Le zen et la science : La « non-connaissance » selon le Tao par R. G. H. Siu

Ralph Gun Hoy Siu (1917 – 1998) était un chercheur américain distingué. Il était l’auteur de nombreux livres dont The Tao of Science. Dans leurs efforts pour dépasser le monde de l’intellect, les bouddhistes zen ont toujours mis l’accent sur l’importance de l’instantanéité. Il ne devrait pas être permis à la réflexion de freiner la […]

La Personnalité subconsciente par André A. Dumas

(Extrait de La Science de l’Âme, 2e édition. Dervy-Livres 1980) Nous vivons à la surface de notre être. William JAMES Qu’est-ce que le Subconscient ? Notre expérience quotidienne nous permet de constater que ce que nous appelons la conscience psychologique, le conscient, est en quelque sorte une « sélection » d’états mentaux et affectifs, de […]

L’inspiration par Hazrat Inayat

Comment vient la révélation? La révélation dépend de la pureté d’esprit. Très souvent un être habile dans le sens mondain n’est pas sage dans le sens de la sagesse. Autre chose est l’intellectualité, autre chose est la sagesse. Toute la connaissance apprise dans les livres et formant un savoir amassé dans l’esprit, n’est pas la sagesse. La lumière de l’intérieur projetée sur cette connaissance et s’unissant à elle, fait une sagesse parfaite. Cette sagesse guide l’homme sur le sentier de la vie, et pas l’intellectualité d’aujourd’hui. L’homme cherche la vérité, mais où veut-il la trouver? Il veut la trouver par sa tête, le cerveau en doit être le médium au lieu du cœur. L’homme aujourd’hui vit dans son cerveau au lieu de vivre dans son cœur. S’il est question de sentiment, il l’appelle sentimentalité. Il vit dans le domaine de l’intellect, de la raison. Mais si on cherche profondément une raison, on trouvera derrière cette première raison une autre raison, et derrière celle-là une autre encore. Plus on y entre profondément et plus on trouvera de raisons…

L’illumination ou l’œil de l’esprit par Aimé Michel

Comment l’homme est-il devenu, au moins partiellement, maître de ses représentations, c’est ce que nous ignorons. Mais le préhistorien suit au fil du temps la naissance de cette maîtrise, qui fut longue. Ramasser une pierre qui traîne et la tailler, c’est faire aussi bien que le pic épeiche qui taille une pièce de bois pour y caler sa noix et l’attaquer avec son bec. Aller chercher au loin une certaine qualité de pierre pour en faire plusieurs outils qu’ensuite on portera sur soi, cela suppose la représentation libérée qui est le propre de l’homme. Avant d’aller chercher cette pierre, il a fallu imaginer une longue série d’actes sans en faire aucun.

Manas et bouddhi par N. Sri Ram

Le mental qui est en rapport avec la matière est appelé, dans la philosophie hindoue, MANAS ; mais le mental en rapport avec l’esprit est nommé BOUDDHI. C’est un seul mental, une seule conscience, mais avec deux aspects tournés dans deux directions. En général, « Bouddhi » est traduit par « Intuition spirituelle ». C’est la cause spirituelle qui connaît intuitivement. Le mot Bouddhi est apparenté à celui de Bouddha, qui signifie « l’illuminé » ou « éveillé ». Bouddhi donne l’illumination complète. Dans la philosophie hindoue il y a plusieurs systèmes, mais tous font cette distinction fondamentale entre Bouddhi et Manas. Ces deux principes sont toujours inclus dans la constitution de l’homme. La conscience en nous est une, il n’y a pas plusieurs consciences en nous. Mais il y a deux aspects, deux modes d’action de notre conscience.

L’intuition : de l’instinct à la supraconscience par Christine Hardy

Ainsi, en psychologie, le concept d’inconscient collectif posait la première pierre de cette perméabilité intérieure de l’homme à tous les autres humains sur le plan psychique. Mais il reste à percevoir la perméabilité de tout être à tous les autres êtres de l’univers, et ceci à tous les niveaux de l’être: que ce soit biologique, physique, mais aussi psychique, mental et spirituel.

Bergson et la pensée théosophique par May Lorenzini de Buttafoco

Il est probable que le mystique n’analyse pas son état, il ressent simplement le ravissement de la vision qu’il a capté au moment où sa conscience s’est élevée dans les régions supérieures de l’être. Mais il ne sait pas que c’est un état que l’initié peut obtenir à volonté en gravissant sciemment les plans de la vie qui sont perméables pour lui et où sa conscience peut fonctionner aussi bien que son intelligence fonctionne sur le plan de la vie physique.