Les abords de l’immortalité par Jacques de Marquette

 (Extrait de De l’âme à l’esprit par Jacques de Marquette. Édition Adyar 1958) En se haussant sur les trois sous-plans inférieurs du Mahar Loka ou Monde rationnel, la conscience a atteint le point le plus élevé qui soit accessible aux modes de conscience résultant des activités de la vie incarnée dans les formes. C’est le […]

L’inconcevable subtilité de la conscience par Dominique Casterman

Comment savoir si nos convictions les plus intimes ne sont pas de subtiles croyances en réponse à nos incertitudes, et les peurs qu’elles impliquent ? En d’autres termes, comment faire la part des choses entre les croyances et la réalité ? Comment distinguer le vrai du faux ? Finalement, que savons-nous du réel ? Demandons-nous d’abord si les questions […]

Mécanismes du progrès spirituel par Jacques de Marquette

(Extrait de De l’âme à l’esprit par Jacques de Marquette. Édition Adyar 1958) Après notre très rapide revue des modes de la conscience, des divers milieux où elle s’exerce et des conditions dans lesquelles elle y opère, nous allons examiner les conditions de son élévation le long de ces hiérarchies. Selon la méthode Cartésienne, commençons […]

La légèreté du monde par Dominique Casterman

Nous le savons, tout est relation, le grand univers lui-même n’est pas un empilement de parties élémentaires séparées les unes des autres. Chaque chose en particulier découle des connexions multiples avec l’ensemble et, bien entendu, nous participons de cette unité. L’univers en tant que totalité une peut être considéré comme un organisme vivant dont chaque […]

Le présent pour l’être humain par Betty

Il y a trois conditions ou états de conscience chez l’homme – L’homme piégé par les émotions passées : il ne voit pas qu’il est identifié au rêve d’individualité – L’homme conscient de sa condition de rêveur : il se voit être identifié au rêve d’individualité – L’homme en perception directe : la fin de […]

Questionner l’autorité du passé conditionné par Vimala Thakar

Le 20ème siècle qui se termine a été l’un des siècles les plus turbulents et les plus violents de l’histoire de l’homme. Il y a eu un certain nombre de découvertes et d’événements révolutionnaires dans ce siècle, peut-être dans chaque domaine de la vie sociale, collective et individuelle. Ce siècle a vu deux guerres mondiales. […]

De l’univers à l’homme : l’aventure de la complexification par Hubert Reeves

(Extrait du livre collectif : Les scientifiques parlent, dirigé par Albert Jacquard. Hachette 1987) Certaines découvertes scientifiques ont eu un impact profond sur toute la connaissance. Elles ont influencé notre façon de penser la réalité. Par exemple : la physique de Galilée. Mais les délais sont souvent longs. Il faut d’abord que la donnée nouvelle devienne […]

Sociologie et psychologie par Jacques de Marquette

L’observation nous apprend qu’il y a fort peu de chances pour que nos opérations mentales supérieures nous soient inspirées exclusivement par l’accumulation des pensées les plus élevées des autres humains collectées dans une sorte d’âme supérieure du groupe. En effet, l’expérience maintes fois répétée prouve que l’agglomération des individus en groupes nombreux, loin d’élever la résultante de leurs pensées et de leurs émotions, exerce sur celles-ci une influence dégradante, ravalant les sentiments au niveau commun le plus bas, bien loin de les élever à une qualité inaccessible aux individus séparés.

Physique et perceptions par Jacques De Marquette

Il est donc possible qu’il y ait après la mort du corps comme une sorte de prologue de la mort de l’âme, au cours de laquelle les divers aspects de la vie consciente épuisent les facultés d’actions nouvelles (qu’il ne faut pas confondre avec les mémoires et leurs possibilités de reviviscence) accumulées en elles, comme continue la vitesse acquise d’un navire dont on arrête les hélices en pleine course. Mais ce chant du cygne de l’activité consciente ne saurait durer que quelques semaines, quelques années, quelques décades, ce qui est complètement insignifiant au regard de l’éternité.

Réflexions allant du simple au complexe par Carlo Suarès

Je ne vois pas pourquoi il me faudrait aller chercher tant de religions extraordinaires, au lieu de me rendre compte de la nature de ma pensée. Si le discontinu, la dissociation de l’espace et du temps, se posent à la fois comme objets et comme pensée, je ne vois pas pourquoi la pensée ne pourrait pas se penser elle-même, dans la relation entre les termes dissociés, relation qui n’est autre qu’elle-même. Au lieu de poser ma conscience en bloc, en une entité composée de deux pôles opposés, en face d’une pseudo entité inexistante, dénommée à tort « concept », puisqu’on ne la conçoit pas, dont on veut se persuader qu’elle n’est pas contradictoire dans sa nature, je ne vois pas pourquoi la pensée ne pourrait pas être simplement le témoin, le spectateur de son propre processus.