Brian Fang : La magie de Fourier : comment le temps et l’éternité sont deux facettes d’une même réalité

Dans cet essai remarquablement perspicace, Brian Fang montre que les mathématiques de l’omniprésente transformation de Fourier, qui relie les mots des « événements » et des « fréquences », fournissent une grammaire formelle permettant de comprendre comment la temporalité est une facette de l’éternité, et inversement. Ainsi, ce que nous appelons « le monde » n’est peut-être pas fondamentalement constitué de matière se déployant dans le temps, mais de motifs qui admettent des lectures atemporelles. Cela ne prouve pas l’idéalisme, mais le rend moins étrange. Si l’être peut être pleinement appréhendé en termes structurels, alors peut-être que les constituants ultimes de la réalité ne sont pas des particules en mouvement, mais des motifs intelligibles qui semblent simplement temporels lorsqu’on les observe de l’intérieur.

Krishnamurti : L’observateur et l’observé

Lorsque je construis une image de vous — ou de n’importe quoi — j’ai la faculté de l’observer. Il y a donc l’image et son observateur. Je vois, par exemple, quelqu’un avec une chemise rouge et ma réaction immédiate est qu’elle me plaît ou qu’elle me déplaît. Ce plaire et déplaire est le résultat de ma culture, de mon éducation, de mes associations, de mes inclinations, de mes caractéristiques acquises ou héritées. C’est de ce centre que j’observe et que j’émets mes jugements, et c’est ainsi que l’observateur se sépare de ce qu’il observe. Mais l’observateur est conscient de plus que d’une seule image : il en crée des milliers. Toutefois, en diffère-t-il ? N’est-il pas, lui-même, une autre image ?

La nature de la vie religieuse III. Discussion avec Krishnamurti

La pensée peut-elle être arrêtée, et qui va l’arrêter ? S’il existe une entité capable de l’arrêter, cette entité est soit extérieure au champ de la pensée, soit créée par la pensée elle-même. Je suis un acteur extérieur et je vais l’arrêter. Si cet acteur est extérieur — le ciel, Dieu ou autre — alors cet acteur extérieur est créé par la pensée. Notre problème est donc le suivant : la pensée peut-elle se rendre compte qu’elle est limitée et, étant limitée, se restreindre à une certaine activité dans la vie quotidienne ?

Krishnamurti : L’observateur est le mouvement du passé

Ainsi, il y a en nous-mêmes, cette division, l’observateur et l’observé, qui est dualistique. Vous suivez ? Et nous sommes conditionnés par l’éducation, la culture, et tout ce qui s’en suit, par la religion, la prétendue religion, à maintenir cette division, pour voir Dieu. Vous n’êtes rien. Vous suivez ? À maintenir toute cette division, qui est le corridor des opposés. Et quand il y a ce corridor des opposés, il doit y avoir conflit, effort, entraînement. Donc, il est absolument nécessaire de comprendre qu’il faut qu’il y ait seulement observation, non l’observateur essayant de contrôler, d’avoir la haute main sur l’observation, sur ce qui est observé.

Michael Egnor : La science et l’âme

L’approche de la compréhension du monde et de nous-mêmes qui a été remplacée par le matérialisme était celle de la métaphysique classique. Le penseur et enseignant le plus éminent de cette tradition fut saint Thomas d’Aquin. Suivant Aristote, Thomas écrivait que l’âme humaine possède différents types de facultés. Les puissances végétatives, partagées par les plantes et les animaux, servent à la croissance, à la nutrition et au métabolisme. Les puissances sensibles, partagées avec les animaux, comprennent la perception, les passions et la locomotion. Les puissances végétatives et sensibles sont des facultés matérielles du cerveau. Mais les êtres humains possèdent deux facultés de l’âme qui ne sont pas matérielles — l’intellect et la volonté.

Joan Tollifson : La pratique ludique du oui : Une expérience intéressante

Notre nature essentielle de pure conscience s’abandonne totalement à toute expérience. C’est l’innocence pure, l’ouverture, l’intimité, l’accueil, la sensibilité et la disponibilité, un « oui » inconditionnel à toute expérience telle qu’elle est d’un moment à l’autre, sans jugement ni préférence. – Rupert Spira Une personne que je rencontrais récemment sur Zoom m’a dit qu’elle avait […]

Ola Nilsson : La danse circulaire de l’identité personnelle

2025-02-14 Une brève introduction Ola Nilsson est titulaire d’une maîtrise en philosophie de l’université d’Umeå et d’une licence en sciences juridiques de l’université d’Örebro. Ses principaux domaines d’intérêt sont la métaphysique, la philosophie de l’esprit et la philosophie des sciences. Le philosophe Ola Nilsson est de retour avec une nouvelle expérience de pensée à la […]

Martin Ratte : La non-dualité

Le concept de non-dualité fait couler beaucoup d’encre. Avant de lire un peu sur le sujet, je croyais que ce terme faisait référence à un état d’unité et qu’il s’opposait ainsi à un état d’esprit de division, d’opposition, de séparation. Je m’étais très probablement trompé. Selon certaines traditions indiennes ou bouddhistes, la non-dualité n’est ni […]

Martin Ratte : S’ouvrir au monde

Selon certains, l’Être serait une dimension indépendante, substantielle, immuable, et pour toutes ces raisons, la seule à être réelle, tandis que le monde des sens, changeant, naissant et mourant sans cesse, serait sans substance et donc irréel. Souvent, chez les personnes ayant cette vision des choses, l’expérience de la réalité s’effectuerait en s’abstrayant d’abord de […]

A. A. Adedire : Pourquoi Nietzsche a-t-il rompu avec l’idéalisme de Schopenhauer ?

2024-09-29 Autrefois idéaliste enthousiaste dans la tradition d’Arthur Schopenhauer, Friedrich Nietzsche a rompu avec la philosophie de Schopenhauer. Adebambo Adedire soutient que ce changement a plus à voir avec le rejet ultérieur par Nietzsche du projet métaphysique lui-même qu’avec les particularités de l’idéalisme de Schopenhauer. En effet, Nietzsche devait finalement considérer que l’objectif de comprendre […]