAG et la question de Dieu

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Loin de saper la croyance en Dieu, l’IAG pourrait au contraire l’aiguiser et la renforcer. Elle impose une confrontation avec une vérité inconfortable : sans quelque chose de moralement antérieur à l’intelligence elle-même — quelque chose de transcendant qui rende la vie humaine non négociable —, il n’existe aucune raison cohérente et non arbitraire de préserver l’humanité lorsqu’une alternative plus efficace se présente.


Amira S Arora : L’illumination : une exploration théorique et philosophique au sein de la psychologie

La recherche sur l’illumination soulève de profondes questions éthiques et philosophiques concernant la nature du soi, de l’action et du bien-être. La dissolution des frontières de l’ego remet en question les notions conventionnelles d’identité personnelle et d’autonomie, invitant à reconsidérer la responsabilité morale et l’engagement social. L’intégration des connaissances scientifiques aux traditions de sagesse contemplative peut enrichir les débats philosophiques sur la conscience et l’éthique.


Martin Ratte : L’infini dans nos vies

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Un « objet » se présente dans une dimension infinie s’il se donne en dehors de tout cadre (ou de toute limite). Ainsi, l’infini quantitatif, relatif aux nombres, désigne la suite des nombres lorsqu’on cesse de les encadrer ou de les limiter. Il existe aussi un infini qualitatif. Celui-ci concerne les objets et la vie qui nous sont donnés par nos sens. Ces objets peuvent aussi être pris en dehors de tout cadre, de sorte qu’ils se présentent alors dans ce qu’ils ont d’infini.


Insights sur la régénération III. Discussion avec Krishnamurti

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L’amour implique bien davantage que le mot. Il implique une grande beauté. Il ne réside pas dans la femme que j’aime, mais dans le sentiment même d’aimer, ce qui implique une relation avec la nature, l’amour des étoiles, de la terre, des pierres, du chien errant, de tout cela, et aussi l’amour de ma femme. Si vous le réduisez au désir et à la sensation, si vous l’appelez un mouvement biologique, alors cela devient une affaire sordide. Votre femme vous traite, et vous la traitez, comme une nécessité biologique. Est-ce cela, l’amour ? Je demande donc : le désir, le plaisir, est-ce l’amour ? Le confort sexuel est-ce l’amour ?


Colin Todhunter : Terres volées et aide sociale aux entreprises : l’arnaque mondiale consistant à « nourrir le monde »

Le public se fait « détrousser » deux fois : une fois au bureau des impôts et une autre à la caisse. Dans le même temps, l’État subventionne un troisième « détroussage » : un effondrement de la santé publique financé par le contribuable. En finançant le volume plutôt que la nutrition, le gouvernement paie les entreprises pour fabriquer une crise sanitaire, puis taxe le public pour en traiter les conséquences. Le contribuable finance les calories vides, les marges des supermarchés et les maladies chroniques qui en résultent et dont le coût retombe sur le Service national de santé.


Michael Egnor : Benjamin Libet et la découverte du « libre refus »

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On peut dire que la recherche neuroscientifique la plus intéressante et la plus soutenue sur le libre arbitre a été menée au début des années 1980 par le neurophysiologiste Benjamin Libet (1916-2007). Libet était fasciné par la relation temporelle entre l’activité électrique du cerveau et les pensées. Il voulait savoir ce qui se passe exactement dans le cerveau au moment où nous prenons une décision.