Peter Russell : Le mécontentement auto-créé

Le mécontentement surgit parce que nous imaginons un manque ou un besoin non comblé. Nous supposons que nous ne pouvons pas être heureux tant que nous n’avons pas ce qui manque. Puis, lorsque nous obtenons ce que nous désirons, ce mécontentement particulier n’existe plus. Nous nous sentons mieux. Mais ce n’est pas l’obtention de l’objet de notre désir qui nous a rendus heureux. Nous nous sentons mieux parce que nous ne créons plus le mécontentement qui venait du fait de ne pas l’avoir.

Peter Russell : Pourquoi la méditation devrait être sans effort

Au cours de mes cinquante années d’enseignement de la méditation, j’ai constaté que le plus grand défi pour les étudiants est de lâcher le contrôle. Ils ne parviennent pas tout à fait à croire qu’ils n’ont vraiment pas besoin d’essayer. Parfois, même les méditants les plus expérimentés, avec des années de pratique, mettent encore un léger effort dans leur pratique. Une fois qu’ils lâchent complètement prise, ils commencent à apprécier à quel point cela peut être sans effort et se retrouvent à plonger plus aisément dans la paix d’un esprit tranquille.

David Edwards : Résister au mal ? — Partie 2

Une grande partie de notre souffrance réside dans notre résistance — c’est le fait même de dire « non » à un sentiment qui nous blesse. Nous ne voulons pas ressentir la douleur ! En plaçant volontairement mon attention sur la douleur, je l’acceptais. Le « non » disparaissait. Je ne résistais plus au « mal ». Et à mesure que cela se produisait, la boule de douleur commençait à s’adoucir, à se transformer — un « pilier de conscience » commençait à apparaître et à absorber le chaos. Finalement, j’ai commencé à ressentir l’« espace » de Tolle — les sensations dans mon cœur sont devenues douces, agréables. Au bout d’une heure environ, peut-être 75 minutes, l’agonie s’est transformée en sentiments d’amour et de félicité.

Judith Sugg : Immobilité (Unbecoming)

Une vieille histoire raconte qu’un étudiant demande à son maître combien de temps il faut pour atteindre l’illumination. Le maître répond : « Cinq ans ». L’étudiant demande : « Et si j’essaie vraiment ? » Le maître répond : « Dix ans ». Dans la terminologie de Klein, le fait de fixer un objectif (une illumination plus rapide) met l’étudiant en mode devenir, dans l’attente de la prochaine expérience, et met ainsi en place le schéma qui perpétue la personnalité.

Joan Tollifson : Turbulences et paix. Trouver sa voie

Traduction libre 5 nov. 2023 La [méditation zen] est radicalement simple… Peu importe ce que vous croyez ou pensez, cette simple pratique qui consiste à s’asseoir en silence et à ressentir le moment présent aura un impact puissant sur votre vie… S’asseoir droit vous place dans une posture de pleine dignité humaine, ce qui en soi […]

Albert Blackburn : L’Illumination

Traduction libre Lorsque l’égocentrisme cesse, il y a une énergie entièrement différente qui crée l’insight, qui apporte l’illumination et le parfum de la compassion. Gabriele Blackburn : Le mot « illumination » est utilisé avec tant de désinvolture de nos jours. Que signifie l’illumination pour toi ? Albert Blackburn : Eh bien, le mot « illumination » suggère un état statique, un […]

Albert Blackburn : Explorer les mondes au-delà de la pensée

Traduction libre À la lumière de la conscience, la pensée cesse et la vie crée un état de pure insight. G : Que veux-tu dire par « explorer les mondes au-delà de la pensée », qui est bien sûr le sous-titre de ton livre, Now-Consciousness ? A : Tu sais, j’ai toujours pensé que c’était un titre […]

Vimala Thakar : La méditation un état d'être

Causerie faite à Calcutta en 1981 Nous sommes réunis ce matin et chacun de nous est conscient de la triste et pitoyable situation dans laquelle ce pays est plongé aujourd’hui. Nous traversons une crise, nous sommes dans l’obscurité. C’est une crise d’identité morale, aussi bien individuelle que collective ; une érosion des valeurs humaines, qu’on […]

le professeur Aziz Lahbalei : Petite et grande guerre sainte

Le mot « islam » lui-même dérive de la racine qui a donné  »salâm » (salut, paix, bonne santé, calme…). Le mot djihâd, lui, vient de  »djuhd » qui signifie effort, tant physique que moral. Un soir, au retour d’une victoire sur leurs adversaires idolâtres, les Musulmans manifestèrent une certaine satisfaction. Mohammed leur lança : « Nous revenons du djihâd mineur, pour entreprendre le vrai djihâd, celui de l’âme. »

Pierre d'Angkor : Les Conditions d'une Paix véritable

Mais elles sont le fait de l’homme et ne sont déchaînées par leurs agents responsables (dictateurs, monarques ou conquérants) que parce qu’elles répondent à un complexe de forces intérieures, à un déterminisme de tendances généralisées dans l’élite ou dans les masses populaires. Toute une gamme de sentiments obscurs, avoués ou dissimulés, tels l’orgueil, l’ambition, la jalousie, la cupidité, etc… fomentent sourdement l’antagonisme entre les races, les classes, les individus et c’est cette psychologie secrète, souterraine, qui détermine finalement les événements mêmes qui ne sont plus dès lors que la traduction matérialisée du psychisme collectif sur le plan physique de notre monde. L’homme récolte la guerre quand il en a laissé fructifier la semence dans son cœur.