Jean Herbert : L'anatomie psychologique de l'Homme selon Shrî Aurobindo

Shrî Aurobindo est sans doute le psychologue qui a donné les descriptions les plus précises et les plus perspicaces de l’être humain, tant à l’état normal que dans les développements de la personnalité que permet le yoga. Malheureusement pour nous, il n’a jamais rassemblé ses enseignements à ce sujet dans un traité; il faut les chercher dans de très nombreuses lettres, en partie seulement publiées, qu’il a écrites à des disciples pour aider ceux-ci à surmonter des obstacles bien déterminés auxquels ils se heurtaient dans leur sâdhanâ individuelle.

Jean Herbert : Le Non-dualisme de Shankara et l'Occident

Le système philosophique non-dualiste (advaïta), tel qu’il fut exposé en particulier au début de l’ère chrétienne ou même auparavant, par Shankara, est considéré par la plupart des hindous comme le point culminant de la pensée classique indienne. Ce système présente pour l’élite intellectuelle de l’Occident, un attrait considérable; différents groupes « védantiques » le diffusent actuellement avec succès, en particulier dans les universités européennes. Il est donc utile d’examiner de près ce qu’il peut nous apporter, et pour cela il est intéressant de voir d’abord ce qu’il a donné à l’Inde.

Jean Herbert : Fatiha

Le premier texte que nous donnons est la sûra d’ouverture du Coran, la Fâtiha, telle qu’elle a été interprétée et commentée par le maître Abdullah Yasuf Ali dans son édition annotée du Coran publiée pour la première fois à Lahore en 1934 et rééditée en 1947 aux Etats-Unis. Nous nous réservons naturellement de donner, si l’occasion s’en présente, d’autres interprétations de cette même sûra par d’autres maîtres modernes.

Jean Herbert : Narada, Avatar de Vishnou

Les Occidentaux, et ceux qui en Orient leur emboitent le pas, sont enclins à s’enorgueillir de ce qu’ils envisagent maintenant le monde avec les yeux de la « science » et de ce qu’ils ont mis au rebut, pour ce qui concerne la vie pratique, la plupart des conceptions mythologiques, religieuses, philosophiques, qui jadis servaient de guide aux hommes. Ils ne se laissent guère troubler par le fait que la science occidentale n’en est encore qu’à ses premiers bégaiements. La toute récente découverte de l’énergie atomique, loin de nous enorgueillir, aurait dû nous aider à comprendre l’étonnante exiguïté du domaine sur lequel portent actuellement nos connaissances scientifiques. La rapide succession des théories par lesquelles on explique la composition même de la matière n’est pas moins déconcertante que l’ignorance congénitale dans laquelle reste la science en ce qui concerne l’origine et la fin ultime de cette même matière et la nature même de tous les phénomènes et de toutes les substances qui ne relèvent pas du domaine purement matériel sur le plan que nous appelons « ici-bas ».